RCA : le gouvernement interdit le transport de la viande de boeuf dans des véhicules non adaptés

L’annonce a été faite dans une un communiqué publié le 26 juin dernier.

 

À travers cette mesure, les autorités entendent mieux encadrer les conditions de conservation et de circulation des produits carnés afin de préserver la santé des consommateurs. Le transport inadapté de la viande, souvent exposée à la chaleur, à la poussière ou à d’autres sources de contamination, constitue un risque majeur pour la qualité sanitaire des aliments.

Selon le gouvernement, seuls les moyens de transport répondant aux exigences établies en matière de conservation et d’hygiène seront désormais autorisés pour l’acheminement de la viande de bœuf et des carcasses. L’objectif affiché est de limiter les risques de contamination, réduire les maladies d’origine alimentaire et garantir une meilleure traçabilité des produits mis sur le marché.

Cette décision intervient dans un contexte où les questions de santé publique et de contrôle alimentaire occupent une place croissante dans les politiques publiques. Les services compétents sont appelés à renforcer les contrôles sur les axes de transport, dans les abattoirs ainsi que dans les points de commercialisation.

Pour les acteurs de la filière, cette réforme pourrait nécessiter une adaptation des pratiques logistiques et des investissements dans des équipements conformes. Les autorités, de leur côté, misent sur une meilleure organisation du secteur afin d’assurer aux populations des produits plus sûrs et répondant aux standards sanitaires en vigueur.

Le gouvernement invite enfin les transporteurs, commerçants et autres intervenants de la filière viande à se conformer strictement à cette nouvelle disposition, présentée comme une étape importante vers l’amélioration durable de la sécurité alimentaire.

RCA-AN : ouverture d’une 2e session extraordinaire consacrée au programme du gouvernement

Convoquée par décret présidentiel, cette session se tiendra jusqu’au 13 juillet prochain et s’annonce déterminante pour l’agenda institutionnel et politique du pays.

 

L’Assemblée nationale a ouvert lundi 29 juin, sa deuxième session extraordinaire de l’année parlementaire. Durant ces deux semaines de travaux, les députés seront appelés à examiner plusieurs dossiers majeurs, parmi lesquels figure en priorité la présentation du programme de politique générale du Premier ministre, Félix Moloua. Cet exercice institutionnel constitue une étape importante dans la conduite de l’action gouvernementale, puisqu’il permet au chef du gouvernement d’exposer devant la représentation nationale les grandes orientations de son mandat ainsi que les priorités envisagées pour les mois à venir.

Au-delà de cet enjeu politique, cette session extraordinaire marquera également un moment particulier dans la vie parlementaire avec l’intégration officielle de nouveaux députés élus lors des élections législatives du 26 avril dernier. Ces élus rejoindront leurs collègues déjà installés depuis le 5 mai, renforçant ainsi la composition de l’hémicycle.

L’ouverture de cette session intervient dans un contexte où les attentes autour des réformes publiques, du développement économique et de l’amélioration des conditions de vie des populations demeurent élevées. Les débats parlementaires devraient ainsi permettre d’apprécier les orientations gouvernementales et d’ouvrir des échanges sur les réponses à apporter aux défis du moment.

Réfugiés centrafricains au Congo : vivre et résister après l’arrêt de l’assistance

Treize ans après avoir trouvé refuge sur le sol congolais pour fuir les crises qui secouent leur pays, des milliers de réfugiés centrafricains installés au camp de Molé et sur le site de Boyabu continuent de faire face à la précarité et l’incertitude. Malgré l’arrêt de l’aide humanitaire, ils tentent chaque jour de maintenir l’espoir et de reconstruire leur vie.

 

La suspension de l’assistance humanitaire, consécutive au désengagement des États-Unis dans plusieurs programmes de soutien, a fragilisé les conditions de vie déjà difficiles des populations réfugiées. L’accès à l’alimentation, aux soins de santé, à l’éducation et aux activités génératrices de revenus devient de plus en plus limité.

Sur le site village-pôle de développement de Wenze, les conséquences de cette situation se font ressentir avec acuité. Kevin Charly Tossoué, président des réfugiés centrafricains du site, exprime son inquiétude face à l’avenir des familles concernées.

