RCA : la BAD et le gouvernement examinent les priorités de réformes pour l’appui budgétaire

La Banque africaine de développement (BAD) poursuit la préparation d’un appui budgétaire destiné à accompagner les efforts du gouvernement centrafricain face aux effets des crises extérieures.

 

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Pr Emmanuel Mbetid-Bessane, a reçu, jeudi 17 septembre 2026, une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par Ibro Manomi, économiste agricole en chef, accompagné de plusieurs chargés de programme de l’institution en République centrafricaine.

Cette rencontre intervient dans le cadre de la mission de préparation d’une opération d’appui budgétaire en faveur de la République centrafricaine. Celle-ci vise notamment à renforcer les ressources de l’État et à soutenir les efforts du gouvernement en matière de résilience face aux répercussions des crises internationales, notamment celles liées à la situation au Proche-Orient.

Au cours des échanges, la délégation de la BAD a présenté les principales orientations envisagées pour cette opération. L’objectif était également de recueillir les propositions du ministre sur les besoins prioritaires du département de l’Agriculture et du Développement rural, afin de mieux cibler les réformes susceptibles de bénéficier de cet accompagnement.

Les discussions ont particulièrement porté sur la matrice de réformes, qui constitue un instrument central dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi de l’appui budgétaire. Elle doit permettre d’identifier les mesures prioritaires à engager et de suivre les avancées réalisées par le gouvernement dans leur mise en œuvre.

Pour le secteur agricole, cette démarche revêt un enjeu particulier dans un contexte où le renforcement de la production, de la résilience et des capacités nationales constitue l’un des leviers du développement économique. L’identification des réformes prioritaires doit ainsi contribuer à orienter l’appui de la BAD vers les besoins jugés les plus urgents par les autorités centrafricaines.

Cette mission marque ainsi une nouvelle étape dans le processus de préparation de l’appui budgétaire de la BAD. Les propositions formulées par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural devraient alimenter les travaux visant à finaliser les priorités de réformes et les modalités de l’opération.

RCA : cinq présumés braqueurs interpellés par l’OCRB dans le quartier Fondo

L’Office central de répression du banditisme (OCRB) a interpellé cinq présumés auteurs de braquages dans la nuit du 16 septembre à Fondo, dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui.

 

Dans la nuit du mercredi 16 septembre 2026, une intervention menée par l’Office central de répression du banditisme (OCRB) dans le quartier Fondo, situé dans le 5ᵉ arrondissement, a conduit à l’interpellation de cinq individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs braquages commis dans la zone.

L’opération a été conduite sous la supervision du directeur de l’OCRB, le commissaire divisionnaire Baudoin Yakende. Sur le terrain, les éléments de la police ont procédé à l’interpellation des suspects, qui devront désormais répondre des faits qui leur sont reprochés devant les autorités judiciaires.

À l’issue de l’intervention, le responsable de l’OCRB a réaffirmé la détermination des forces de sécurité à poursuivre les actions destinées à améliorer la protection des populations et de leurs biens.

« Beaucoup reste à faire pour rétablir la paix dans le pays. Nous intensifions nos opérations sur le terrain et j’exhorte l’ensemble des policiers à œuvrer sans relâche dans ce sens », a déclaré Baudoin Yakende.

Les cinq présumés auteurs de braquages doivent être présentés au parquet de Bangui, conformément aux procédures judiciaires en vigueur. Leur responsabilité pénale devra ainsi être établie par les autorités compétentes.

Cette opération intervient alors que l’OCRB entend renforcer son dispositif contre les actes de criminalité urbaine. Ce jeudi 17 septembre, une séance de travail stratégique a réuni les chefs de service des différentes antennes de l’Office. La rencontre a notamment permis au directeur de l’OCRB de donner de nouvelles orientations destinées à améliorer l’efficacité opérationnelle des équipes.

Ces instructions s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route gouvernementale et visent à renforcer la présence et la capacité d’intervention de la police face aux différentes formes de criminalité dans la capitale.

RCA : cinq morts dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs à Batangafo

Les violences, nées d’un conflit lié aux dégâts causés par le bétail dans des champs, ont provoqué un mouvement de panique au sein de la population avant un retour au calme grâce à l’intervention des autorités et des forces de sécurité.

