RCA : Bangui renforce son partenariat avec les Emirats arabes

Un nouveau protocole d’accord a été signé, le 30 juillet à Bangui, avec la société émiratie Transland afin de développer la finance digitale, le land banking et de soutenir les grands projets d’infrastructures du pays.

 

Le ministre chargé de la Coordination de la Cellule des grands travaux et des investissements stratégiques, Pascal Bida Koyagbélé, a signé, le 30 juillet à Bangui, un mémorandum d’entente avec la société émiratie Transland.

Spécialisée dans la finance digitale et le land banking, l’entreprise entend accompagner la République centrafricaine dans la mobilisation d’investissements destinés à soutenir les projets structurants du pays. Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de coopération déjà engagée entre Bangui et Abu Dhabi.

Selon le ministre Pascal Bida Koyagbélé, ce protocole d’accord permettra de mobiliser de nouveaux financements stratégiques tout en accélérant la réalisation des grands projets d’infrastructures. Le développement de la finance digitale et la modernisation de la gestion foncière figurent parmi les principaux axes de cette collaboration.

Pour les autorités centrafricaines, cette coopération constitue également un moyen de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux et d’accompagner la transformation économique engagée.

RCA-MINUSCA : les commandants appelés à repenser la protection des civils

Un atelier de trois jours réunissant les commandants d’unités et de contingents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) s’est ouvert, ce 30 juillet à Bangui.

 

La rencontre vise à adapter les méthodes d’intervention de la mission afin de maintenir un niveau élevé de protection des civils, malgré la diminution progressive de ses effectifs.

Présidant l’ouverture des travaux, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Mohamed Ag Ayoya, a insisté sur la nécessité d’adopter une approche plus souple, coordonnée et efficace. Selon lui, la réduction des troupes impose une réorganisation des opérations, fondée sur une meilleure anticipation des menaces, une coordination renforcée entre les contingents et une utilisation plus optimale des ressources disponibles.

Pendant trois jours, les responsables militaires examineront les défis sécuritaires actuels et définiront une nouvelle méthode de travail intégrée, capable de répondre plus rapidement aux besoins des populations tout en préservant les acquis enregistrés sur le terrain.

Cet atelier s’inscrit dans le processus d’adaptation de la MINUSCA au contexte sécuritaire centrafricain. L’objectif est de garantir que, malgré des moyens humains réduits, la mission demeure pleinement en mesure d’assurer son mandat prioritaire qui est la protection des civils et l’appui à la stabilisation du pays.

RCA-PROVIR : le gouvernement veut accélérer les chantiers dans les villes bénéficiaires

Réuni en session ordinaire, le Comité national de pilotage du Projet des villes inclusives et résilientes (PROVIR) a dressé le bilan du premier semestre 2026.

 

Le Comité national de pilotage (COPIL) du Projet des villes inclusives et résilientes (PROVIR) s’est réuni, le 29 juillet, à Bangui. Présentant le bilan du premier semestre 2026, le coordonnateur du projet, Alban Patrick Dellet, a indiqué que les activités se sont principalement concentrées sur les études préparatoires et l’exécution du Plan de travail et budget annuel (PTBA). Selon lui, l’enjeu est désormais d’accélérer la phase opérationnelle afin de respecter les échéances du projet.

« Nous sommes à 100 jours du lancement du deuxième décaissement. L’objectif est que les villes sentent l’impact du projet », a-t-il déclaré.

À Bangui, le responsable du PROVIR a annoncé le démarrage imminent des travaux de clôture des trois principaux collecteurs destinés à réduire les risques d’inondation, un défi récurrent pour la capitale centrafricaine.

À Berberati, les interventions porteront notamment sur l’assainissement, l’aménagement des marchés et des espaces publics. Le processus de décaissement destiné à financer la réhabilitation des rues est également engagé.

La rencontre a été présidé par du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba. Etaient également présent à cette session le ministre de l’Urbanisme et de la Ville, Hassan Bouba, ainsi que du ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse.