« La vie devient de plus en plus difficile. Beaucoup de personnes ne savent plus comment nourrir leurs enfants ou répondre aux besoins essentiels », déplore-t-il.

Face à cette réduction du soutien extérieur, plusieurs réfugiés tentent de développer des activités agricoles, du petit commerce ou des initiatives communautaires afin de subvenir à leurs besoins. Mais ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.

Après plus d’une décennie d’exil, nombre d’entre eux espèrent toujours des solutions durables notamment un retour sécurisé en République centrafricaine, une intégration locale renforcée ou des mécanismes internationaux de réinstallation.

En attendant, dans les camps de Molé, Boyabu et le site de Wenze, l’espoir demeure un moteur de résistance pour ces familles qui continuent de croire qu’au-delà de l’urgence humanitaire, leur avenir reste encore possible.

RCA : 24 décès de choléra enregistrés

Le gouvernement a officiellement annoncé, vendredi 26 juin à Bangui, la présence d’une épidémie de choléra sur le territoire national, après l’apparition de plusieurs foyers dans certaines localités du pays.

 

Selon le ministre de la Santé publique, Dr Pierre Somsé, les premiers cas ont été identifiés dans les districts sanitaires de Bimbo, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, et de Mbaïki, dans la Lobaye. À ce stade, les autorités sanitaires font état de 197 cas confirmés et d’un bilan provisoire de 24 décès, illustrant la gravité de la situation.

Face à cette alerte, le gouvernement appelle à une mobilisation générale afin de limiter la propagation de la maladie. Des équipes médicales ont été déployées sur les zones touchées pour renforcer la prise en charge des patients, intensifier la surveillance épidémiologique et sensibiliser les populations aux mesures préventives.

Le choléra, maladie diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, demeure une menace majeure dans les zones confrontées à des difficultés d’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement.

Les autorités sanitaires recommandent notamment le lavage régulier des mains au savon, la consommation d’eau traitée ou bouillie, ainsi qu’une vigilance accrue face aux symptômes tels que les diarrhées sévères et la déshydratation.

Alors que le pays tente de contenir cette flambée épidémique, les regards se tournent désormais vers les capacités de riposte nationale et le soutien attendu des partenaires humanitaires et sanitaires pour éviter une aggravation de la crise.

RCA : lancement d’un projet de 20 milliards FCFA pour dynamiser l’agrobusiness

Le gouvernement a lancé, le 22 juin à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le Projet d’appui au développement des filières porteuses et à la promotion de l’entreprenariat des jeunes et des femmes dans l’agrobusiness.

 

Financé à hauteur de 20 milliards de francs CFA grâce à l’appui de la Banque africaine de développement, du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix et du gouvernement centrafricain, ce programme ambitionne de transformer durablement le secteur agricole en faisant émerger des chaînes de valeur compétitives et génératrices d’emplois.

Le projet cible prioritairement les jeunes et les femmes, considérés comme des acteurs essentiels du développement économique local. À travers l’accompagnement technique, l’accès au financement, le renforcement des capacités entrepreneuriales et l’amélioration des infrastructures agricoles, les bénéficiaires devraient pouvoir accroître leur productivité et développer des activités génératrices de revenus.

Selon les autorités, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’agriculture nationale et de promotion de l’entreprenariat rural afin de réduire la dépendance économique et renforcer la résilience des communautés.

Au-delà de la création d’emplois, le projet devrait également contribuer à améliorer la sécurité alimentaire, encourager la transformation locale des produits agricoles et soutenir l’émergence d’un tissu économique plus inclusif.

 

Haute-Kotto : l’inquiétante résurgence de la menace sécuritaire à Yalinga

Dans la nuit du 24 au 25 juin 2026, une dizaine de personnes, majoritairement des jeunes, ont été enlevées dans la sous-préfecture de Yalinga, dans la Haute-Kotto, par des individus présentés comme des éléments présumés de la LRA de Joseph Kony.

