Réfugiés centrafricains au Soudan : des milliers de vies oubliées au Darfour

Installés depuis plusieurs années dans la région du Darfour, au Soudan, plus de 6 790 réfugiés centrafricains vivent dans des conditions de plus en plus précaires.

 

Les réfugiés centrafricains établis dans la région soudanaise du Darfour traversent une situation humanitaire préoccupante. Estimée à plus de 6 790 personnes, cette communauté fait face à de graves difficultés, marquées notamment par un accès limité aux services de santé et une assistance humanitaire devenue insuffisante.

Selon leur président, Ngabo Ali Taba-Salleh, les besoins des réfugiés ne cessent de croître alors que les réponses se font attendre. Il affirme que plusieurs démarches ont été entreprises auprès des organisations humanitaires et des partenaires intervenant dans la région afin d’obtenir un soutien plus conséquent. Jusqu’à présent, ces sollicitations n’ont cependant donné lieu à aucune réponse concrète.

Cette absence d’assistance accentue la vulnérabilité des familles, déjà fragilisées par des années d’exil. Les difficultés d’accès aux soins exposent particulièrement les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades chroniques, tandis que les ressources disponibles s’amenuisent.

Face à cette situation, les représentants des réfugiés appellent les organisations humanitaires, les autorités compétentes et les partenaires internationaux à renforcer leur mobilisation afin de répondre aux besoins urgents de cette population. Ils espèrent qu’un appui rapide permettra d’améliorer leurs conditions de vie et de garantir l’accès aux services essentiels, en particulier dans le domaine de la santé.

Alors que les crises humanitaires se multiplient dans la région, les réfugiés centrafricains du Darfour craignent de sombrer dans l’oubli. Leur appel rappelle l’urgence d’une réponse coordonnée pour préserver la dignité et les droits fondamentaux de milliers de personnes vivant loin de leur pays d’origine.

RCA-Paoua : une campagne médicale gratuite renforce l’accès aux soins

Cette initiative, menée en collaboration avec le contingent camerounais et le personnel du centre de santé urbain de Paoua, a permis à de nombreux patients d’accéder à des consultations et à des soins de santé sans frais.

 

Les habitants de Paoua, dans la préfecture de la Lim-Pendé, ont bénéficié d’une campagne médicale gratuite organisée par la Force de police unifiée (FPU) mauritanienne de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Pendant toute une journée, femmes, hommes, enfants et personnes âgées se sont rendus au centre de santé urbain de Paoua pour recevoir une prise en charge médicale. Les équipes soignantes ont assuré des consultations générales, dispensé des traitements adaptés aux pathologies diagnostiquées et prodigué des conseils de prévention, répondant ainsi aux besoins de santé des populations locales.

Cette action humanitaire s’inscrit dans la mission de proximité de la Minusca, qui entend contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés tout en soutenant les structures sanitaires locales. En associant les compétences de l’équipe médicale de la FPU mauritanienne, du contingent camerounais et du personnel de santé de Paoua, l’opération a favorisé une prise en charge coordonnée des patients.

Au-delà de l’assistance médicale, cette campagne illustre la volonté de la Minusca de renforcer la confiance entre les Casques bleus et les populations. En offrant des soins gratuits dans une région où l’accès aux services de santé demeure limité, la mission onusienne réaffirme son engagement en faveur du bien-être des communautés et de la consolidation des relations avec les habitants.

RCA-poliomyélite : plus de 1,8 million d’enfants ciblés par les JLV

Les autorités sanitaires ont officiellement lancé les Journées Locales de Vaccination (JLV) contre la poliomyélite.

 

La cérémonie de lancement s’est déroulée le 22 juillet à Djabarona, près de Bouboui, dans la sous-préfecture de Boali, en présence du gouverneur de la région des Plateaux, Joseph Dokombo, représentant le ministre de la Santé et de la Population.

Organisée par le ministère de la Santé avec l’appui de partenaires internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, Gavi, l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) et plusieurs partenaires techniques et financiers, cette campagne se déroulera du 23 au 26 juillet dans 25 districts sanitaires des régions des Plateaux, de l’Équateur, de la Yadé, du Fertit et du Bas-Oubangui.

Au total, 1 831 392 enfants âgés de 0 à 59 mois recevront gratuitement le vaccin oral contre la poliomyélite. Les autorités sanitaires rappellent que cette maladie virale, hautement contagieuse, peut entraîner des paralysies irréversibles et demeure une menace nécessitant une vigilance constante.

En parallèle de la vaccination, près de 1,6 million d’enfants bénéficieront d’une supplémentation en vitamine A afin de renforcer leur système immunitaire et de prévenir les carences nutritionnelles. Plus de 1,4 million d’enfants âgés de 12 à 59 mois recevront également un traitement de déparasitage à l’Albendazole pour lutter contre les infections parasitaires intestinales.

