RCA : Faustin-Archange Touadéra échange avec les chefs de quartier sur la paix et la sécurité

Le président a rencontré ce 14 octobre à Bangui les chefs de quartier de Bangui, Bégoua et Bimbo. Les échanges ont porté sur la paix, la sécurité, la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale.

 

La paix et la sécurité étaient au cœur des échanges entre le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et les chefs de quartier de Bangui, Bégoua et Bimbo. La rencontre s’est tenue ce 14 octobre à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à Bangui, à l’initiative du Conseil des leaders pour la paix et la sécurité en Centrafrique.

Cette concertation vise à placer les responsables de proximité au cœur des efforts de consolidation de la paix et de prévention des conflits. En raison de leur rôle au sein des communautés, les chefs de quartier constituent des interlocuteurs importants pour relayer les préoccupations des populations, prévenir les tensions et favoriser le règlement pacifique des différends.

Les discussions ont également porté sur la cohésion sociale, un enjeu majeur pour préserver le vivre-ensemble et consolider la stabilité en République centrafricaine. La mobilisation des acteurs locaux apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer la confiance entre les populations et les institutions.

Le Conseil des leaders pour la paix et la sécurité en Centrafrique entend favoriser le dialogue avec les autorités et encourager l’implication des responsables communautaires dans la recherche de solutions durables aux défis sécuritaires et sociaux du pays.

RCA : la rentrée scolaire toujours timide à Yaloké et Obo

Entre la présence de jeunes sur les sites miniers et l’absence d’enseignants à leurs postes, le démarrage effectif de l’année scolaire reste difficile dans ces deux localités.

 

En République centrafricaine, la rentrée scolaire du 21 septembre dernier peine à se concrétiser dans certaines localités du pays. À Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, comme à Obo, dans le Haut-Mbomou, la reprise des cours se fait toujours attendre dans plusieurs établissements, malgré le lancement officiel de l’année scolaire.

À Yaloké, l’ambiance reste particulièrement timide dans les établissements scolaires. Plus de trois semaines après la rentrée, la majorité des élèves n’a toujours pas regagné les salles de classe. Selon certains responsables locaux, plusieurs jeunes continuent de fréquenter les sites miniers, au détriment de leur scolarité. Cette situation retarde la reprise effective des activités pédagogiques et suscite des interrogations sur le retour des élèves sur les bancs de l’école.

À Obo, les difficultés sont d’une autre nature. Le démarrage des cours reste compromis dans certains établissements en raison de l’absence d’enseignants affectés dans la localité. D’après les autorités locales, plusieurs d’entre eux n’ont toujours pas rejoint leurs postes, empêchant ainsi les élèves de reprendre normalement le chemin de l’école.

Ces retards mettent en évidence les difficultés auxquelles certaines localités restent confrontées pour assurer une rentrée scolaire effective. Entre la mobilisation des élèves et la présence du personnel enseignant, plusieurs défis doivent encore être relevés pour permettre à tous les enfants de bénéficier pleinement de l’année scolaire 2026-2027.

RCA : plus de 100 camions bloqués sur le corridor Bangui-Douala

Les transporteurs dénoncent les tracasseries policières dont ils s’estiment victimes et refusent de reprendre la route tant que la situation ne sera pas résolue.

 

Le trafic des marchandises est perturbé sur le corridor Bangui-Douala. Depuis plus d’une semaine, plus de 100 camions de transport de marchandises sont bloqués à Garoua-Boulaï, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA). À l’origine de cette situation, le refus des transporteurs de poursuivre leur trajet, en raison des tracasseries policières qu’ils dénoncent du côté centrafricain.

Depuis plusieurs jours, les conducteurs exigent des forces de l’ordre la fin des contrôles abusifs et des pratiques qu’ils jugent contraignantes. Ils conditionnent ainsi la reprise de leurs activités à une amélioration de leurs conditions de circulation sur cet axe routier.

Cette immobilisation de véhicules entraîne des perturbations sur le corridor Bangui-Douala, un axe stratégique pour l’approvisionnement de la République centrafricaine et les échanges commerciaux en Afrique centrale. Une part importante des marchandises destinées au marché centrafricain transite en effet par le port de Douala, au Cameroun, avant d’être acheminée vers Bangui.