 

Les habitants de Yalinga se sont réveillés sous le choc au lendemain d’une attaque qui rappelle les heures les plus sombres vécues dans cette partie orientale de la Centrafrique. Selon des informations locales, une dizaine de personnes ont été emmenées de force par des hommes armés identifiés comme des présumés combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), mouvement historiquement associé au chef rebelle ougandais Joseph Kony.

Les victimes seraient en majorité des jeunes, dont le sort demeure encore incertain au moment où les recherches et les alertes communautaires se multiplient.

La sous-préfecture de Yalinga n’en est pas à son premier épisode de violence attribué à la LRA. Cette zone reculée de la Haute-Kotto a déjà connu plusieurs incursions armées, avec des enlèvements de civils et des pillages ayant durablement affecté les populations locales.

Malgré l’affaiblissement annoncé de ce groupe au fil des années, des observateurs sécuritaires estiment que des cellules mobiles continuent d’opérer dans certaines zones frontalières difficiles d’accès entre la Centrafrique, le Soudan et les espaces voisins.

Cet enlèvement collectif relance le débat sur la sécurisation des zones rurales éloignées des grands centres administratifs. À Yalinga, l’éloignement géographique, l’état des voies d’accès et la faible présence permanente des forces de sécurité compliquent souvent les interventions rapides.

Face à cette nouvelle alerte, les populations locales attendent une réaction coordonnée des autorités nationales, des forces présentes sur le terrain ainsi que des partenaires humanitaires afin d’obtenir la libération des personnes enlevées et renforcer les mécanismes de protection.

RCA-Nana-Mambéré : protestation contre les activités d’exploitation de Huayi Investment

Le mardi 23 juin, une partie des populations locales est descendue dans la rue pour protester contre les activités d’exploitation menées par la société chinoise Huayi Investment.

 

Les habitants des communes de Zotoua-Banguerem et de Yoro-Samba-Bogoulo ont exprimé leur mécontentement face aux conséquences qu’ils attribuent aux opérations minières conduites par la société Huayi Investment. À travers cette mobilisation, les populations entendent attirer l’attention des autorités sur ce qu’elles considèrent comme une dégradation progressive de leur cadre de vie.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les activités d’exploitation auraient provoqué une altération des sols, la détérioration de certaines zones agricoles ainsi que des impacts sur les ressources naturelles utilisées au quotidien par les communautés riveraines. Les manifestants évoquent également des inquiétudes liées à la préservation des cours d’eau et à l’équilibre environnemental de la région.

Au-delà des préoccupations écologiques, les populations dénoncent surtout le non-respect présumé du cahier des charges liant l’entreprise aux communautés locales. Elles estiment que les engagements annoncés en faveur du développement local notamment dans les domaines des infrastructures communautaires, de l’emploi ou encore de l’amélioration des conditions de vie, restent insuffisamment visibles sur le terrain.

Lors du mouvement de protestation, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer une intervention des autorités compétentes afin qu’un dialogue soit engagé entre les différentes parties. Les habitants demandent notamment une évaluation des impacts des activités minières et un suivi plus rigoureux des obligations contractuelles de l’entreprise.

RCA : le gouvernement adopte le Plan national de prévention et de riposte contre Ebola

Le document stratégique a été élaboré pour anticiper toute menace de propagation sur le territoire national.

 

Réuni à Bangui, le gouvernement a officiellement adopté le Plan national de prévention et de riposte contre la maladie à virus Ebola. Composé de près de 200 points d’action, ce plan définit les mesures prioritaires à mettre en œuvre afin de protéger les populations et garantir une réponse rapide en cas d’apparition de cas suspects. Il prévoit notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique aux frontières, l’amélioration des capacités de prise en charge sanitaire, la mobilisation des ressources humaines et matérielles ainsi que l’intensification des campagnes de sensibilisation.

Les autorités centrafricaines soulignent que cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention proactive face au contexte sanitaire régional, marqué par la vigilance autour des maladies à potentiel épidémique.

À travers cette adoption, le gouvernement entend assurer une meilleure coordination entre les institutions nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs communautaires afin de limiter tout risque d’introduction et de propagation du virus dans le pays.