Au cours des échanges, le ministre Marc Mandaba a demandé aux équipes du projet d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues au second semestre. De son côté, Hassan Bouba a insisté sur l’urgence d’intensifier les travaux d’aménagement urbain et de voirie dans les villes concernées, tandis que Pierre Somse a appelé à renforcer les interventions en faveur de Berberati.

À l’issue de la réunion, les membres du Comité national de pilotage ont recommandé un renforcement de la coordination entre les acteurs du projet ainsi qu’une accélération des procédures de passation des marchés, afin d’améliorer le rythme d’exécution du PTBA 2026 et de garantir des résultats visibles pour les populations bénéficiaires.

Corridor Douala-Bangui : 238 milliards de FCFA pour moderniser un axe du commerce régional

Le Cameroun lance la première phase du Programme d’aménagement du corridor économique Douala-Bangui (PACE-DB).

 

Le ministère camerounais des Travaux publics a lancé la première phase du Programme d’aménagement du corridor économique Douala-Bangui (PACE-DB), un projet structurant doté d’une enveloppe de 238 milliards de FCFA destinée à réhabiliter la Route nationale n°3 (RN3) et à renforcer les infrastructures logistiques reliant le port de Douala à la capitale centrafricaine.

À travers la publication d’un avis général de passation de marchés, les autorités camerounaises donnent le coup d’envoi du chantier sur la partie camerounaise de ce corridor stratégique. Les travaux visent à améliorer l’état de la RN3, principal axe de transit des marchandises entre le Cameroun et la République centrafricaine, tout en modernisant les plateformes logistiques qui soutiennent les échanges commerciaux.

Véritable colonne vertébrale du commerce sous-régional, le corridor Douala-Bangui constitue la principale porte d’accès maritime de la République centrafricaine. Son amélioration devrait permettre de fluidifier le transport des marchandises, de réduire les délais de transit et les coûts logistiques, tout en renforçant la sécurité des usagers.

Au-delà des retombées économiques attendues, ce programme devrait également favoriser une meilleure intégration régionale, stimuler les échanges entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et améliorer les conditions de vie des populations installées le long de cet axe.

RCA-Bangui : le gouvernement déclenche des mesures d’urgence après les inondations

À la suite des fortes pluies qui ont frappé la capitale centrafricaine mardi 28 juillet, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, le gouvernement a engagé des interventions d’urgence afin de limiter les dégâts et prévenir les risques sanitaires.

 

Les intempéries ont perturbé la circulation et affecté de nombreux habitants, confrontés à la montée des eaux et à la stagnation des eaux de pluie dans plusieurs zones de Bangui. Pour évaluer l’ampleur de la situation, le ministre de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de l’Habitat et de la Ville, Hassane Bouba, s’est rendu sur les principaux sites sinistrés. La visite a notamment conduit la délégation à l’ancienne brasserie Mocaf, à la ruelle de la Brigade criminelle et du Grand Café, aux marchés Miskine, Petevo et Kokoro de Petevo, ainsi qu’au niveau de M’Poko Bac, sur l’axe menant vers Bimbo.

Sur le terrain, les autorités ont dressé un constat préoccupant. De nombreux caniveaux sont obstrués par des déchets, empêchant l’évacuation normale des eaux de pluie. Cette situation, aggravée par l’insuffisance des infrastructures de drainage, favorise les inondations récurrentes et expose les populations à des risques sanitaires accrus.

En réponse, le ministère a annoncé le déploiement, dès ce mercredi, de ses équipes techniques et de l’ensemble des moyens disponibles pour mener des opérations d’urgence. Les travaux porteront notamment sur le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets et le rétablissement de l’écoulement des eaux afin de réduire les risques de nouvelles inondations.

Au-delà des interventions immédiates, les autorités appellent les habitants à faire preuve de civisme en s’abstenant de jeter des déchets dans les ouvrages d’assainissement. Elles estiment que la préservation des réseaux de drainage constitue un levier essentiel pour prévenir les inondations et améliorer durablement le cadre de vie dans la capitale.