La prolongation de ce blocage pourrait compliquer davantage l’acheminement des marchandises et affecter les opérateurs économiques qui dépendent de cet itinéraire.

En attendant une issue à cette situation, les transporteurs maintiennent leur position et réclament des mesures concrètes pour mettre fin aux tracasseries dénoncées. La reprise normale du trafic dépendra notamment de la réponse apportée à leurs revendications.

RCA : 14 milliards de FCFA en jeu, 142 personnes mises en cause aux CMCA

Un audit des Caisses mutuelles de Centrafrique (CMCA) révèle près de 14 milliards de FCFA d’irrégularités liées à de faux crédits et virements. Une plainte a été déposée en justice pour établir les responsabilités des 142 personnes présumées impliquées.

 

Un scandale financier secoue les Caisses mutuelles de Centrafrique (CMCA). Un audit réalisé au sein de cette institution financière a révélé des irrégularités portant sur près de 14 milliards de FCFA, liées notamment à de faux crédits et à des opérations de virements frauduleuses.

Selon l’administrateur provisoire des CMCA, Jacob Mbaïtadjim, le rapport d’audit identifie 142 personnes présumées impliquées dans cette affaire. Le document précise les responsabilités attribuées à chacune ainsi que les montants concernés, permettant ainsi de mieux cerner l’ampleur des irrégularités relevées.

Face à la gravité des faits présumés, une plainte a déjà été déposée auprès de la justice. Cette démarche vise à faire la lumière sur les opérations incriminées, à établir les responsabilités individuelles et à permettre, le cas échéant, la sanction des personnes reconnues coupables.

L’audit a été mené avec l’appui du cabinet international N-Consulting, en collaboration avec les CMCA. Ses conclusions constituent une étape importante dans la recherche des responsabilités et l’examen des mécanismes ayant permis la réalisation de ces opérations financières litigieuses.

Alors que la procédure judiciaire est engagée, les suites de cette affaire devraient permettre de préciser les circonstances de ces irrégularités et les éventuelles défaillances dans les mécanismes de contrôle interne des CMCA.

À ce stade, les personnes citées restent présumées impliquées et leur responsabilité devra être établie par la justice.

Tchad-RCA : un incident armé à la frontière ravive les tensions entre N’Djamena et Bangui

Survenu le 10 octobre à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine, cet incident suscite des tensions diplomatiques entre les deux pays.

 

Les relations entre le Tchad et la République centrafricaine sont de nouveau mises à l’épreuve après un incident armé survenu le 10 octobre dans la zone frontalière. Les deux pays présentent des versions différentes des faits, tandis que les circonstances exactes de l’incident restent à établir.

Selon les autorités tchadiennes, des militaires centrafricains auraient pénétré à Abnabak, dans la province du Salamat, à proximité de Tissi, en territoire tchadien. Cet incident aurait fait plusieurs blessés graves. Face à cette situation, N’Djamena a demandé des explications précises aux autorités centrafricaines.

En réaction, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmed Kogri, a convoqué, dimanche 11 octobre, l’ambassadeur de la République centrafricaine à N’Djamena afin de lui notifier une protestation officielle. Les autorités tchadiennes ont également mis en garde contre toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de leur pays.

N’Djamena dénonce par ailleurs la répétition d’incidents similaires dans cette zone frontalière depuis 2021, une situation qui alimente les inquiétudes quant à la stabilité des relations entre les deux pays voisins.

De son côté, le ministère centrafricain de la Défense affirme que les forces armées centrafricaines ont mené, le 10 octobre, une opération préventive dans la préfecture de la Vakaga, près des frontières avec le Tchad et le Soudan.

Selon la version centrafricaine, cette intervention visait à déjouer une attaque imminente préparée par des groupes armés. Bangui présente ainsi l’opération comme une mesure destinée à prévenir une menace sécuritaire dans cette partie du territoire national.

