RCA : Bossangoa sous le choc après de pluies meurtrières

Dans la nuit du 27 avril, des précipitations d’une rare intensité se sont abattues sur la ville, plongeant plusieurs quartiers dans la désolation.

 

Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, s’est réveillée endeuillée ce mardi 28 avril 2026, au lendemain de fortes pluies qui ont provoqué d’importants dégâts matériels et humains. Le bilan provisoire fait état de deux enfants, issus d’une même famille, qui ont tragiquement perdu la vie à la suite de l’effondrement de leur habitation. Selon des témoignages recueillis sur place, la pluie, accompagnée de vents violents, a fragilisé de nombreuses constructions précaires, entraînant l’écroulement de plusieurs maisons.

Au total, une dizaine d’habitations ont été détruites ou gravement endommagées, laissant plusieurs familles sans abri. Des biens matériels ont également été emportés par les eaux, aggravant la détresse des sinistrés déjà confrontés à des conditions de vie difficiles.

Face à cette situation, les autorités locales, appuyées par des volontaires et des riverains, se sont mobilisées pour porter assistance aux victimes. Des opérations de déblaiement ont été engagées afin de retrouver d’éventuels survivants et sécuriser les zones à risque. Une évaluation plus approfondie des dégâts est en cours pour envisager une réponse humanitaire adaptée.

Ce drame remet en lumière la vulnérabilité des habitations face aux aléas climatiques dans cette région, où les infrastructures restent fragiles. Il relance également le débat sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention et d’urbanisation, afin de limiter les conséquences de tels phénomènes météorologiques.

RCA-Sakaï 2 : Faustin-Archange Touadéra lance le premier panneau du parc solaire

Le Président de la République, a procédé, ce lundi 27 avril 2026, à la pose du tout premier panneau solaire du parc photovoltaïque de Sakaï 2.

 

La cérémonie, organisée sur le site du projet dans la commune de Bimbo, s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, ainsi que le ministre conseiller en charge des Grands Travaux et des Investissements stratégiques à la Présidence, Pascal Bida Koyagbele. Des cadres de l’ENERCA, les autorités locales et de nombreux habitants ont également pris part à l’événement.

Financé et mis en œuvre par la société émiratie Global South Utilities Power, le projet s’étend sur une superficie de 150 hectares. En posant ce premier panneau, le Chef de l’État a salué l’importance stratégique de cette infrastructure énergétique, appelée à améliorer significativement la stabilité du réseau électrique national.

Selon le Président Touadéra, ce parc solaire contribuera à réduire les coupures récurrentes d’électricité, à élargir l’accès à l’énergie pour des milliers de foyers et à soutenir le développement des activités économiques et industrielles du pays. Il a également exprimé sa reconnaissance envers les partenaires et les entreprises impliquées, tout en les exhortant à respecter les délais pour une livraison prévue en mai prochain.

Au-delà de la pose symbolique, cette visite a permis au Chef de l’État de parcourir les installations du site, notamment la base de vie du personnel de GSU, témoignant de l’avancement global des travaux.

D’un coût estimé à 90 millions de dollars, le projet de Sakaï 2 s’inscrit dans le cadre des accords de coopération énergétique conclus entre la République centrafricaine et les Émirats arabes unis.

RCA-Recensement : 96 % du territoire couvert

L’annonce a été faite vendredi 24 avril à Bangui, au cours d’un point de presse animé par le directeur général l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES).

 

Lors d’un point de presse tenu le 24 avril à Bangui, le directeur général de l’institution, Bienvenu Ali, a annoncé un taux de couverture provisoire de 96 % de l’ensemble du territoire national. Selon les responsables de l’ICASEES, cette performance résulte d’une organisation rigoureuse, du déploiement efficace des agents recenseurs, ainsi que de la collaboration des populations locales. Malgré les défis logistiques et sécuritaires rencontrés dans certaines zones, les opérations ont pu être menées à bien dans la quasi-totalité des préfectures.

Ce quatrième recensement constitue un outil stratégique pour les autorités centrafricaines et leurs partenaires. Les données collectées permettront d’orienter les politiques publiques, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’aménagement du territoire et du développement économique et social.

L’ICASEES a par ailleurs précisé que les résultats définitifs feront l’objet d’analyses approfondies avant leur publication officielle dans les prochains mois. En attendant, cette couverture de 96 % est déjà perçue comme un indicateur encourageant de la fiabilité et de la représentativité des données en cours de traitement.

RCA : une journée électorale maîtrisée et sans incidents majeurs

Dimanche 26 avril 2026, les élections régionales partielles se sont globalement déroulées dans le calme et la discipline.

 

Dès l’ouverture des bureaux de vote à 6 heures précises, une affluence progressive a été constatée dans plusieurs centres. Tout au long de la journée, le flux des votants est resté constant, avec des pics de fréquentation observés en milieu de matinée et en début d’après-midi. Cette participation, jugée satisfaisante par plusieurs observateurs, témoigne de l’intérêt des populations pour ces consultations locales.