La campagne intègre également la recherche active des cas de paralysie flasque aiguë, l’identification des maladies tropicales négligées, ainsi que des actions de sensibilisation et de surveillance contre Ebola et le choléra.

RCA-barrières illégales : une mission déployée pour mettre fin aux rackets

Les usagers de la route Bangui-Mbaïki dénoncent la multiplication de barrières illégales et des pratiques de racket imputées à certains gendarmes motorisés.

 

Les plaintes des transporteurs et des voyageurs se multiplient sur l’axe routier Bangui-Mbaïki. En cause, des barrières illégales et des actes de racket qui seraient perpétrés par certains gendarmes motorisés, selon plusieurs témoignages recueillis auprès des usagers.

Ces pratiques, dénoncées comme récurrentes, obligeraient les conducteurs à verser des sommes d’argent à différents points de contrôle. Une situation qui entraîne une hausse des coûts de transport et se répercute directement sur les prix des marchandises acheminées entre Bangui et Mbaïki, au détriment des populations.

Face à cette situation, les autorités compétentes ont décidé de réagir. Une mission a été dépêchée sur le terrain avec pour objectif d’identifier les auteurs de ces pratiques, de démanteler les barrières illégales et de rétablir le respect de la réglementation sur cet important corridor routier.

Cette opération vise également à restaurer la confiance des usagers envers les forces de sécurité, dont la mission première est d’assurer la protection des personnes et des biens, tout en garantissant la libre circulation des personnes et des marchandises.

Les populations et les acteurs du transport espèrent désormais que cette intervention permettra de mettre un terme durable aux rackets, de fluidifier le trafic sur l’axe Bangui-Mbaïki et de contribuer à la baisse des coûts de transport, avec des effets positifs sur les prix des produits de première nécessité.

RCA : une stratégie pour accélérer des objectifs de développement durable d’ici 2030

Le Gouvernement a validé, mardi 21 juillet à Bangui, la Stratégie nationale d’accélération de l’Agenda 2030 et des ODD.

 

La validation est intervenue au cours d’un atelier organisé à la salle de conférence de JM Résidences par le ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale (MEPCI), avec l’appui technique et financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La rencontre a réuni des représentants du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts nationaux. Les échanges ont permis d’examiner et d’approuver le document stratégique, son plan d’action ainsi que la feuille de route nationale pour l’accélération des ODD.

Cette stratégie s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2024-2028. Elle prévoit de concentrer les investissements, les réformes et les efforts des différents acteurs sur les secteurs à fort potentiel de transformation, afin de produire des résultats concrets dans des domaines prioritaires tels que la lutte contre la pauvreté, l’accès aux services sociaux de base, la résilience économique et la gouvernance.

Les travaux ont été présidés par le Directeur de Cabinet du MEPCI, Moïse Zami, aux côtés du Représentant résident adjoint du PNUD en République centrafricaine, Mactar Fall.

RCA : 150 millions de dollars pour relancer la SOCATEL et accélérer la transition numérique

Le 16 juillet à Bangui, les autorités ont officiellement lancé, avec l’entreprise américaine Green Line Technologies, la phase opérationnelle d’un ambitieux projet de relance de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL), soutenu par un investissement de 150 millions de dollars.

 

Ce partenariat vise à redonner un nouveau souffle à l’opérateur historique des télécommunications, confronté depuis plusieurs années à d’importantes difficultés techniques et financières. Au-delà de la remise à niveau de la SOCATEL, le projet ambitionne de moderniser les infrastructures numériques du pays afin d’améliorer la couverture des services de télécommunications et de renforcer l’accès aux technologies de l’information.

L’investissement prévoit notamment la rénovation des réseaux existants, le développement de nouveaux services numériques ainsi que la construction d’un centre de données (Data Center) de niveau Tier III, destiné à renforcer les capacités nationales de stockage et de sécurisation des données. Les autorités espèrent également que ce programme favorisera la création d’emplois et attirera de nouveaux investissements dans le secteur du numérique.

Ce lancement marque l’entrée dans la phase concrète du mémorandum d’entente signé en septembre 2025 entre la République centrafricaine et Green Line Technologies. Un comité conjoint de pilotage devrait désormais superviser la mise en œuvre du projet et définir le calendrier des différentes opérations.

Concours Police-Gendarmerie : les candidats affrontent les épreuves physiques à Bangui

Après les épreuves écrites organisées dimanche dernier, le concours de recrutement de 500 jeunes Centrafricains au sein des Forces de sécurité intérieure (FSI) est entré, ce mardi 21 juillet 2026, dans une nouvelle phase avec le lancement des épreuves physiques.

