RCA : près de 3 000 enfants ciblés par une campagne de soins gratuits

La Fondation Tina Touadéra a lancé, samedi 29 août à Bangui, la 6ᵉ édition de sa clinique mobile. Déployée jusqu’au 31 août, l’initiative entend offrir gratuitement des soins à près de 3 000 enfants âgés de 0 à 18 ans, dans la capitale et plusieurs localités de l’intérieur du pays.

 

Près de 3 000 enfants âgés de 0 à 18 ans, sont au cœur de la 6ᵉ édition de la clinique mobile organisée par la Fondation Tina Touadéra. Lancée le 29 août 2026 à l’Omnisports de Bangui, cette campagne humanitaire vise à rapprocher les services de santé des populations les plus vulnérables.

Le président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadéra, a honoré de sa présence la cérémonie de lancement de cette initiative qui se poursuit jusqu’à ce lundi 31 août. La Fondation entend à travers cette campagne apporter une réponse concrète aux difficultés d’accès aux soins auxquelles sont confrontées certaines familles, notamment celles disposant de ressources limitées.

Pendant trois jours, les bénéficiaires peuvent accéder gratuitement à différentes prestations médicales, notamment des consultations, mais aussi à des conseils en matière de prévention et de sensibilisation à la santé. L’objectif est également de favoriser une meilleure prise en charge précoce des problèmes de santé chez les enfants et les adolescents.

Au-delà de Bangui, la clinique mobile doit également sillonner plusieurs localités de l’intérieur du pays, afin d’élargir la portée de cette opération et de toucher davantage d’enfants.

RCA : À Bangui, 50 hectares pour restaurer le couvert végétal

À l’occasion de la Semaine nationale de l’arbre et des forêts, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a participé, jeudi 27 août, à une vaste opération de planting d’arbres sur la colline de Bas-Oubangui, dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui.

 

La mobilisation se poursuit sur la colline de Bas-Oubangui. Dans le cadre de la Semaine nationale de l’arbre et des forêts (SNAF), le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a pris part, jeudi 27 août, à une opération de planting d’arbres sur le site situé du côté de Belle-Vue, dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui.

Placée sous le thème « L’arbre est un moteur de vie, planter un arbre est synonyme de prolonger la vie de l’homme sur terre », cette campagne entend renforcer la sensibilisation à la préservation de l’environnement et à la restauration des espaces dégradés.

L’opération engagée sur la colline de Bas-Oubangui couvre une superficie de 50 hectares. Elle vise notamment à contribuer à la lutte contre la déforestation, à restaurer le couvert végétal et à soutenir les efforts des pouvoirs publics en faveur de la protection de la flore.

Au-delà du planting, cette initiative constitue également un appel à la responsabilité collective face aux enjeux environnementaux. La restauration du couvert végétal apparaît en effet comme un levier important pour préserver les sols, favoriser la biodiversité et améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Le lancement officiel de la campagne sur le site de Bas-Oubangui avait été effectué lundi dernier par le Premier ministre, Félix Moloua, en présence du ministre des Eaux et Forêts, Gervais Mbata. La participation des différentes institutions à cette campagne traduit ainsi la volonté des autorités de faire de la protection des ressources forestières une responsabilité partagée.

RCA : le gouvernement clarifie la situation autour du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé

À la suite des déclarations de l’ancien Premier ministre et député Anicet-Georges Dologuélé concernant son passeport, le gouvernement entend apporter des éclaircissements sur le cadre juridique et institutionnel qui encadre cette question.

 

Le gouvernement centrafricain réagit aux récentes déclarations d’Anicet-Georges Dologuélé au sujet de son passeport. Dans un communiqué, l’exécutif annonce des « clarifications nécessaires » sur les aspects juridiques et institutionnels de cette affaire, alors que le sujet suscite des réactions dans l’opinion.

Ces précisions ont été annoncées par le ministre d’État chargé de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse consacrée à cette question.

Pour l’exécutif, le débat autour du passeport de l’opposant doit être replacé dans le respect des textes en vigueur et des institutions de la République. Le gouvernement insiste ainsi sur la primauté du droit dans le traitement de cette affaire.