Toutefois, les informations disponibles ne permettent pas, à ce stade, d’établir précisément le déroulement des événements, ni de déterminer les circonstances dans lesquelles les forces militaires des deux pays auraient été impliquées.

Alors que N’Djamena réclame des explications et dénonce une atteinte à son intégrité territoriale, la clarification des faits apparaît essentielle pour éviter une nouvelle détérioration des relations entre les deux États.

L’évolution de cette affaire dépendra notamment des explications attendues de Bangui et des démarches diplomatiques engagées entre les deux capitales.

RCA : faute de financement, les élections résiduelles reportées à une date ultérieure

Ce contretemps intervient alors que la campagne électorale devait s’ouvrir le 10 octobre pour les élections municipales et régionales partielles.

 

Le processus électoral connaît un nouveau contretemps. Dans un communiqué publié le 9 octobre, l’Autorité nationale des élections a annoncé le report des élections résiduelles, initialement fixées au 25 octobre. Signé par son président, Mathias Barthélemy Morouba, le document met en avant les contraintes financières qui compromettent la poursuite des préparatifs électoraux.

Selon l’institution, les ressources financières indispensables à l’organisation du scrutin n’ont toujours pas été décaissées. Une situation qui empêche l’ANE d’engager plusieurs dépenses essentielles au bon déroulement des opérations électorales.

Parmi les difficultés évoquées figurent notamment l’impossibilité de conclure des contrats avec les fournisseurs chargés de l’impression des bulletins de vote et des autres documents électoraux. Le déploiement des équipes ainsi que la mobilisation des moyens logistiques nécessaires sur le terrain sont également compromis.

Face à ces obstacles, l’institution estime que les conditions matérielles et financières ne sont pas réunies pour maintenir la date du 25 octobre. Elle a donc décidé de reporter le scrutin, sans annoncer de nouvelle échéance pour le moment.

Ce report intervient alors que les préparatifs étaient engagés pour plusieurs consultations électorales. Le calendrier initial prévoyait, du 10 au 23 octobre, la campagne des élections municipales et régionales partielles. Pour le second tour des législatives partielles, la campagne devait se dérouler du 17 au 23 octobre.

L’annonce du report bouleverse ainsi le calendrier établi et contraint les différents acteurs à attendre de nouvelles orientations. Pour les candidats et les formations politiques concernés, cette décision suspend les échéances électorales prévues, tandis que les électeurs devront patienter avant de connaître la nouvelle date du scrutin.

Pour sortir de cette impasse, l’Autorité nationale des élections a saisi le gouvernement afin qu’une réunion urgente du groupe de travail chargé du financement des élections soit organisée.

Cette rencontre devrait permettre d’examiner les difficultés budgétaires, de définir un calendrier précis de décaissement des fonds et de réviser le chronogramme électoral. L’objectif est de réunir les conditions nécessaires à la reprise des préparatifs et à la fixation d’une nouvelle date pour les élections résiduelles.

En attendant l’issue de ces discussions, aucune nouvelle date n’a été annoncée. La tenue de ces scrutins dépendra désormais de la disponibilité des ressources financières et de la capacité de l’institution à reprendre les opérations préparatoires dans des délais compatibles avec les exigences électorales.

RCA : le gouvernement appelle à ne pas suivre l’appel à la ville morte

Face à l’appel des organisations de la société civile à une opération ville morte pour protester contre la hausse des prix des carburants, le gouvernement privilégie le dialogue et invite la population à ne pas suivre ce mot d’ordre.

 

Le gouvernement centrafricain réagit à l’appel des organisations de la société civile à une opération ville morte contre la hausse des prix des carburants. Lors d’une conférence de presse tenue le 8 octobre, son porte-parole, Évariste Ngamana, a exhorté la population à ne pas prendre part à cette initiative.

Face à la contestation suscitée par l’augmentation des prix des carburants, les autorités entendent privilégier la voie du dialogue. Évariste Ngamana a réaffirmé la volonté du gouvernement de recourir aux discussions et aux négociations pour trouver une issue à la situation.

