RCA-Yaloké : 180 ex-combattants engagés sur la voie de la réinsertion sociale

Le gouvernement avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, poursuit ses efforts en faveur de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale à travers un projet de réinsertion destiné aux ex-combattants issus des groupes armés.

 

Mis en œuvre dans la localité de Yaloké, située dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, ce programme concerne au total 180 bénéficiaires engagés dans un parcours de formation socioprofessionnelle visant à faciliter leur retour à une vie civile stable et productive.

Financé par la Banque mondiale, ce projet s’étend sur une durée de six mois et entend offrir aux participants des compétences pratiques dans différents domaines d’activité, afin de favoriser leur insertion économique et réduire les risques de retour aux dynamiques de violence.

À travers cette initiative, les autorités centrafricaines ambitionnent de transformer les anciens acteurs des conflits en véritables acteurs du développement local. Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, le programme met également l’accent sur l’accompagnement social, la responsabilisation et le renforcement du vivre-ensemble.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté du gouvernement de soutenir les processus de paix et de stabilisation engagés dans plusieurs régions du pays, en créant des opportunités concrètes pour les populations affectées par les crises successives.

Pour les bénéficiaires, cette formation représente une opportunité de reconstruire leur avenir et de retrouver une place active au sein de leurs communautés.

RCA : le personnel de l’imprimerie réclame 30 mois d’arriérés de salaires

La tension est montée d’un cran ce lundi dans les locaux de l’Imprimerie centrafricaine (ICA), où des employés ont observé un mouvement de colère pour réclamer le paiement de 30 mois d’arriérés de salaires.

 

Munis de pancartes et déterminés à faire entendre leurs revendications, les travailleurs dénoncent une situation devenue, selon eux, insoutenable. Plusieurs affirment ne plus être en mesure de répondre aux besoins essentiels de leurs familles après plus de deux années sans rémunération régulière.

Face aux protestations, le gouvernement a indiqué que la gestion du dossier relève désormais de Dauphin Royal, entreprise chargée de reprendre et de relancer les activités de l’ICA dans le cadre du processus de restructuration engagé depuis plusieurs mois.

Pour les employés, ce renvoi de responsabilité ne répond pas à l’urgence sociale qu’ils traversent. Ils appellent les autorités publiques ainsi que le repreneur à clarifier rapidement les engagements pris concernant le règlement des salaires impayés et l’avenir du personnel.

Cette nouvelle mobilisation intervient dans un contexte déjà marqué par des mouvements sociaux antérieurs au sein de l’Imprimerie centrafricaine. Dès 2024, les salariés avaient déjà engagé plusieurs actions pour dénoncer l’accumulation des retards de paiement et demander l’accélération du processus de restructuration.

RCA-Baccalauréat 2026 : les épreuves écrites lancées

Les épreuves écrites du Baccalauréat, session de juin 2026, ont officiellement débuté ce lundi 22 juin sur l’ensemble du territoire national avec les candidats des séries techniques et professionnelles.

 

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale, 3.278 candidats prennent part à cette session pour les filières techniques et professionnelles. Répartis dans différents centres d’examen, les élèves affrontent plusieurs jours d’épreuves destinées à évaluer les compétences acquises tout au long de leur parcours de formation.

Les autorités éducatives ont assuré avoir pris les dispositions nécessaires afin de garantir le bon déroulement des examens, notamment en matière d’organisation, de sécurisation des centres et de respect des règles encadrant les épreuves.

De leur côté, les candidats au baccalauréat général entreront en compétition à partir du mardi 23 juin, avec l’ambition de décrocher le précieux diplôme ouvrant les portes de l’enseignement supérieur et de nombreuses opportunités professionnelles.

Comme chaque année, cette période constitue un moment décisif pour des milliers de jeunes et leurs familles, dans un contexte où les attentes restent fortes autour de la qualité de l’enseignement et de la réussite scolaire.

RCA-Rentrée judiciaire 2026-2027 : vers une justice plus forte et plus moderne

La rentrée judiciaire des Cours et Tribunaux de la République centrafricaine s’est tenue ce vendredi 19 juin 2026, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

 

Cette cérémonie solennelle a rassemblé plusieurs hautes personnalités de l’État, parmi lesquelles le Président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, le Premier ministre Félix Moloua, le Gouverneur de la région du Bas-Oubangui, ainsi que des membres du Gouvernement, du Cabinet présidentiel, du Corps judiciaire et du Corps diplomatique.

Moment fort de cette rentrée judiciaire, le réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation, Flammarion Goba, a permis de dresser le bilan des activités judiciaires pour l’exercice 2025-2026. Dans son intervention, il a particulièrement insisté sur le rôle stratégique de la Cour des comptes dans le contrôle et la transparence de la gestion des finances publiques.

Le Procureur général a toutefois relevé plusieurs défis qui freinent encore le fonctionnement optimal de cette juridiction, notamment le manque de moyens matériels et institutionnels. Il a ainsi plaidé pour un renforcement des capacités afin de permettre à cette institution d’exercer pleinement sa mission de contrôle des biens et ressources de l’État.