« La République, c’est le respect de la loi, des institutions et de l’État de droit », rappelle le gouvernement, qui entend ainsi répondre aux interrogations soulevées par les déclarations de l’ancien candidat à la présidentielle.

Cette sortie intervient quelques jours après les protestations d’Anicet-Georges Dologuélé, qui avait dénoncé le refus des autorités centrafricaines de lui délivrer un passeport. Le député avait fait part de son incompréhension face à cette situation et demandé des explications.

L’exécutif centrafricain souhaite donc apporter sa lecture juridique de la procédure et préciser les responsabilités des différentes institutions concernées. Le gouvernement affirme que la question doit être examinée à la lumière des dispositions légales et non dans le cadre d’une polémique politique.

RCA-Haut-Mbomou : 70 femmes parmi 300 bénéficiaires du programme CVR 9

À Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, 300 ex-combattants et jeunes à risque, dont 70 femmes, prennent part depuis le 25 août au 9e Programme de réduction des violences communautaires (CVR 9), mis en œuvre par la MINUSCA.

 

Après avoir volontairement déposé leurs armes, les bénéficiaires ont suivi, en juillet, une formation sur la citoyenneté et le respect des institutions. Cette étape doit faciliter leur réinsertion sociale et préparer leur retour à une vie professionnelle stable.

Les 70 femmes engagées dans cette initiative, aux côtés des autres participants, bénéficieront prochainement de formations professionnelles dans plusieurs secteurs, notamment la couture, la menuiserie, la maçonnerie, la soudure et l’agriculture.

À travers ces formations, le programme entend renforcer les compétences des bénéficiaires et favoriser leur autonomie financière. L’objectif est également de réduire leur vulnérabilité et de leur offrir des perspectives économiques durables.

Mis en œuvre dans le cadre de l’appui de la MINUSCA au programme national de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), le CVR vise aussi à renforcer la cohésion sociale. Les projets développés à Obo doivent ainsi contribuer au dialogue entre les communautés et à la consolidation de la paix dans le Haut-Mbomou.

RCA-SOCATEL : un nouveau préavis de grève agite les télécommunications

Le Syndicat du personnel de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a déposé, le 25 août, un préavis de grève de trois jours auprès de la direction générale. Les travailleurs dénoncent notamment le non-paiement de certaines primes liées à leurs avancements professionnels.

 

Le climat social se tend à nouveau au sein de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL). Le syndicat du personnel de l’entreprise a remis, mardi 25 août, un préavis de grève de trois jours à la direction générale, faisant planer la menace d’une nouvelle paralysie des activités.

Au cœur des revendications figurent notamment les primes liées aux avancements professionnels. Pour les représentants des travailleurs, ces avantages doivent être régulièrement pris en compte et payés conformément aux engagements pris à l’égard du personnel.

Cette nouvelle menace de débrayage intervient alors que les relations entre les travailleurs et la direction de l’entreprise restent marquées par plusieurs revendications sociales. Le syndicat entend ainsi faire pression sur la direction afin d’obtenir des réponses concrètes à ses préoccupations.

Le personnel de la SOCATEL à travers ce préavis, donne donc un délai à la direction générale pour tenter de trouver une issue négociée au différend. À défaut d’un accord, les travailleurs pourraient observer trois jours de grève, avec des conséquences potentielles sur le fonctionnement de l’entreprise et, plus largement, sur la fourniture de certains services de télécommunications.

Pour l’heure, l’enjeu est d’éviter une nouvelle crise sociale au sein de la société. Des discussions entre les deux parties pourraient permettre de désamorcer la situation et de parvenir à un règlement des revendications avant l’entrée en vigueur de la grève.

RCA : Abdoulaye Miskine face à la justice tchadienne après sept ans de détention

L’ancien chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine comparaît ce 26 août devant la justice tchadienne à N’Djamena.

 

De son vrai nom Martin Koumtamadji, Abdoulaye Miskine répond devant la justice tchadienne de plusieurs chefs d’accusation, dont assassinats, viols et participation à des mouvements insurrectionnels. L’ancien chef rebelle centrafricain est poursuivi pour des faits qui remontent aux années de violences ayant secoué la République centrafricaine et ses zones frontalières.

