RCA-Bangui : 10 élèves sourds-muets passent pour la première fois le concours d’entrée en 6e

Cet événement marque une avancée significative dans la promotion du droit à l’éducation pour les personnes vivant avec un handicap.

 

Pour la toute première fois depuis sa création en 1979, le Centre d’éducation et de formation des sourds-muets de Bangui présente dix de ses élèves au concours d’entrée en classe de 6e. Les dix candidats, après plusieurs années d’apprentissage et de préparation, ont eu l’opportunité de démontrer leurs compétences académiques au même titre que les autres élèves du pays.

Pour le directeur du centre, Jean-Maxime Igor Kanton, cette participation constitue une victoire collective et le fruit des efforts consentis par les enseignants, les parents et les élèves eux-mêmes. Il estime que cette première expérience prouve que les enfants sourds-muets sont capables de réussir lorsqu’ils bénéficient d’un accompagnement adapté.

Toutefois, le responsable de l’établissement souligne que de nombreux défis restent à relever. Il lance un appel au gouvernement ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin de renforcer les capacités du centre, notamment par la mise à disposition d’enseignants spécialisés et qualifiés dans l’éducation des personnes en situation de handicap.

« Nous avons besoin d’un soutien accru pour offrir à ces enfants une formation de qualité et leur permettre de poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions », a-t-il plaidé.

Cette première participation au concours d’entrée en 6e représente un symbole fort de l’inclusion scolaire en République centrafricaine. Elle témoigne également de la détermination des élèves sourds-muets à surmonter les obstacles pour accéder à une éducation équitable et à un avenir meilleur.

RCA : les déplacés de Gbazara confrontés à de dures conditions de vie

Avec l’arrivée de la saison des pluies, leurs conditions de vie se sont davantage détériorées, accentuant leur vulnérabilité et leurs besoins humanitaires.

 

Installés sur le site de déplacés de Gbazara, à environ 24 kilomètres de Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, des centaines de personnes vivent aujourd’hui dans la précarité. Originaires des villages de Behili, Bekondjo, Mira, Mamabaya et Ngonkou, situés à plus de 85 kilomètres de Batangafo, près de la frontière avec le Tchad, Ces familles ont abandonné leurs habitations, leurs terres agricoles et leurs biens pour échapper à l’insécurité.

Sur le site, les abris de fortune résistent difficilement aux fortes pluies qui s’abattent régulièrement dans la région. De nombreuses familles vivent sous des bâches usées ou dans des huttes fragiles, exposées aux intempéries. Les risques sanitaires augmentent également avec la stagnation des eaux, favorisant la propagation de maladies telles que le paludisme et les infections diarrhéiques.

« Lorsque la pluie tombe, l’eau pénètre partout dans nos abris. Les enfants tombent souvent malades et nous manquons de tout », confie une mère de famille déplacée depuis plusieurs mois.

Au-delà des difficultés liées au logement, les déplacés font face à un accès limité à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé. Les populations déplacées lancent un appel à l’aide aux autorités et aux partenaires humanitaires afin d’obtenir une assistance d’urgence susceptible d’améliorer leurs conditions de vie.

Malgré les épreuves, les habitants de Gbazara gardent l’espoir de retrouver un jour la paix et de regagner leurs villages d’origine. En attendant, ils continuent de lutter quotidiennement pour leur survie dans un environnement marqué par l’incertitude et la précarité.

La situation rappelle l’urgence de renforcer les actions humanitaires dans cette partie du pays, où les conséquences des conflits armés continuent d’affecter durement les populations civiles.

RCA : interpellation d’un homme au cœur d’une affaire de « retour d’entre les morts »

La Police nationale a interpellé un individu présenté ces derniers jours sur les réseaux sociaux comme étant Elkana Feinguendé, un homme supposément être décédé il y a huit ans dans un accident de circulation.

 

L’affaire a largement relayée, a provoqué de vives réactions au sein de l’opinion publique et suscité de nombreux débats autour de récits à caractère mystique. Selon les informations communiquées par les autorités, l’intervention des forces de sécurité a été ordonnée par le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, Bienvenu Zokoue. Le membre du gouvernement a instruit les Forces d’intervention des corps urbains (FICU), dirigées par le Commissaire de Police Mardochée Ngatoua Sengho, d’interpeller le concerné afin de faire toute la lumière sur cette affaire devenue virale.

D’après les récits diffusés sur les réseaux sociaux, l’homme affirmait avoir été mystiquement remplacé par un chien après son prétendu décès, avant d’être emmené dans un lieu inconnu pour y effectuer des travaux champêtres. Il déclarait ensuite avoir réussi à s’échapper plusieurs années plus tard pour revenir parmi les siens.