RCA : une enquête d’ASF met en lumière les défis liés aux mineurs en prison

Les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires, en particulier celles concernant les mineurs, demeurent préoccupantes.

 

C’est le principal constat qui ressort d’une enquête menée par l’ONG Avocats Sans Frontières (ASF) et présentée en juillet. Me Claudine Bagaza-Dini, avocate au Barreau de Centrafrique, analyse les enseignements de cette étude et les défis qu’elle soulève pour le système judiciaire centrafricain.

L’enquête met en évidence plusieurs insuffisances dans la prise en charge des enfants privés de liberté, notamment la vétusté des infrastructures, le manque d’espaces adaptés aux mineurs, l’insuffisance de l’accompagnement éducatif et psychosocial, ainsi que le recours fréquent à la détention provisoire. Ces réalités interrogent le respect des droits de l’enfant et des normes nationales et internationales en matière de justice juvénile.

Pour Me Claudine Bagaza-Dini, cette étude constitue un outil essentiel pour nourrir le débat sur la réforme du système pénitentiaire. Elle souligne que la privation de liberté des mineurs doit demeurer une mesure exceptionnelle et rappelle l’importance de privilégier des alternatives favorisant leur réinsertion sociale.

L’avocate revient également sur les principales recommandations formulées par ASF. Celles-ci portent notamment sur l’amélioration des conditions de détention, le renforcement des garanties procédurales pour les enfants en conflit avec la loi, la réduction de la détention préventive et le développement de mécanismes de protection adaptés aux mineurs.

RCA-Journée mondiale de lutte contre l’hépatite : le Dr Pierre Somsé appelle à se faire dépister

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite virale, célébrée chaque 28 juillet à l’initiative de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Pierre Somsé, a lancé un appel à la mobilisation générale en faveur du dépistage et de la prévention.

 

Dans une déclaration rendue publique le 27 juillet, le membre du gouvernement a exhorté les Centrafricains à connaître leur statut afin de détecter précocement d’éventuelles infections et d’accéder rapidement à une prise en charge adaptée. Cette édition 2026 est placée sous le thème : « Connaître la maladie pour mieux la combattre », un message qui met en avant l’importance du dépistage comme première étape dans la lutte contre les hépatites virales.

Le ministère de la Santé publique rappelle que ces maladies, souvent silencieuses durant de nombreuses années, peuvent entraîner de graves complications lorsqu’elles ne sont pas diagnostiquées à temps. Pourtant, elles sont largement évitables grâce à la vaccination, au dépistage précoce, au respect des mesures d’hygiène et à une prise en charge médicale appropriée.

Les autorités sanitaires entendent à travers cette campagne de sensibilisation, renforcer les efforts engagés pour réduire la propagation des hépatites virales en République centrafricaine et encourager la population à adopter des comportements favorables à la protection de leur santé.

RCA : les députés dénoncent une flambée des prix du carburant

Lors de l’adoption de la loi portant réorganisation du secteur pétrolier, le 13 juillet dernier, plusieurs députés ont tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés d’approvisionnement et les coûts jugés excessifs supportés par les populations.

 

La hausse des prix du carburant dans les villes de l’intérieur de la République centrafricaine suscite de vives inquiétudes. Selon les élus, dans certaines localités, le litre de carburant est vendu entre 3 000 et 5 000 francs CFA, voire davantage, un niveau bien supérieur aux prix pratiqués à Bangui. Cette situation pénalise fortement les ménages, les transporteurs, les commerçants et les agriculteurs, tout en renchérissant le coût des produits de première nécessité.

Au cours des débats parlementaires, plusieurs députés ont attribué cette flambée à l’insuffisance des infrastructures de distribution dans les provinces et aux difficultés d’approvisionnement. Certains ont plaidé pour le retour du transport fluvial des produits pétroliers, considéré comme moins coûteux, tandis que d’autres ont demandé la reconstruction des stations-service détruites ou abandonnées dans plusieurs préfectures afin d’améliorer la disponibilité du carburant sur l’ensemble du territoire.