 

Répartis entre le Complexe sportif Barthélémy Boganda, le Lycée Barthélémy Boganda et le Centre national de la jeunesse et des sports (CNJS), les candidats sont évalués sur leurs capacités physiques à travers trois exercices : une course de vitesse de 1 000 mètres pour les hommes et de 800 mètres pour les femmes, des pompes ainsi que des abdominaux.

Dès les premières heures de la journée, les différents sites ont accueilli des centaines de postulants venus démontrer leur endurance, leur résistance et leur condition physique, des qualités indispensables pour intégrer les rangs de la Police nationale ou de la Gendarmerie nationale.

Selon les organisateurs, cette première journée s’est déroulée dans le calme, la discipline et le respect des règles établies. Aucun incident majeur n’a été signalé, grâce au dispositif organisationnel déployé par les autorités compétentes pour garantir le bon déroulement des évaluations.

Les épreuves physiques se poursuivront jusqu’au vendredi 24 juillet 2026. Une journée supplémentaire est prévue afin de permettre aux candidats retardataires de passer les tests.

RCA-Russie : Bangui et Moscou veulent renforcer leur coopération économique

L’ambassadeur de la Fédération de Russie en République centrafricaine, Alexandre Bikantov, s’est entretenu, lundi 20 juillet, avec le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota Mandaba.

 

La rencontre avait pour but d’examiner les perspectives de renforcement des relations bilatérales. Au cours de cette séance de travail, les deux responsables ont passé en revue plusieurs axes de coopération, avec un accent particulier sur le commerce, l’investissement et le développement économique. Les échanges ont permis d’identifier des pistes susceptibles de favoriser une collaboration plus étroite entre les deux pays et de créer un environnement propice à la réalisation de projets d’intérêt commun.

Les discussions ont également porté sur l’organisation de futures missions de délégations économiques entre Bangui et Moscou. Cette initiative vise à faciliter les contacts entre les acteurs publics et privés, à promouvoir les opportunités d’investissement et à stimuler les échanges commerciaux.

Les deux parties affichent ainsi leur ambition de consolider des relations mutuellement bénéfiques et de contribuer au développement de leurs économies respectives.

Concours Police-Gendarmerie : plus de 12 000 candidats en lice pour 500 places

Cet examen qui permettra de recruter 500 nouveaux agents, destinés à renforcer les effectifs des Forces de sécurité intérieure (FSI).

 

Plus de 12 000 candidats ont entamé, dimanche matin 19 juillet 2026, les épreuves du concours de recrutement de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale. Le coup d’envoi officiel des épreuves a été donné au lycée Barthélemy Boganda de Bangui par le ministre de la Sécurité publique, en présence des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des autorités administratives.

À l’issue de cette première phase, seuls 500 candidats seront admis, répartis à parts égales entre la Police nationale et la Gendarmerie nationale, soit 250 policiers et 250 gendarmes. Ces nouvelles recrues viendront renforcer les capacités opérationnelles des Forces de sécurité intérieure afin de mieux répondre aux défis liés à la sécurité et à la protection des populations sur l’ensemble du territoire.

Cette forte affluence témoigne de l’intérêt grandissant des jeunes pour les métiers de la sécurité, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de consolider les institutions républicaines et de renforcer la présence des forces de l’ordre.

Le concours se poursuit sous la supervision des autorités compétentes, qui insistent sur le respect des principes de transparence, d’équité et de mérite tout au long du processus de sélection. Seuls les candidats ayant satisfait aux différentes étapes seront retenus pour intégrer les écoles de formation de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.

RCA : la pénurie de carburant fait flamber les prix et pèse sur le coût de la vie

La ville de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, est confrontée à une nouvelle tension sur l’approvisionnement en carburant.

 

Devenue de plus en plus rare, l’essence se négocie désormais à 1 250 FCFA le litre, contre 800 FCFA auparavant, soit une hausse de plus de 56 %. Cette situation bouleverse les activités économiques et affecte directement le quotidien des habitants.

Les premiers touchés sont les transporteurs, contraints de répercuter cette augmentation sur les tarifs des courses. Les déplacements coûtent désormais plus cher, compliquant la mobilité des populations et les échanges entre les localités.

Cette flambée du prix du carburant entraîne également une hausse du coût des denrées alimentaires et des produits de première nécessité. Les commerçants, confrontés à des frais de transport plus élevés, réajustent leurs prix, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat des ménages déjà fragilisés.

Face à cette situation, les habitants expriment leur inquiétude et appellent à des mesures urgentes pour rétablir un approvisionnement régulier en carburant et contenir la hausse des prix. Dans un contexte où les difficultés d’accès aux hydrocarbures se répètent en République centrafricaine, la raréfaction du carburant continue d’alimenter l’inflation et de perturber l’activité économique.