Face à l’ampleur prise par ces déclarations et aux risques de troubles à l’ordre public, les autorités ont décidé d’ouvrir une enquête. Présenté à la presse après son interpellation, l’intéressé a finalement nié être Elkana Feinguendé. Il a déclaré se nommer Dekongo Christopher, être originaire de Mobaye et fils de Djouandjida Nicolas.

Selon ses propres déclarations, cette confusion serait née d’un montage orchestré par des proches du défunt, en raison de sa forte ressemblance physique avec ce dernier. Reconnaissant avoir participé à cette mise en scène, il a exprimé ses regrets et présenté ses excuses à l’ensemble de la population centrafricaine pour la confusion causée.

Pour le Commissaire principal de police Eric Dangala, les investigations se poursuivent afin d’identifier les véritables motivations de cette affaire et de déterminer les éventuelles complicités derrière cette mise en scène qui a fortement alimenté les discussions dans l’opinion publique.

La Police nationale appelle par ailleurs la population au calme, à la responsabilité et à la vigilance face à la propagation de fausses informations susceptibles de troubler la paix sociale et l’ordre public.

Assemblées annuelles de la BAD : Faustin Archange Touadéra à Brazzaville

Le Président de la République est arrivé lundi 25 mai 2026 à Brazzaville, en République du Congo, pour participer à la 61ᵉ Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) ainsi qu’à la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement (FAD).

 

L’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international Maya-Maya où le Chef de l’État centrafricain a été accueilli par le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, venu lui transmettre les salutations et les marques de bienvenue des autorités congolaises.

À son arrivée, le Président centrafricain a également reçu un accueil chaleureux de la communauté centrafricaine vivant au Congo. Dans une atmosphère empreinte de ferveur et de convivialité, le Chef de l’État a salué le patriotisme, le courage et l’attachement de ses compatriotes à leur pays d’origine.

Du 25 au 29 mai 2026, la République du Congo accueille dans la ville de Kintélé les Assemblées annuelles de la BAD et du FAD, un rendez-vous majeur qui réunit plusieurs Chefs d’État africains, des ministres des Finances, des dirigeants d’institutions financières internationales, des partenaires techniques ainsi que des investisseurs venus de divers horizons.

Placées sous le thème : « Mobilisation à grande échelle de ressources pour accélérer et financer le développement durable de l’Afrique face aux crises économiques », ces assises entendent réfléchir aux mécanismes innovants de financement capables de soutenir la transformation structurelle du continent.

Les échanges porteront notamment sur les secteurs stratégiques du développement africain, parmi lesquels les transports, l’agriculture, l’énergie, les finances, l’eau et l’assainissement. Les participants devront également examiner les défis liés aux crises économiques mondiales et leurs impacts sur les économies africaines.

La participation du Président Faustin Archange Touadéra à ces travaux traduit l’engagement de la République centrafricaine en faveur du renforcement de la coopération régionale et de la mobilisation des investissements nécessaires à la mise en œuvre des politiques de développement durable.

RCA : encore des défis pour la représentativité des femmes dans les institutions

Le sujet était au centre de la rencontre le 22 mai dernier, entre le Président Faustin Archange Touadera et Rachelle Anne-Marie Djangone-Mian, représentante-pays de l’ONU Femme en République centrafricaine.

 

La question de la représentativité des femmes dans les institutions politiques demeure au cœur des réformes engagées par les autorités centrafricaines. Des initiatives ont été mises en œuvre ces dernières années afin de renforcer la participation des femmes à la gouvernance du pays.

Le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadera a reçu en audience vendredi 22 mai 2026 en début de soirée, à la Cité des Chefs d’État, Rachelle Anne-Marie Djangone-Mian, représentante-pays de l’ONU Femme en Centrafrique. Il en ressort de cette rencontre que selon les données de l’Union interparlementaire, la République centrafricaine compte actuellement 16 femmes députées sur 140 sièges à l’Assemblée nationale, soit environ 11,4 % de représentation féminine au Parlement. Un chiffre encore en deçà des ambitions affichées par les autorités et des standards internationaux, mais qui traduit néanmoins une progression progressive de la présence féminine dans la sphère politique.

Cette faible représentativité contraste avec les avancées observées au niveau local. Grâce à l’application du système de la « liste zébrée » lors des élections locales, la participation des femmes dans les collectivités territoriales a atteint un niveau compris entre 45 % et 53 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale estimée à 35 %. Cette mesure est aujourd’hui saluée comme un modèle de promotion du leadership féminin en Afrique centrale.