Au-delà du bilan présenté, cette rentrée judiciaire 2026-2027 s’est inscrite dans une dynamique de consolidation de l’État de droit. Les différentes interventions ont mis en avant la nécessité de renforcer les institutions judiciaires, d’intensifier la lutte contre l’impunité, d’accélérer la modernisation de l’appareil judiciaire et d’adapter la justice centrafricaine aux exigences contemporaines.

Réforme douanière : la modernisation au service de la mobilisation des recettes publiques

La Direction générale des douanes engage une nouvelle phase de modernisation afin de renforcer la collecte des recettes publiques et corriger les dysfonctionnements qui affectent encore les performances de l’administration douanière.

 

Portée par une série de réformes appuyées par la Banque mondiale, cette dynamique vise à instaurer une administration plus efficace, plus transparente et davantage adaptée aux exigences actuelles du commerce et de la gouvernance économique.

Au cœur de cette transformation figurent plusieurs innovations technologiques, notamment l’échange informatisé de données et l’introduction de scanners destinés au contrôle des marchandises à dédouaner. Ces outils permettront d’améliorer le suivi des opérations, de réduire les délais de traitement et de limiter les risques de fraude ou de sous-évaluation des marchandises.

Selon Frédéric Théodore Inamo, directeur général des douanes, ces réformes répondent à une nécessité stratégique : moderniser les procédures en corrigeant leurs faiblesses structurelles, renforcer la transparence dans le traitement des opérations douanières et lutter efficacement contre les pratiques qui fragilisent les capacités de recouvrement des recettes de l’État.

RCA : la Cour pénale spéciale expose les charges contre François Bozizé et ses coaccusés

François Bozizé, Vianney Semndiro, Firmin Junior Danboy et Eugène Ngaïkoisset sont poursuivis pour des faits qualifiés de crimes contre l’humanité qui auraient été commis entre février 2009 et mars 2013 dans plusieurs localités du pays, notamment Bangui, Bouar et Bossembélé.

 

Au cours de l’audience consacrée à l’exposé des faits, le parquet spécial a présenté l’ancien président de la République, François Bozizé, jugé par contumace, comme la figure centrale de ce dossier judiciaire à forte portée historique. Selon l’accusation, celui qui exerçait simultanément les fonctions de chef de l’État et de ministre de la Défense disposait d’un contrôle direct sur le centre d’instruction militaire de Bossembélé, présenté comme un lieu de détention destiné à des personnes considérées comme des opposants au régime.

Le parquet soutient que plusieurs arrestations, détentions et actes de violence auraient été ordonnés ou tolérés dans ce cadre. Parmi les faits évoqués figurent notamment l’assassinat présumé de Charles Massi, coordonnateur de la Convention des patriotiques pour la justice et la paix (CPJP), ainsi que celui de Hassan Ousmane, accusé à l’époque de liens avec des groupes rebelles.

L’accusation évoque également l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’implication dans l’incendie du supermarché Rayan en 2010 ainsi que celle de cinq agents des douanes affectés à Bouar. Selon le ministère public, ces détenus auraient ensuite été transférés à Bossembélé où ils auraient subi des conditions de détention particulièrement difficiles, marquées par des actes présumés de torture et de mauvais traitements.

À la lumière de ces éléments, la CPS retient contre François Bozizé plusieurs chefs d’accusation, notamment des meurtres, actes de torture, disparitions forcées ainsi que des traitements inhumains et dégradants, constitutifs de violations du droit international.

Les trois autres accusés comparaissent quant à eux en qualité d’auteurs ou de co-auteurs présumés. Le parquet estime qu’en raison de leurs fonctions au sein du centre d’instruction militaire de Bossembélé, ils disposaient de l’autorité nécessaire pour empêcher ou faire cesser les exactions dénoncées, sans avoir pris les mesures attendues.

RCA : des poursuites contre des personnalités soupçonnées de projet de déstabilisation

Le parquet près le Tribunal de grande instance de Bangui a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires visant plusieurs personnalités soupçonnées d’être impliquées dans un présumé projet de coup d’État contre les institutions de la République.

 

Dans un communiqué officiel diffusé à la télévision nationale, le ministère public a cité les noms d’Abdoul Karim Meckassoua, Alexandre Ferdinand Nguendet, Abakar Sabone, Danzoumi Yalo, Nour Gregaza, Arda ainsi que Denise Madina Dukué comme étant concernés par cette procédure judiciaire.

Selon le parquet, les éléments recueillis dans le cadre des investigations auraient conduit à engager des actions judiciaires afin d’établir les responsabilités éventuelles de chaque personne mise en cause, dans le strict respect des procédures prévues par la loi.

Les autorités judiciaires ont également lancé un appel à la vigilance citoyenne. Elles invitent la population à signaler toute personne susceptible d’être liée aux présumés commanditaires de cette affaire et exhortent les citoyens à ne pas céder aux rumeurs, aux manipulations ou aux tentatives de désinformation.

Cette annonce intervient dans un contexte où les questions de sécurité et de stabilité institutionnelle demeurent au cœur des préoccupations nationales. À ce stade, aucune décision de justice n’a encore été rendue et les personnes citées bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue de la procédure.