L’ouverture du procès, ce 26 août à N’Djamena, intervient après une longue période de détention préventive. Pendant sept ans, l’accusé a été maintenu en détention avant de comparaître devant les juges, une situation que sa défense considère comme particulièrement préoccupante.

Les avocats d’Abdoulaye Miskine contestent fermement les accusations portées contre leur client. Ils estiment que la procédure serait davantage motivée par des considérations politiques que par la recherche de la vérité judiciaire.

La défense plaide ainsi pour un acquittement pur et simple, rejetant les faits reprochés à l’ancien chef rebelle. Pour ses conseils, le procès doit permettre d’établir clairement les responsabilités individuelles et de distinguer les accusations étayées par des preuves des considérations liées au contexte politique et militaire de l’époque.

Face à ces arguments, l’accusation devra présenter les éléments sur lesquels reposent les différents chefs d’accusation. Le tribunal devra notamment déterminer la responsabilité personnelle de Martin Koumtamadji dans les crimes qui lui sont reprochés.

RCA : la Douane mise sur la formation pour accroître les recettes

Les agents de la Douane affectés au Terminal 1 ont été formés, mardi 25 août 2026, aux procédures de contrôle et de dédouanement des marchandises.

 

Inspecteurs-vérificateurs et agents d’exécution du Terminal 1 ont été réunis autour de plusieurs modules consacrés aux opérations douanières. Au programme, lotissement et dénombrement des marchandises, procédures d’exonérations douanières, facilitation des échanges et détermination des infractions douanières.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Directeur général adjoint par intérim, Israël Bengba-Leguele, a insisté sur les nouvelles exigences liées à la mise en service des différentes structures de la plateforme du Port sec de PK26. Désormais, les opérations de dédouanement doivent être réalisées directement sur le site, aussi bien par les inspecteurs chargés de la visite que par les agents d’exécution.

Le dépôt aménagé sur la plateforme doit notamment permettre aux agents de finaliser les dossiers déclaratifs avant la mise à disposition des marchandises aux opérateurs économiques. La plateforme dispose, en outre, d’un scanner neuf destiné à renforcer le contrôle et l’identification des marchandises contenues dans les conteneurs.

Pour la Direction générale des Douanes, le renforcement du contrôle des marchandises constitue un levier important dans l’amélioration des recettes. Une attention particulière est ainsi accordée au dénombrement, afin de garantir une taxation plus juste et de limiter les risques de sous-évaluation ou de mauvaise déclaration.

Cette priorité avait déjà été soulignée lundi 24 août par le Directeur général des Douanes, Frédéric Théodore Inamo, lors d’une réunion d’évaluation et de fixation des objectifs avec les receveurs adjoints. La montée en compétences des agents intervenant en première ligne apparaît dès lors comme un préalable à l’atteinte de ces objectifs.

Au cours de la session, le module consacré au lotissement et au dénombrement des marchandises en vrac a été animé par le colonel Grekonzi Jean-Claude, formateur permanent de l’École inter-États des Douanes. Le chef de service des exonérations, Ngaitaïm Soukou Valentin, a pour sa part présenté les procédures relatives aux exonérations douanières, ainsi que des thématiques portant sur la facilitation des échanges et les infractions douanières.

Cette première session concernait les inspecteurs-vérificateurs et les agents d’exécution du Terminal 1. Le programme de renforcement des capacités se poursuivra jeudi 27 août avec les agents de la Recette du Terminal 2, qui seront formés sur les mêmes modules.

RCA : Dologuélé dénonce un « acharnement personnel »

Le refus de délivrer un passeport à Anicet Georges Dologuélé continue d’alimenter la controverse. Le député de Bocaranga 1 et chef de file de l’opposition dénonce une décision qu’il juge attentatoire à ses droits de citoyen et de parlementaire.

 

Le bras de fer se poursuit entre Anicet Georges Dologuélé et les autorités centrafricaines autour de la délivrance de son passeport. Alors que la présidence de la République vient de réaffirmer, lors d’une conférence de presse, que l’obtention de ce document est soumise à une demande préalable devant être accordée par le président de la République, l’opposant monte une nouvelle fois au créneau.