Au sein du gouvernement centrafricain, les femmes occupent désormais environ 18 % des postes ministériels dans la nouvelle équipe gouvernementale. Bien que cette proportion reste inférieure au quota de 35 % prévu par la loi sur la parité adoptée en 2016.

Les organisations internationales, notamment ONU Femmes, reconnaissent les efforts entrepris par les autorités centrafricaines. Depuis plusieurs années, ONU Femmes accompagne la République centrafricaine dans la promotion de l’égalité de genre, le renforcement des capacités des femmes leaders ainsi que l’adoption de textes favorables à la participation politique féminine.

La loi sur la parité impose notamment aux partis politiques de présenter au moins 35 % de candidatures féminines lors des élections législatives. Une disposition qui constitue une avancée majeure dans la lutte contre les inégalités politiques entre les hommes et les femmes.

Cependant, de nombreux défis persistent. Au sein du bureau actuel de l’Assemblée nationale, seules trois femmes figurent parmi les quinze membres élus, soit 20 % de représentation. Pour plusieurs observateurs, les obstacles restent à la fois culturels, économiques et politiques, freinant encore l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités.

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde : du rêve aux grandes victoires

Les équipes africaines ont longtemps dû se battre pour être reconnues sur la scène mondiale. Au départ, elles devaient prouver qu’elles méritaient leur place dans le plus grand tournoi de football. Ensuite, elles ont montré qu’elles pouvaient faire bien plus que participer : elles étaient capables de signer de grands résultats.

 

Aujourd’hui, l’Afrique au Championnat du monde n’est plus seulement une histoire de quelques exploits isolés. C’est un parcours marqué par des échecs douloureux, mais aussi par des victoires qui ont changé le regard porté sur tout un continent. 1xBet vous propose de revenir sur les performances les plus marquantes des sélections africaines dans le grand tournoi de football.

 

La lutte pour la reconnaissance

 

En 1934, l’Égypte est devenue la première sélection africaine à participer au Championnat du monde. Son joueur Abdelrahman Fawzi est aussi entré dans l’histoire en inscrivant les premiers buts africains dans la compétition. Les Pharaons se sont inclinés face à la Hongrie 2-4 et ont été éliminés (à l’époque, les équipes jouaient selon un système olympique, sans phase de groupes). Mais cette participation a représenté une étape importante pour le football africain.

 

Par la suite, se qualifier pour le grand rendez-vous mondial du football est resté très difficile. Par exemple, pour accéder au tournoi de 1966, le vainqueur des qualifications africaines devait encore battre le meilleur représentant de l’Asie ou de l’Océanie. Les fédérations africaines ont considéré cette situation comme injuste et ont boycotté les qualifications. Cette décision a porté ses fruits : à partir de 1970, l’Afrique a obtenu une place garantie dans le tournoi.

De la participation aux premières victoires

 

En 1974, le Zaïre, aujourd’hui la RD Congo, est devenu la première sélection d’Afrique subsaharienne à participer au Championnat du monde. Sur le plan sportif, le tournoi n’a pas été réussi : l’équipe a perdu ses 3 matchs sans inscrire le moindre but. Mais sa présence a marqué un tournant important pour le football africain.

 

Le véritable déclic est arrivé en 1978, lorsque la Tunisie a battu le Mexique 3-1 et signé la première victoire d’une sélection africaine dans le plus grand tournoi de la planète. À partir de ce moment-là, l’Afrique n’a plus été perçue comme une simple curiosité du football mondial.

 

Comment les sélections africaines ont changé le regard sur l’Afrique

 

En 1986, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre la phase à élimination directe du tournoi. Dans son groupe, les Lions de l’Atlas ont devancé l’Angleterre, le Portugal et la Pologne, avant de s’incliner 0-1 en huitième de finale contre l’Allemagne, future finaliste.

 

Le regard du monde sur le football africain a définitivement changé grâce au parcours du Cameroun au Championnat du monde 1990. La victoire contre l’Argentine de Diego Maradona, les succès face à la Roumanie et à la Colombie, ainsi que les buts et les danses de Roger Milla, ont fait de cette équipe l’un des grands symboles du tournoi. Les Lions indomptables n’étaient qu’à sept minutes d’une demi-finale et n’ont cédé contre l’Angleterre qu’après deux penalties.

Le sommet des réussites au XXIe siècle

En 2002, le Sénégal a montré qu’un débutant pouvait rêver grand. Les Lions de la Teranga ont battu la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant d’atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés contre la Turquie en prolongation.