L’évolution de cette affaire devrait être suivie de près dans les prochains jours, alors que l’opinion publique attend davantage de précisions sur les faits reprochés et les suites judiciaires qui seront engagées.

RCA : le Président Touadéra échange avec les chefs des instances judiciaires

Le chef de l’Etat a accordé une audience mercredi 17 juin, au palais présidentiel à une délégation des chefs des instances judiciaires du pays.

 

Conduite par le Premier Président de la Cour de cassation, Sylvain Nestor Emmanuel Sanze, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation du dialogue entre les institutions républicaines, avec pour objectif de renforcer la coopération entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

Au cœur des échanges figurait notamment la préparation de la prochaine rentrée judiciaire des cours et tribunaux de la République centrafricaine, étape essentielle pour garantir le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire et poursuivre les efforts engagés en faveur d’une justice plus efficace et accessible.

À l’issue de l’audience, le Procureur général près la Cour de cassation, Flammarion Goba, a salué la qualité des discussions tenues avec le Chef de l’État. Selon lui, cette rencontre a permis d’instaurer un dialogue constructif autour des priorités institutionnelles et de mieux appréhender la vision politique du Président de la République concernant l’évolution du secteur judiciaire dans le cadre de la 7ᵉ République.

Cette séance de travail illustre la volonté des autorités centrafricaines de maintenir un cadre de concertation permanent entre les différentes institutions de l’État afin de consolider l’État de droit et renforcer la confiance des citoyens envers la justice.

Le Président de la République était assisté pour cette audience du Ministre d’État, Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Obed Namsio.

Affaire « Bossembélé » : le procès de François Bozizé suspendu

Ouvert le 16 juin devant la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui, le procès dans l’affaire dite « Bossembélé » a connu une première suspension après les audiences inaugurales.

 

Au cœur de cette procédure judiciaire figure l’ancien président centrafricain François Bozizé, poursuivi pour des faits présumés de crimes contre l’humanité commis entre 2009 et 2013. Installé en exil en Guinée-Bissau, l’ex-chef de l’État est jugé par contumace, conformément aux dispositions applicables devant la juridiction spéciale.

L’affaire dite « Bossembélé » porte sur des exactions présumées attribuées à des membres des forces de sécurité de l’époque dans plusieurs localités, notamment Bangui, Bossembélé et Bouar. Les accusations évoquées au cours de l’instruction comprennent notamment des meurtres, des actes de torture, des disparitions forcées ainsi que des violences sexuelles.

Dès l’ouverture des audiences, la Cour a procédé à la lecture des charges et à l’examen de premières requêtes soulevées par la défense. Malgré plusieurs objections juridiques formulées par les avocats des accusés, la Chambre d’assises a décidé de poursuivre la procédure.

Ce procès est considéré comme l’un des plus sensibles jamais examinés par la Cour pénale spéciale, juridiction hybride créée avec l’appui des Nations unies pour juger les crimes les plus graves commis sur le territoire centrafricain. Pour de nombreuses victimes et organisations de défense des droits humains, cette affaire représente un test majeur pour la crédibilité de la justice et la reconnaissance des souffrances endurées.

Alors que l’attention reste tournée vers la reprise des audiences prévue jeudi prochain, l’affaire continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique centrafricaine, entre attentes de justice, exigences de vérité et respect des droits de la défense.

RCA : Prisca Roseline Mano élue maire de Bangui

À l’issue du vote des conseillers municipaux, la candidate soutenue par le parti au pouvoir s’est imposée pour conduire les destinées de la capitale centrafricaine.

 

Une nouvelle page s’ouvre pour la capitale centrafricaine. Prisca Roseline Mano vient d’être élue maire de la ville Bangui. Cette élection revêt une portée particulière puisqu’elle intervient après le retour des élections locales et consacre, pour la première fois depuis longtemps, une femme à la tête de la municipalité de Bangui. Face à une concurrence fortement médiatisée, le scrutin a mobilisé plus de soixante conseillers municipaux appelés à désigner le nouvel exécutif communal.

Issue du monde de l’entrepreneuriat et de la gestion, Prisca Roseline Mano a construit sa campagne autour d’un projet axé sur la transformation urbaine, la salubrité publique, l’amélioration des infrastructures et la modernisation des services municipaux. Son ambition affichée est de faire de Bangui une capitale plus propre, plus attractive, plus sécurisée et tournée vers l’efficacité administrative.

Dans son nouveau rôle, plusieurs défis l’attendent notamment améliorer la gestion des déchets, renforcer la mobilité urbaine, moderniser les services de proximité et répondre aux attentes des habitants après plusieurs décennies marquées par l’absence d’élections locales.

Cette victoire ouvre désormais une phase d’action et de résultats pour la nouvelle équipe municipale. Les regards sont désormais tournés vers les premières décisions de la nouvelle maire, qui devra rapidement traduire ses engagements de campagne en réalisations concrètes pour redonner un nouvel élan à la capitale centrafricaine.