Les parlementaires ont également appelé le gouvernement à mieux encadrer les opérateurs du secteur et à garantir un approvisionnement régulier des villes de l’intérieur. Ils estiment que l’accès au carburant constitue un enjeu majeur pour le développement économique et la mobilité des populations.

Adoptée à l’unanimité, la nouvelle loi sur la réorganisation du secteur pétrolier vise notamment à renforcer la régulation, améliorer la gouvernance des hydrocarbures, sécuriser les circuits d’approvisionnement et créer une autorité de régulation chargée de veiller à la transparence et au bon fonctionnement du secteur. Les autorités espèrent que cette réforme contribuera, à terme, à réduire les dysfonctionnements qui affectent depuis plusieurs années l’approvisionnement en carburant à travers le pays.

RCA : sept morts dont cinq enfants dans un accident de la circulation

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet 2026 à Samba, localité située à 17 kilomètres de Bangui sur l’axe menant à Mbaïki.

 

Le drame est survenu aux environs de 2 heures du matin sur une portion de route actuellement en réhabilitation dans le cadre des travaux du corridor 13. Les circonstances exactes de l’accident restent à établir, mais ce nouveau drame remet en lumière les risques liés à la circulation sur cet axe en chantier.

Route stratégique reliant Bangui au sud-ouest du pays, le tronçon de Samba est devenu le théâtre d’accidents à répétition. Chaque semaine, des collisions ou sorties de route y sont enregistrées, avec un lourd tribut en vies humaines.

Cette recrudescence est particulièrement préoccupante en cette période de récolte des chenilles, marquée par une forte augmentation du trafic des moto-taxis. Ces derniers empruntent massivement cet itinéraire, souvent dans des conditions de sécurité précaires, favorisant les accidents.

Face à cette situation, de nombreuses voix appellent à un renforcement des mesures de sécurité sur les zones de travaux, notamment par une meilleure signalisation, un contrôle accru des usagers de la route et une sensibilisation des conducteurs. L’objectif est de prévenir de nouveaux drames sur cet axe essentiel pour les échanges entre Bangui et les localités du sud-ouest de la République centrafricaine.

Réfugiés centrafricains au Soudan : des milliers de vies oubliées au Darfour

Installés depuis plusieurs années dans la région du Darfour, au Soudan, plus de 6 790 réfugiés centrafricains vivent dans des conditions de plus en plus précaires.

 

Les réfugiés centrafricains établis dans la région soudanaise du Darfour traversent une situation humanitaire préoccupante. Estimée à plus de 6 790 personnes, cette communauté fait face à de graves difficultés, marquées notamment par un accès limité aux services de santé et une assistance humanitaire devenue insuffisante.

Selon leur président, Ngabo Ali Taba-Salleh, les besoins des réfugiés ne cessent de croître alors que les réponses se font attendre. Il affirme que plusieurs démarches ont été entreprises auprès des organisations humanitaires et des partenaires intervenant dans la région afin d’obtenir un soutien plus conséquent. Jusqu’à présent, ces sollicitations n’ont cependant donné lieu à aucune réponse concrète.

Cette absence d’assistance accentue la vulnérabilité des familles, déjà fragilisées par des années d’exil. Les difficultés d’accès aux soins exposent particulièrement les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades chroniques, tandis que les ressources disponibles s’amenuisent.

Face à cette situation, les représentants des réfugiés appellent les organisations humanitaires, les autorités compétentes et les partenaires internationaux à renforcer leur mobilisation afin de répondre aux besoins urgents de cette population. Ils espèrent qu’un appui rapide permettra d’améliorer leurs conditions de vie et de garantir l’accès aux services essentiels, en particulier dans le domaine de la santé.

Alors que les crises humanitaires se multiplient dans la région, les réfugiés centrafricains du Darfour craignent de sombrer dans l’oubli. Leur appel rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée pour préserver la dignité et les droits fondamentaux de milliers de personnes vivant loin de leur pays d’origine.