Sur le plan organisationnel, le scrutin s’est déroulé dans des conditions globalement satisfaisantes. Le matériel électoral était disponible dans la majorité des bureaux, et les agents électoraux ont assuré le bon déroulement des opérations de vote. Quelques retards mineurs et difficultés logistiques ont été signalés dans certaines localités, sans toutefois perturber significativement le processus.

La présence des forces de sécurité, à la fois discrète et efficace, a contribué à maintenir l’ordre et à prévenir tout débordement. Aucun incident majeur n’a été enregistré au cours de la journée, renforçant le climat de sérénité observé sur l’ensemble du périmètre électoral.

En fin de journée, la fermeture des bureaux de vote est intervenue conformément aux horaires établis, laissant place aux opérations de dépouillement. Celles-ci se sont engagées dans le respect des procédures, sous l’œil attentif des représentants des candidats et des observateurs.

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Trafic d’ossements humains à Bangui : un suspect interpellé par la police

La Police nationale a mené, ce 24 avril 2026, une opération dans le 9ᵉ arrondissement de Bangui, aboutissant à l’arrestation d’un individu soupçonné d’être impliqué dans un trafic d’ossements humains.

 

L’opération a été conduite par les éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme de Gbangoûma, avec l’appui de l’OCRB central. Grâce à un travail de renseignement et à une coordination, les forces de l’ordre ont pu localiser et interpeller le suspect dans le quartier Cité Kodjo, identifié comme un point stratégique dans cette affaire.

Selon des sources sécuritaires, cette arrestation s’inscrit dans une série d’actions visant à démanteler des réseaux criminels opérant dans l’ombre, notamment dans le trafic d’ossements humains, un phénomène aux ramifications souvent transnationales et aux motivations diverses, allant de pratiques mystiques à des activités criminelles organisées.

Pour les besoins de l’enquête, et dans le souci de préserver la rigueur de la procédure, le suspect — dont l’identité n’a pas été révélée — sera transféré à la Direction des Services de Police Judiciaire, juridiction compétente pour la suite des investigations. Les autorités entendent faire toute la lumière sur cette affaire et déterminer l’ampleur réelle du réseau.

Cette interpellation illustre la détermination de la Police nationale centrafricaine à lutter contre les formes les plus graves de criminalité. Elle envoie également un signal fort aux éventuels trafiquants et complices : aucune activité illégale ne restera impunie.

Les enquêtes se poursuivent activement afin d’identifier d’éventuels complices et de remonter les filières impliquées dans ce trafic. Les autorités appellent par ailleurs la population à la vigilance et à la collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour endiguer ce type de criminalité et préserver l’ordre public.

RCA : suspension des kits Starlink importés illégalement, l’État appelle à la régularisation

Dans une décision rendue publique, le ministère de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications annonce la suspension immédiate de tous les kits Starlink importés illégalement sur le territoire national.

 

Cette mesure vise à encadrer un marché en pleine expansion, marqué ces derniers mois par une prolifération d’équipements non homologués. En permettant un accès rapide à Internet via satellite, Starlink, service développé par SpaceX, a séduit de nombreux utilisateurs en Centrafrique, notamment dans les zones où les infrastructures classiques restent limitées. Toutefois, cette adoption s’est parfois faite en dehors du cadre réglementaire en vigueur.

Face à cette situation, les autorités entendent rétablir l’ordre et garantir une utilisation conforme aux normes nationales. Le ministère invite ainsi tous les détenteurs de kits concernés à se rapprocher de Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) afin d’engager les démarches d’homologation nécessaires. Cette procédure permettra non seulement de régulariser les équipements, mais aussi d’assurer leur conformité technique et leur intégration dans l’écosystème national des télécommunications.

Au-delà de l’aspect réglementaire, cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de sécurisation du secteur numérique. Les autorités souhaitent notamment mieux contrôler les flux de données, prévenir d’éventuelles interférences et protéger les utilisateurs contre les risques liés à des installations non certifiées.

RCA : Faustin Archange Touadéra inaugure un collège à Bohong

Le Président de la République a effectué, mercredi 22 avril 2026, une visite officielle dans la commune de Bohong située à environ 70 kilomètres de Bocaranga.

 

Accompagné du Président de l’Assemblée nationale, Mathieu Simplice Sarandji, du Premier ministre Félix Moloua, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et du cabinet présidentiel, le Chef de l’État a été accueilli par les autorités locales et une population mobilisée pour l’occasion.

La cérémonie officielle a débuté par la levée des couleurs suivie de l’exécution de l’hymne national. Prenant la parole, le maire de Bohong, Gayi Jonas, a exprimé la reconnaissance des habitants pour la construction de cet établissement scolaire et la réalisation de forages, tout en formulant plusieurs doléances, notamment l’érection de Bohong en sous-préfecture, la reconstruction de la brigade de gendarmerie et la résolution des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs.