Ce plan constitue désormais la feuille de route nationale pour préserver la sécurité sanitaire et renforcer la résilience du système de santé centrafricain.

Volleyball : la RCA qualifiée pour le Championnat d’Afrique de la zone 4

Pays organisateur de cette compétition qualificative, la RCA a officiellement décroché son billet à la suite du forfait de dernière minute de la République du Congo, unique autre nation engagée dans le tournoi.

 

La République centrafricaine participera au Championnat d’Afrique de volleyball de la zone 4 grâce à une qualification obtenue dans des circonstances particulières. Le retrait des Diables Rouges a ainsi ouvert la voie aux Fauves de Bas-Oubangui, qui représenteront désormais la sous-région lors de cette échéance continentale. Une qualification qui, bien qu’acquise sans confrontation sportive, reste une opportunité importante pour le développement et le rayonnement du volleyball centrafricain.

Pour les responsables sportifs centrafricains, cette présence au rendez-vous continental constitue un levier supplémentaire pour renforcer la compétitivité de la discipline et valoriser les efforts engagés dans l’encadrement des athlètes.

Le président de la Fédération centrafricaine de volleyball, Paul Crescent Beninga, s’est félicité de cette qualification qui permettra à la sélection nationale de poursuivre sa préparation et de défendre les couleurs de la République centrafricaine sur la scène africaine.

Cette qualification place désormais les Fauves de Bas-Oubangui face à un nouveau défi, transformer cette opportunité en performance sportive lors du Championnat d’Afrique.

 

 

RCA : le Comité national de crise renforce le dispositif de prévention contre le risque Ebola

Une réunion a rassemblé les plus autorités du pays ainsi que les partenaires techniques et financiers engagés dans la réponse sanitaire.

 

Le Comité national de crise s’est réuni le 23 juin à la Cité des Chefs d’État afin d’évaluer et consolider les mesures de prévention face à une éventuelle introduction de la maladie à virus Ebola sur le territoire centrafricain.

Cette réunion stratégique a rassemblé les plus autorités du pays ainsi que les partenaires techniques et financiers engagés dans la réponse sanitaire. Aux côtés du Président de la République figuraient notamment le Premier ministre Félix Moloua, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse, les responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que les représentants des organisations partenaires, dont l’Organisation mondiale de la Santé.

Dans son intervention, le Chef de l’État a tenu à rassurer sur la situation sanitaire nationale, rappelant qu’aucun cas d’Ebola n’a été enregistré en République centrafricaine à ce jour. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’anticiper tout risque, au regard de l’évolution de la situation épidémiologique dans les pays voisins, notamment en République démocratique du Congo et en Ouganda.

Face à ce contexte régional, les autorités ont décidé de renforcer la vigilance sanitaire à travers une intensification de la surveillance épidémiologique, le contrôle aux frontières et le déploiement d’actions de sensibilisation auprès des populations, particulièrement dans les zones frontalières considérées comme les plus exposées.

Moment central de cette session, le Directeur général de l’Épidémiologie et de la Lutte contre la Maladie a présenté le Plan national de préparation et de riposte. Structuré autour de cinq axes stratégiques, ce dispositif vise à améliorer les capacités nationales de prévention, de détection précoce et de réponse rapide en cas d’alerte. Le document a été validé par le Comité national de crise, marquant une étape importante dans le renforcement de la résilience sanitaire du pays.

Clôturant les travaux, le Président Faustin Archange Touadéra a fixé des orientations précises aux différentes parties prenantes afin d’assurer une mise en œuvre rapide des décisions arrêtées.

« L’obligation des résultats sur le terrain, l’appui effectif de nos partenaires et le soutien logistique de la MINUSCA doivent se traduire sans délai par la mise à disposition d’équipements médicaux d’urgence dans les 200 points de contrôles frontaliers du pays », a déclaré le Chef de l’État.

Qualifiant la situation d’« urgence de prévention majeure », le Président de la République a appelé à une mobilisation générale pour empêcher toute introduction du virus Ebola sur le territoire national et préserver la sécurité sanitaire des populations.