 

La tension est montée d’un cran ces derniers jours à Batangafo, après une série d’affrontements opposant des membres des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs. Selon une source religieuse interrogée par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), deux agriculteurs ont été grièvement blessés lors d’une première altercation avec des éleveurs, après que du bétail a pénétré dans des champs et endommagé une partie des cultures.

La situation a ensuite dégénéré. Une riposte menée par certains agriculteurs aurait entraîné la mort de deux éleveurs. Un autre agriculteur, grièvement blessé au cours des violences, a succombé à ses blessures au centre hospitalier de Batangafo. Le bilan provisoire s’établit ainsi à cinq morts.

« Certains agriculteurs se sont organisés pour des répliques à l’issue desquelles deux éleveurs ont trouvé la mort », rapporte la source religieuse, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat.

Ces violences ont également suscité un mouvement de panique parmi les habitants. Face à la montée des tensions, les autorités sous-préfectorales, municipales et militaires se sont mobilisées pour contenir la situation et prévenir de nouvelles représailles. Les forces de défense et de sécurité, appuyées par les alliés russes, ont également été déployées pour contribuer au rétablissement de l’ordre.

Si le calme est désormais revenu dans la ville, l’inquiétude demeure chez certains habitants. « Le calme est revenu, mais le déplacement aux environs de cinq kilomètres dans la brousse est un risque en ce moment », témoigne un habitant de Batangafo.

Ces nouveaux affrontements illustrent la fragilité des relations entre communautés d’agriculteurs et d’éleveurs dans certaines zones de la Centrafrique.

RCA : Daniel Frantzen prête serment

Nommé juge international belge à la Chambre d’Appel de la Cour pénale spéciale (CPS), Daniel Frantzen a officiellement prêté serment ce 16 septembre 2026 à la Cour de cassation.

 

La Cour de cassation a accueilli, ce mercredi 16 septembre, l’audience solennelle de prestation de serment de Daniel Frantzen, magistrat international belge nommé à la Chambre d’Appel de la Cour pénale spéciale. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, témoignant de l’importance accordée aux missions de la CPS dans le pays.

Au cours de l’audience, le procureur général Flammarion Goba a salué le parcours du nouveau juge, notamment son expérience acquise au sein de plusieurs juridictions internationales. Une trajectoire professionnelle qui vient renforcer les compétences de la Chambre d’Appel de la CPS, appelée à examiner les recours introduits dans le cadre des procédures relevant de sa compétence.

La présence du président de la République à cette cérémonie souligne également la place accordée à la justice pénale dans le processus de consolidation de la paix en Centrafrique. À travers la CPS, les autorités centrafricaines entendent contribuer à la lutte contre l’impunité et à l’établissement des responsabilités pour les crimes les plus graves.

Créée en 2015, la Cour pénale spéciale est une juridiction hybride composée de magistrats centrafricains et internationaux. Elle est chargée de poursuivre et de juger les auteurs des crimes relevant de sa compétence, notamment ceux commis dans le contexte des conflits ayant marqué la République centrafricaine.

 

RCA : les élections résiduelles reportées au 25 octobre

L’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé la clarification du calendrier des élections résiduelles générales et locales, désormais fixées au 25 octobre 2026.

 

Le calendrier des élections résiduelles en République centrafricaine se précise. Le président de la République a signé, le 15 septembre 2026, le décret n°2026-281 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2026-163 du 29 juin 2026 portant convocation du corps électoral pour les élections résiduelles générales et locales.

Selon l’Autorité nationale des élections, ce nouveau texte confirme le report des scrutins résiduels au 25 octobre 2026, conformément aux ajustements rendus nécessaires dans le cadre du processus électoral.

Le décret apporte notamment deux précisions concernant les circonscriptions concernées. Alindao n’est plus appelée à participer aux élections municipales résiduelles, son conseil municipal ayant été installé le 15 septembre. En revanche, Bangui-Ketté est désormais intégrée aux élections partielles prévues le 25 octobre.

Le texte fixe également les nouvelles périodes de campagne électorale. Pour les élections municipales et régionales partielles, la campagne se déroulera du 10 au 23 octobre 2026. Pour les élections législatives partielles, second tour, elle est programmée du 17 au 23 octobre.