Dans son allocution, le Président Faustin Archange Touadéra a exprimé sa satisfaction d’être au contact direct des populations de Bohong. Il a remercié les habitants pour leur soutien lors de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et a réaffirmé sa volonté de poursuivre son action au service de la nation, dans un esprit d’unité, de patriotisme et de foi.

Insistant sur le rôle déterminant de l’éducation dans le développement du pays, le Chef de l’État a exhorté les parents à scolariser leurs enfants, en particulier les jeunes filles. « L’avenir de la République centrafricaine repose sur l’éducation », a-t-il déclaré, tout en appelant à un accompagnement accru des enseignants.

Le Président de la République a également mis en garde la population contre les « vendeurs d’illusions », tout en rassurant sur les efforts du gouvernement pour renforcer la sécurité et apaiser les tensions entre agriculteurs et éleveurs, deux piliers de l’économie nationale.

La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban symbolique, consacrant l’inauguration officielle du Collège Faustin Archange Touadéra de Bohong, suivie d’un bain de foule avec les élèves venus nombreux saluer le Chef de l’État.

RCA : Bouar confronté à la pénurie d’eau potable

Dans cette grande ville du nord-ouest de la République centrafricaine, l’accès à l’eau potable devient chaque jour un peu plus difficile.

 

Dès les premières heures de la matinée, les files s’allongent autour des rares points d’eau encore fonctionnels. Bidons jaunes à la main, femmes, enfants et personnes âgées patientent pendant des heures dans l’espoir de remplir quelques litres d’eau. Une routine devenue pesante, voire inquiétante.

Pourtant, Bouar n’est pas totalement dépourvue d’infrastructures. La Société de distribution d’eau (SODECA) et l’Agence nationale d’eau et d’assainissement sont bel et bien implantées dans la ville. Mais sur le terrain, leur présence peine à se traduire en service régulier.

Coupures répétées, installations vieillissantes, manque d’entretien ou encore capacités de production insuffisantes : les causes de cette pénurie sont multiples. Résultat, de nombreux quartiers restent des jours, parfois des semaines, sans la moindre goutte d’eau potable.

Face à cette situation, les habitants n’ont d’autre choix que de se tourner vers des sources alternatives : puits traditionnels, rivières ou forages non contrôlés. Des solutions souvent précaires, voire dangereuses pour la santé.

Pour beaucoup, il ne s’agit plus seulement d’un problème technique, mais d’une question de dignité et de droit fondamental.

RCA-Procès « Bossembélé » : la Cour pénale spéciale fixe l’ouverture au 16 juin 2026

Un dossier emblématique qui met en cause plusieurs hauts responsables militaires et politiques centrafricains pour des faits qualifiés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

La chambre d’assises de la Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé, mardi 21 avril, l’ouverture de son sixième procès. Prévu pour le 16 juin 2026, il portera sur l’affaire dite « Bossembélé ». Selon le communiqué officiel, le parquet spécial et les parties civiles s’opposeront à quatre accusés : François Bozizé Yangouvonda, ancien président de la République, Eugène Barret Ngaïkoisset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy. Ils sont poursuivis pour meurtre, emprisonnement et autres formes graves de privation de liberté, des faits qui auraient été commis entre 2009 et 2013 à Bangui, Bouar et Bossembélé, dans un contexte marqué par de profondes tensions politico-militaires.

Les charges retenues s’inscrivent dans la compétence de la CPS, juridiction hybride mise en place pour juger les violations graves des droits humains perpétrées sur le territoire centrafricain depuis 2003. Le dossier « Bossembélé » concerne des exactions présumées visant des civils, dans une période de forte instabilité ayant précédé et accompagné la chute du régime Bozizé en 2013.

Le parquet spécial entend démontrer la responsabilité pénale individuelle des accusés dans la commission de ces crimes, tandis que les parties civiles, représentant les victimes, espèrent voir reconnaître les souffrances endurées et obtenir réparation.

Bozizé jugé par contumace ?

Point notable de cette procédure : François Bozizé, qui vit en exil et fait déjà l’objet de poursuites internationales, pourrait être jugé par contumace s’il ne comparaît pas devant la Cour. Une telle éventualité marquerait un tournant judiciaire majeur, l’ancien chef de l’État devenant l’un des plus hauts responsables centrafricains à être jugé par la CPS.

Les trois autres accusés devront également répondre des faits qui leur sont reprochés, dans un procès qui s’annonce long et sensible, au regard des enjeux politiques et mémoriels qu’il soulève.

Ce sixième procès constitue une étape supplémentaire dans le processus de lutte contre l’impunité en République centrafricaine. Depuis sa création, la CPS s’efforce de traduire en justice les auteurs présumés de crimes graves, indépendamment de leur rang ou de leur affiliation.

À l’approche de l’ouverture des audiences, l’attention nationale et internationale se tourne vers Bangui. Pour les victimes, ce procès représente l’espoir d’une reconnaissance judiciaire. Pour la Cour, il s’agit d’un nouveau test de crédibilité et d’indépendance dans un contexte politique toujours sensible.