En 2010, le tournoi s’est déroulé en Afrique du Sud, et le Ghana a atteint les quarts de finale. Son parcours est resté dans les mémoires non seulement pour le résultat, mais aussi pour le drame du match contre l’Uruguay. Le Ghana avait une immense occasion de devenir la première équipe africaine en demi-finale, mais son leader a manqué un penalty dans les dernières secondes du temps additionnel. Les Black Stars ont ensuite perdu lors de la séance de tirs au but. Cet épisode reste encore aujourd’hui l’un des plus douloureux de l’histoire du football africain.

 

En 2022, le Maroc a repoussé les limites du football africain en atteignant les demi-finales. Ses victoires contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal ont transformé ce tournoi en moment historique pour toute l’Afrique. Ce n’était plus seulement un exploit : c’était la preuve qu’une équipe du continent africain pouvait aller là où l’on attendait presque toujours des Européens ou des Sud-Américains.

 

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde n’est plus une simple série de rares exploits. C’est un chemin fait de lutte pour la reconnaissance, de premières victoires, de quarts de finale et, enfin, d’une demi-finale. Le prochain objectif semble évident : après le parcours du Maroc en 2022, une finale ne semble plus impossible pour une sélection africaine.

 

Nos équipes réussiront-elles à écrire une nouvelle page de l’histoire cet été ? Nous le saurons très bientôt. Soutenez les sélections africaines lors du grand tournoi mondial 2026 avec 1xBet !

RCA-Gouvernement Moloua III : entre continuité, nouveaux visages et défis majeurs

Cette architecture mêle continuité et renouvellement, avec l’entrée de dix nouvelles personnalités appelées à insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique.

 

Une semaine après sa reconduction à la tête du gouvernement, Félix Moloua dispose désormais d’une nouvelle équipe gouvernementale composée de 32 ministres. Si plusieurs figures de l’exécutif conservent leur fauteuil, d’autres changent de portefeuille, traduisant la volonté du président Faustin-Archange Touadéra de réorganiser certaines priorités gouvernementales. Toutefois, la faible représentation des femmes, avec seulement cinq membres féminins au sein du gouvernement, continue de susciter des interrogations sur la place accordée au genre dans les hautes sphères décisionnelles.

Dix nouveaux ministres dans l’équipe gouvernementale

Parmi les nouveaux entrants figure Henri Wanzet Linguissara, nommé ministre chargé du Désarmement et du suivi des accords politiques. Ancien ministre de la Sécurité publique puis ministre conseiller à la présidence, il effectue ainsi son retour au gouvernement.

Autre nomination marquante, celle de Évariste Ngamana au poste de ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement. Figure influente de la majorité présidentielle, il avait notamment dirigé la campagne référendaire constitutionnelle et assuré le porte-parolat du président Touadéra lors de la campagne électorale.

Le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale revient à Marc Mandaba, tandis que Opportune Edwige Pouninguiza hérite du portefeuille de l’Énergie et de l’Hydraulique.

L’ancien directeur général de la police, Bienvenu Zokoue, prend les commandes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. À l’Agriculture et au Développement rural, Emmanuel Mbetide Bessane succède à ses prédécesseurs, alors que Sylla Simbala est nommé à l’Environnement et au Développement durable.

Le département de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications est confié à Roger Andjalandji, tandis que Amadou Bi-Aliou prend les rênes du ministère de l’Élevage et de la Santé animale.

Plusieurs ministres ont été reconduits tout en changeant d’attributions. C’est notamment le cas de Arthur Bertrand Piri, ancien ministre de l’Énergie, désormais ministre d’État chargé des Travaux publics.

Maxime Balalou quitte la Communication pour prendre le Commerce et l’Industrie, tandis que Hassan Bouba passe de l’Élevage à l’Urbanisme et à l’Habitat.

À la diplomatie, Sylvie Baïpo-Temon conserve les Affaires étrangères. Même stabilité pour Arnaud Djoubaye Abazène à la Justice, Claude Rameaux Bireau à la Défense, Herbert Gontran Djono Ahaba aux Transports, Rufin Benam Beltoungou aux Mines et Héritier Doneng aux Sports.

Un détail retient cependant l’attention : le portefeuille du Tourisme ne figure plus dans cette nouvelle configuration gouvernementale, alimentant les interrogations sur une éventuelle suppression ou fusion de ce département.

RCA-Retour des réfugiés : Touadéra et le HCR renforcent leur partenariat

Le Président Faustin-Archange Touadéra, a reçu le 21 mai à Bangui une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés conduite par son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdouraouf Gnon-Konde.