Cet appel intervient alors que des organisations de la société civile haussent le ton contre la hausse des prix des carburants et ses répercussions sur le coût de la vie. Elles entendent mobiliser la population à travers une opération ville morte afin de faire pression sur les autorités et obtenir une révision de la mesure.

Entre les revendications des organisations mobilisées et la volonté du gouvernement de privilégier les négociations, l’évolution de la situation dépendra notamment de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente.

RCA : les commerçants protestent contre un nouveau poste de douane

Pour exprimer leur opposition à cette mesure, ces derniers ont fermé leurs boutiques mercredi 07 octobre 2026.

 

La tension est montée d’un cran dans la ville de Bozoum, où les commerçants manifestent leur désaccord avec l’installation d’un nouveau poste de douane. En signe de protestation, ils ont décidé de fermer leurs boutiques mercredi, paralysant ainsi une partie des activités commerciales.

Cette mobilisation traduit les tensions entre les commerçants et les autorités autour de la mise en place de cette nouvelle structure douanière. Toutefois, les raisons précises de leur opposition, notamment leurs éventuelles préoccupations liées aux conséquences de cette mesure sur leurs activités, n’ont pas été détaillées.

Face à cette situation, les autorités locales ont pris l’initiative d’organiser une rencontre de médiation jeudi. Cette démarche vise à favoriser le dialogue entre les parties concernées et à rechercher un compromis susceptible de mettre fin à la crise.

L’issue de cette concertation pourrait permettre de déterminer les conditions d’installation du nouveau poste de douane et de répondre aux préoccupations des commerçants.

Pour l’heure, aucune information n’a été communiquée sur les conclusions de la rencontre ni sur une éventuelle reprise des activités commerciales. L’évolution des discussions entre les différentes parties sera donc déterminante pour un retour à la normale à Bozoum.

RCA : appel à une ville morte contre la hausse des prix des carburants

Le consortium d’organisations de la société civile et la plateforme « I Gwé » s’opposent à l’augmentation des prix des carburants et dénoncent l’aggravation de la vie chère en République centrafricaine.

 

Lors d’une conférence de presse tenue le 8 octobre à Bangui, les représentants de ces organisations ont appelé le gouvernement à reconsidérer sa décision et à prendre des mesures pour alléger le coût de la vie.

Pour faire entendre leurs revendications, ils invitent la population à observer une journée de ville morte le 12 octobre prochain. Cette mobilisation vise notamment à protester contre la hausse des prix des carburants, jugée préoccupante par ces acteurs de la société civile.

RCA : les producteurs de coton en difficulté

Entre récoltes non évacuées, insuffisance d’intrants et arriérés de paiement, ils appellent à une intervention rapide des autorités et des acteurs de la filière.

 

La filière cotonnière traverse une période difficile dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Lim-Pendé. Les producteurs dénoncent notamment le retard dans l’évacuation de leurs récoltes des campagnes 2024 et 2025, dont une partie reste encore stockée dans plusieurs localités.

Selon les producteurs, près d’une cinquantaine de tonnes de coton cultivées dans les localités de Kodi, Ngaoundaye et Ndim seraient toujours entreposées, faute de moyens d’évacuation. Une situation qui, selon eux, pénalise leurs revenus et compromet la poursuite de leurs activités.

À cette difficulté s’ajoute le manque d’intrants agricoles. Les producteurs déplorent notamment l’insuffisance d’engrais et d’autres produits nécessaires à la production, alors que ces moyens sont indispensables pour améliorer les rendements et maintenir la filière à un niveau satisfaisant.

Les producteurs réclament également le règlement de leurs arriérés, qu’ils estiment à plus de 30 millions de francs CFA. Ils souhaitent que ces sommes soient rapidement versées afin de pouvoir honorer leurs engagements et préparer les prochaines campagnes agricoles.

Face à ces difficultés, les acteurs de la filière appellent à des mesures concrètes pour accélérer l’évacuation du coton, garantir la disponibilité des intrants et apurer les dettes dues aux producteurs. Pour eux, la résolution de ces problèmes est essentielle à la relance durable de la production cotonnière dans ces deux préfectures du nord-ouest de la République centrafricaine.