Ces clarifications interviennent à la suite de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 28 août 2026. Elles doivent permettre à l’ANE de relancer les préparatifs en vue de l’organisation des derniers scrutins du cycle électoral 2025-2026.

L’institution électorale salue cette évolution, estimant qu’elle contribue à renforcer la sécurité juridique du processus. Elle souligne également la coordination avec le gouvernement ayant permis d’aboutir à la clarification du calendrier.

Dans la perspective du 25 octobre, l’ANE indique que les consultations se poursuivent avec les différents acteurs nationaux ainsi qu’avec les partenaires techniques et financiers. L’objectif affiché est de réunir les conditions nécessaires à la tenue des ultimes scrutins du cycle électoral dans un cadre inclusif, transparent et conforme aux standards républicains.

RCA-Alindao : les nouvelles autorités municipales installées sur fond de contestation

L’installation des nouvelles autorités municipales d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto, s’est déroulée mardi 15 septembre dans un climat tendu. Une partie de la population conteste la légitimité du nouveau maire et de ses conseillers municipaux.

 

Les nouvelles autorités municipales d’Alindao ont officiellement pris leurs fonctions mardi 15 septembre, malgré une nouvelle mobilisation d’une partie de la population opposée à leur installation.

La cérémonie d’installation s’est tenue alors qu’une foule en colère exprimait son désaccord avec la désignation du nouveau maire et de ses conseillers. Les manifestants dénoncent notamment la légitimité de l’équipe appelée à diriger la municipalité et maintiennent leur opposition au processus ayant conduit à sa mise en place.

Face à la tension qui entourait le rassemblement, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser la foule. L’intervention a permis de mettre fin à la mobilisation, tandis que l’installation des nouvelles autorités municipales s’est poursuivie.

Cette contestation intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions autour de la gouvernance locale à Alindao. L’installation du nouvel exécutif municipal ne semble donc pas avoir dissipé les réserves exprimées par une partie des habitants, laissant planer des incertitudes sur les conditions d’exercice de son mandat.

La situation reste suivie de près dans cette ville de la Basse-Kotto, où les autorités devront désormais composer avec les contestations exprimées autour de la légitimité de la nouvelle équipe municipale.

RCA : la BAD et le gouvernement veulent accélérer la mise en œuvre des projets prioritaires

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, a reçu, le 14 septembre à Bangui, une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), conduite par l’administrateur Régis Lakoué Derant.

 

Une douzaine de programmes et projets sont actuellement financés par la Banque africaine de développement en République centrafricaine. Parmi ces investissements, le projet de développement du Corridor 13 occupe une place majeure, représentant à lui seul près de la moitié de la valeur du portefeuille de la BAD dans le pays.

Sa mise en œuvre reste cependant confrontée à plusieurs contraintes. Les parties ont notamment évoqué les difficultés d’ordre technique, financier, environnemental et social qui affectent l’avancement de ce projet stratégique.

Au-delà du Corridor 13, la rencontre a permis d’examiner les perspectives d’investissement de la BAD dans plusieurs secteurs prioritaires de l’économie centrafricaine, notamment l’énergie, les transports et l’agriculture. Ces domaines sont considérés comme essentiels pour renforcer les infrastructures, soutenir l’activité économique et améliorer les conditions de développement du pays.

À l’issue des échanges, Bangui et la BAD ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération et d’accélérer la réalisation des projets jugés prioritaires. Pour l’institution financière panafricaine, l’objectif est également d’améliorer l’impact de ses interventions sur le développement de la République centrafricaine.

La BAD a ainsi renouvelé son soutien au gouvernement centrafricain et sa disponibilité à poursuivre les consultations avec les autorités, afin d’identifier des solutions aux difficultés rencontrées et de favoriser une meilleure exécution des projets financés dans le pays.

RCA : Bangui confrontée à une nouvelle pénurie de carburant

La capitale centrafricaine fait face à une nouvelle crise de carburant. La rareté du produit perturbe les déplacements et alimente les inquiétudes des usagers, sur fond de débats autour des tarifs du transport.

 

À Bangui, la disponibilité du carburant devient une nouvelle fois préoccupante. La pénurie observée dans plusieurs points de vente complique les déplacements des habitants et ravive les préoccupations liées à l’approvisionnement de la capitale.

