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RCA : un audit relève des défaillances dans la gestion des abattoirs de Bangui et de Bouboui

Présenté le 23 octobre à la Primature, un rapport d’audit pointe des manquements aux normes sanitaires et des insuffisances dans…

Présenté le 23 octobre à la Primature, un rapport d’audit pointe des manquements aux normes sanitaires et des insuffisances dans la gestion des abattoirs de Bangui et de Bouboui, exploités par Djibro Service.

 

La gestion des abattoirs de Bangui et de Bouboui est sous le feu des critiques. Présenté le 23 octobre à la Primature centrafricaine, un rapport d’audit fait état de plusieurs manquements aux normes sanitaires et de défaillances dans l’exploitation de ces infrastructures confiées à la société Djibro Service.

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Les conclusions de cet audit interviennent dans le cadre de l’évaluation des performances de l’entreprise, après deux années d’exploitation. Les travaux portent notamment sur les investissements réalisés, la modernisation des installations, le respect des engagements inscrits dans le contrat d’affermage ainsi que les retombées économiques et sociales de cette gestion.

Au-delà des questions administratives et financières, les préoccupations sanitaires occupent une place importante dans ce dossier. Le respect des règles d’hygiène au sein des abattoirs constitue un enjeu majeur pour la santé publique, la qualité de la viande commercialisée et la protection des consommateurs.

L’audit vise également à vérifier si Djibro Service a respecté les obligations auxquelles elle a souscrit dans le cadre de l’exploitation des deux infrastructures. Parmi les points d’attention figure notamment la rétrocession à l’État de sa part de 25 %, conformément aux modalités prévues dans le contrat d’affermage.

L’évaluation doit ainsi permettre aux autorités d’apprécier les résultats obtenus par l’entreprise, les investissements effectivement réalisés et les éventuelles insuffisances dans l’exécution de ses engagements.

Toutefois, les conclusions du rapport sont contestées par Djibro Service. Les arguments détaillés de l’entreprise n’ayant pas pu être établis à partir des éléments disponibles, il reste nécessaire de confronter les constats des auditeurs aux explications de la société.

Les questions d’hygiène liées à l’abattage et à la commercialisation de la viande avaient déjà suscité des préoccupations en 2023. Des échanges entre le ministère de l’Élevage et de la Santé animale et les responsables de Djibro Service avaient notamment porté sur les conditions de transport des animaux et la qualité sanitaire de la viande destinée à la consommation.


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