 

La question des déplacements forcés demeure l’un des défis humanitaires majeurs en République centrafricaine. Conscient des enjeux liés à la protection des populations vulnérables, le Président Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé son engagement en faveur du respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux des réfugiés et déplacés internes.

C’est dans cette dynamique que le Chef de l’État a accordé une audience, jeudi 21 mai à Bangui, à une délégation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en mission de travail en terre centrafricaine du 17 au 23 mai 2026.

Conduite par Abdouraouf Gnon-Konde, cette mission vise à renforcer le dialogue avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les différents acteurs impliqués dans la protection des personnes affectées par les déplacements forcés. Elle ambitionne également de consolider les stratégies de solutions durables pour les réfugiés et déplacés internes.

À l’issue de l’audience, le responsable régional du HCR s’est félicité de la qualité des échanges avec le Président centrafricain. Il a notamment salué les orientations et conseils du Chef de l’État en faveur de la revitalisation des mécanismes de retour volontaire des réfugiés centrafricains vivant encore à l’étranger.

Malgré l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans certaines régions du pays, la République centrafricaine continue de faire face aux conséquences d’années de crise politico-militaire ayant entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire national.

Avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, le processus de retour des réfugiés centrafricains a été relancé depuis 2019. Selon les chiffres avancés, près de 75 000 réfugiés sont déjà rentrés définitivement au pays grâce au cadre de coopération mis en place par la Commission tripartite réunissant le gouvernement centrafricain, le HCR et les pays d’accueil.

RCA-Bangui : un enfant de 10 ans emporté par les eaux au quartier Combattant

Disparu depuis mardi 19 mai, sous une pluie diluvienne, le garçon reste introuvable malgré les recherches engagées par les habitants et les proches.

 

Un drame bouleversant s’est produit le 19 mai dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui, en République centrafricaine. Un garçon âgé de 10 ans a été emporté par les eaux de ruissellement sur la rue Chicago, au quartier Combattant, alors qu’il se promenait sous la pluie avec ses frères.

Selon des témoignages recueillis sur place, les faits se sont déroulés aux environs de 15 heures, au moment où une forte pluie s’abattait sur la capitale centrafricaine. L’enfant aurait été surpris par la violence des eaux qui traversaient la chaussée, avant d’être entraîné par le courant sous les regards impuissants de ses proches.

Depuis le drame, les recherches se poursuivent dans l’espoir de retrouver l’enfant, mais jusqu’à présent aucune trace de lui n’a été retrouvée. Des habitants du quartier, appuyés par des proches de la famille, continuent de fouiller les caniveaux et zones inondées environnantes.

Ce nouvel incident relance la question des dangers liés aux inondations récurrentes à Bangui, particulièrement dans certains quartiers exposés aux débordements d’eau pendant la saison des pluies. Plusieurs zones de la capitale souffrent encore d’un manque d’entretien des canaux d’évacuation et d’infrastructures adaptées, aggravant les risques pour les populations.

Très émue, la population du quartier Combattant appelle les autorités à renforcer les mesures de prévention et de sécurisation afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

RCA-grève des enseignants contractuels : les syndicats réclament une solution urgente

La Confédération nationale des travailleurs de Centrafrique (CNTC) appelle le gouvernement à trouver rapidement une issue favorable à la crise des enseignants contractuels.

 

La pression monte autour du dossier des enseignants contractuels en République centrafricaine. La Confédération nationale des travailleurs de Centrafrique (CNTC) a exhorté les autorités à apporter une réponse rapide aux revendications formulées par ces professionnels de l’éducation, confrontés depuis plusieurs mois à des difficultés liées notamment à leur statut et à leurs conditions de travail.

S’exprimant au micro de Radio Ndeke Luka, les responsables de la CNTC ont insisté sur l’urgence d’ouvrir un dialogue constructif afin d’éviter une aggravation de la situation dans les établissements scolaires. Pour le syndicat, le gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations des enseignants contractuels qui assurent une part importante de l’encadrement pédagogique dans plusieurs localités du pays.

La CNTC estime que l’absence de solution pourrait entraîner des perturbations dans le déroulement des cours et accentuer le malaise déjà perceptible dans le secteur éducatif. Elle rappelle que les enseignants contractuels réclament principalement une amélioration de leurs conditions professionnelles, une régularisation de leur situation administrative ainsi qu’une meilleure prise en compte de leurs droits.

Face à cette situation, le syndicat appelle les autorités à privilégier le dialogue social et à agir dans les meilleurs délais afin de préserver la stabilité de l’année scolaire. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où plusieurs secteurs socioprofessionnels continuent d’exprimer leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics en matière de conditions de travail et de gouvernance sociale.