Face aux conséquences de la hausse des prix du carburant sur les conditions de vie des populations, l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme appelle les autorités à privilégier le dialogue.
La hausse des prix du carburant continue d’alimenter les tensions en République centrafricaine. Dans un communiqué publié le 22 octobre, l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH) exprime ses inquiétudes quant aux répercussions de cette mesure sur les conditions de vie de la population. L’organisation plaide pour une baisse des prix à la pompe et réclame la libération des leaders de la société civile interpellés dans un contexte de contestation sociale.
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Cette prise de position intervient alors que la hausse des prix des hydrocarbures suscite une mobilisation de plusieurs organisations de la société civile. Le 12 octobre, une journée dite « ville morte » a été organisée pour protester contre cette augmentation et ses conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages.
Au-delà de la question du carburant, l’OCDH met l’accent sur la nécessité de privilégier la concertation pour sortir de la crise. L’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités afin de rechercher une solution susceptible d’alléger les charges qui pèsent sur les populations.
La question des arrestations constitue également une préoccupation majeure. Plusieurs responsables de la société civile ont été interpellés après la mobilisation du 12 octobre. Leurs arrestations ont suscité des appels à leur libération, notamment lors d’une rencontre entre le président Faustin-Archange Touadéra et des représentants d’organisations de la société civile, le 21 octobre à Bangui.
Au cours de cette rencontre, les représentants ont plaidé pour la libération de leurs collègues et la mise en place d’un cadre de concertation avec les pouvoirs publics. Le chef de l’État a, pour sa part, invoqué le principe de la séparation des pouvoirs, soulignant que les personnes concernées étaient entre les mains de la justice.
L’OCDH rejoint ainsi les voix qui appellent à une réponse concertée aux préoccupations sociales. La baisse des prix du carburant et la libération des responsables arrêtés demeurent au cœur des revendications, dans un contexte où les difficultés économiques alimentent les tensions entre les autorités et une partie de la société civile.