Dans les rues de Bangui, cette situation se traduit notamment par des difficultés pour les usagers à trouver du carburant. Les files d’attente et la rareté du produit perturbent les activités quotidiennes, alors que les moyens de transport constituent un maillon essentiel de la mobilité urbaine.

Cette nouvelle tension sur le marché du carburant suscite également des réactions parmi les usagers. Certains dénoncent une augmentation des tarifs de transport, estimant que la pénurie pourrait être utilisée pour justifier une hausse des prix des trajets.

Une accusation que les conducteurs de mototaxi rejettent. Ces derniers réfutent l’idée d’une augmentation généralisée des tarifs et assurent que les prix pratiqués ne connaissent pas de modification systématique. Pour eux, les difficultés actuelles sont avant tout liées à la disponibilité du carburant et ne doivent pas être automatiquement assimilées à une hausse des coûts du transport.

Alors que la situation se prolonge, les regards se tournent désormais vers les autorités et les acteurs du secteur pétrolier. Un retour à un approvisionnement régulier permettrait de réduire les perturbations dans les déplacements et d’apaiser les inquiétudes des usagers comme des transporteurs.

Pour les habitants de Bangui, l’enjeu est désormais de voir la situation se normaliser rapidement afin d’éviter que cette nouvelle pénurie ne pèse davantage sur la mobilité et les activités économiques de la capitale.

RCA : la rentrée administrative donne le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire

Le gouvernement a lancé, lundi 14 septembre, la rentrée administrative sur l’ensemble du territoire national. Une étape qui précède la rentrée pédagogique, fixée au 21 septembre prochain, dans les établissements scolaires.

 

Les personnels de l’éducation reprennent progressivement le chemin des établissements scolaires. La rentrée administrative a officiellement débuté lundi 14 septembre sur l’ensemble du territoire, marquant le démarrage des préparatifs de la nouvelle année scolaire.

L’annonce a été faite par le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas. Cette première phase doit permettre aux responsables administratifs et aux personnels concernés de préparer les conditions nécessaires à une reprise effective des activités pédagogiques.

Pendant cette période, les établissements scolaires doivent notamment procéder aux différentes opérations administratives indispensables avant l’arrivée des élèves. Il s’agit également pour les équipes éducatives de s’organiser afin d’assurer une meilleure prise en charge des apprenants dès le début des cours.

La rentrée pédagogique est, quant à elle, prévue pour le 21 septembre 2026. Elle marquera le retour des élèves et des enseignants dans les salles de classe et le début effectif des enseignements pour la nouvelle année scolaire.

Le ministère de l’Éducation nationale entend ainsi, à travers ce calendrier donner aux acteurs du système éducatif le temps nécessaire pour finaliser les préparatifs avant la reprise des cours. L’enjeu est de permettre un démarrage organisé de l’année scolaire sur l’ensemble du territoire.

RCA-Carnot : les détenus alertent sur leurs conditions de détention

Ils évoquent notamment des difficultés liées à l’alimentation, à l’accès aux soins de santé ainsi que des lenteurs dans le traitement de certains dossiers judiciaires.

 

Dans la maison d’arrêt de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, les conditions de détention suscitent des préoccupations parmi les pensionnaires. Ces derniers font état de difficultés qui affectent leur quotidien, notamment en matière d’alimentation et de prise en charge sanitaire.

L’accès aux soins figure parmi les principales préoccupations exprimées. Les détenus souhaitent une amélioration de leur prise en charge médicale afin que les problèmes de santé puissent être traités dans des délais appropriés.

À ces difficultés s’ajoutent les lenteurs observées dans le traitement de certains dossiers judiciaires. Pour les pensionnaires concernés, ces retards prolongent parfois leur séjour en détention et alimentent un sentiment d’incertitude quant à l’issue de leurs procédures.

Face à cette situation, les détenus appellent à l’intervention du gouvernement et de ses partenaires. Ils souhaitent que des mesures soient prises pour améliorer les conditions de vie au sein de la maison d’arrêt, renforcer l’accès aux soins et accélérer le traitement des dossiers en attente.

Au-delà des revendications exprimées, la situation de la maison d’arrêt de Carnot pose la question de l’amélioration des conditions de détention et du respect des droits des personnes privées de liberté. Les pensionnaires espèrent ainsi une réponse rapide des autorités afin que leurs principales difficultés puissent trouver des solutions durables.