Pour le député de Bocaranga 1, cette exigence constitue une mesure injustifiée à son encontre. Il y voit surtout une forme d’acharnement personnel, estimant que son statut de citoyen centrafricain lui confère le droit de disposer des documents administratifs nécessaires à l’exercice de ses libertés.

Au-delà de sa situation personnelle, Anicet Georges Dologuélé considère que cette affaire pose une question plus large sur le respect des droits et libertés publiques. En tant que parlementaire et figure majeure de l’opposition, il estime ne pas devoir être soumis à un traitement particulier en matière de délivrance des documents administratifs.

La présidence, de son côté, maintient sa position. La conférence de presse organisée récemment a permis de rappeler que la délivrance du passeport reste conditionnée à une autorisation préalable du chef de l’État. Une position qui ne convainc pas le responsable de l’opposition, lequel continue de contester le bien-fondé de cette procédure.

Cette nouvelle passe d’armes intervient dans un contexte politique où les relations entre pouvoir et opposition demeurent sensibles. Pour Dologuélé, le refus de lui délivrer un passeport ne relève donc plus d’une simple démarche administrative, mais s’apparente à une restriction de ses droits.

RCA : 100 logements sociaux en construction à Samba

Le projet, financé par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et mis en œuvre par l’ONG Nourrir, vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations de la commune de Bimbo.

 

Les travaux de construction de 100 logements sociaux ont officiellement démarré le 21 août à Samba, dans la commune de Bimbo. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence de la ministre de l’Action humanitaire, marquant le lancement concret d’un projet destiné à répondre aux besoins en logements des populations vulnérables.

Financé par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le projet est exécuté par l’ONG Nourrir. Il bénéficie d’un terrain de 100 hectares mis à disposition par le gouvernement centrafricain pour permettre la réalisation de ces infrastructures.

Les partenaires entendent apporter une réponse concrète aux difficultés d’accès à un logement décent, tout en favorisant l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires. La construction de ces logements s’inscrit ainsi dans une dynamique de soutien aux populations confrontées aux effets des déplacements et de la précarité.

La mise à disposition du site par l’État traduit, par ailleurs, la volonté des autorités centrafricaines de faciliter la mobilisation du foncier nécessaire à la réalisation de projets sociaux. L’intervention du HCR et de l’ONG Nourrir vient compléter cet engagement à travers le financement et la mise en œuvre des travaux.

Au-delà de la construction des logements, le projet devrait contribuer à la structuration progressive de la zone de Samba et à l’amélioration du cadre de vie de ses futurs occupants. Le démarrage des travaux constitue ainsi une nouvelle étape dans les efforts engagés pour renforcer l’accès au logement social en République centrafricaine.

 

RCA : la BAD et le ministère du Travail renforcent leur partenariat en faveur de la jeunesse

La ministre en charge du Travail, Annie Michelle Mouanga, a reçu en audience, ce lundi matin, Mamadou Coulibaly, représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Au cœur de cette rencontre figurent les initiatives destinées à renforcer les capacités des jeunes Centrafricains et à favoriser leur insertion dans la vie active. La promotion de l’entrepreneuriat, le développement des compétences professionnelles et l’amélioration de l’employabilité constituent ainsi les principaux axes évoqués au cours des discussions.

Pour le ministère du Travail comme pour la BAD, l’accompagnement de la jeunesse représente un levier essentiel du développement économique et social de la République centrafricaine. À travers le renforcement des compétences et la création de meilleures opportunités d’insertion professionnelle, les deux parties entendent favoriser l’autonomisation des jeunes et leur permettre de contribuer davantage à la dynamique économique nationale.

Cette collaboration s’inscrit dans la volonté de soutenir les actions en faveur du capital humain, en mettant l’accent sur une jeunesse mieux formée, plus autonome et davantage préparée à répondre aux besoins du marché du travail.

Au-delà de la question de l’emploi, les échanges entre la ministre Annie Michelle Mouanga et le représentant pays de la BAD traduisent ainsi l’importance accordée au développement des ressources humaines comme moteur de la transformation économique et sociale du pays.