La RCA enregistre plus de 51.077 réfugiés soudanais et tchadiens

Suite aux conflits armés et malaises politiques dans ces deux pays, de milliers de ressortissants soudanais et tchadiens ont quitté leurs pays pour se réfugiés en République centrafricaine.

 

La question a de nouveau été soulevé par le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra sur au cours de la 78ème la 78e session de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Sur la tribune, le numéro 1 centrafricain déclare : « nos pays continuent de faire face aux chocs climatiques, aux tensions géopolitiques et aux défis financiers, énergétiques et alimentaires sans précédent, de nouveaux défis mondiaux se révèlent chaque jour. »

Il évoqué pour déplorer les conflits, symptômes des tensions géopolitiques et géostratégiques qui divisent les grandes puissances.

La République Centrafricaine a déjà enregistré 51.077 réfugiés soudanais et tchadiens, dans la Préfecture de la Vakaga, exposant ainsi nos populations certes résilientes, à des risques d’aggravation de la situation humanitaire encore délétère et d’insécurités, souligne Touadéra.

Non sans appeler,  à une prise en considération de l’impact de cette crise sur la géopolitique régionale ainsi qu’à la solidarité internationale en faveur des réfugiés.

 

RCA : les autorités appellent à la protection des ouvrages d’eau et installations électriques

Les questions liées à la sécurisation des ouvrages d’eau les installations de distribution d’eau potable, d’électricité ainsi que la situation des branchements illicites du secteur de l’électricité étaient au cœur des échanges à Bangui.

 

Dans la journée du 21 septembre 2023, le ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Bertrand Arthur Piri et les maires de différents arrondissements de Bangui, Bimbo et Begoua, chefs de groupements responsable de la jeunesse et de l’Organisation des Femmes Centrafricaine (𝐎𝐅𝐂𝐀), ont tenu une réunion d’urgence. La séance de travail était relative aux vandalismes sur les installations techniques de l’Energie Centrafricaine (𝐄𝐍𝐄𝐑𝐂𝐀), celles de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (𝐒𝐎𝐃𝐄𝐂𝐀) et de l’Agence Nationale de l’Eau en milieu Rural (𝐀𝐍𝐄𝐀).

Les parties prenantes ont également évoqué, la question de développement du secteur pétrolier suite aux réformes engagées par le gouvernement à mettre fin aux phénomènes d’implantation anarchique des dépôts de vente des hydrocarbures, considéré comme un danger pour la population.

Le ministre Bertrand Arthur Piri,  a mis en garde tous les techniciens, cadres du ministère de l’Energie et de l’hydraulique qui participent aux fraudes.

RCA : Touadéra parle des conséquences de crise des migrants sur la tribune des Nations-Unis

A l’occasion de la 78e Session de l’Assemblée générale qui s’est ouvert ce 21 septembre 2023, le président centrafricain, comme ses pairs a fait une déclaration sur la tribune des Nations-Unies.

 

Placé sous le thème : « Rétablir la confiance et raviver la solidarité : accélérer l’action menée pour réaliser le Programme 2030 et ses objectifs de développement durable en faveur de la paix, de la prospérité, du progrès et de la durabilité pour tous », les travaux de la 78e Session de l’Assemblée générale des Nations-Unies sont en cours.

Après la déclaration du Secrétaire général, Antonio Guterres, Faustin Archange Touadéra et plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements ont fait des déclarations.

Le discours intégral du président centrafricain.

 

– Monsieur le Président de l’Assemblée Générale;

La 78ème Session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, à laquelle je participe au nom de mon beau pays, la République Centrafricaine, m’offre l’heureuse occasion de réaffirmer notre inflexible détermination de contribuer à la recherche de solutions communes aux défis de l’humanité.

Monsieur le Président ;

Avant d’apporter la contribution de mon pays au débat général, je voudrais, du haut de cette tribune des Nations Unies, symbole par excellence de la solidarité humaine, exprimer la solidarité du peuple centrafricain aux peuples frères du Maroc et de la Libye, durement frappés par des catastrophes naturelles ayant entraîné des milliers de pertes en vies humaines et des dégâts matériels inestimables quelques jours avant l’ouverture de notre Session.

Comme je l’ai soutenu en d’autres occasions, les conséquences dramatiques de ces catastrophes naturelles doivent interpeler la communauté scientifique mondiale sur l’urgence d’identifier les régions du monde particulièrement vulnérables à des événements climatiques extrêmes, et de mettre à la disposition des Etats concernés les informations nécessaires afin d’en limiter les dégâts.

Par ailleurs, le monde entier a suivi avec une profonde consternation l’arrivée massive, ces derniers jours, des milliers de migrants africains sur l’île de Lampedusa, en Italie.

Ces jeunes qui représentent le présent et l’avenir de notre continent, l’Afrique, cherchent désespérément à rejoindre les pays du continent européen, à la recherche d’un eldorado.

Cette escalade de la crise des migrants est l’une des conséquences effroyables des pillages des ressources naturelles des pays rendus pauvres par l’esclavage, la colonisation, l’impérialisme occidental, le terrorisme et les conflits armés internes souvent ouverts sur fond de visées hégémoniques, des tensions géopolitiques et géostratégiques entre les grandes puissances mondiales.

Tout en regrettant ce phénomène déshumanisant, je salue la solidarité et les efforts inouïs déployés par les pays d’accueil et l’Organisation Internationale pour les Migrations, pour fournir l’assistance à ces jeunes dont les vies sont mises en danger par des passeurs et vendeurs d’illusions sans foi ni loi.

Toutefois, mon pays estime que l’ONU doit aller au-delà de notre engagement commun à raviver la solidarité mondiale, en impliquant les pays africains dans la recherche des solutions globales aux crises migratoires et aux défis existentiels qui se posent aux jeunes du continent africain.

Monsieur le Président ;

Alors que nos pays continuent de faire face aux chocs climatiques, aux tensions géopolitiques et aux défis financiers, énergétiques et alimentaires sans précédent, de nouveaux défis mondiaux se révèlent chaque jour.

Aujourd’hui, en Afrique comme ailleurs, des conflits, symptômes des tensions géopolitiques et géostratégiques qui divisent les grandes puissances, sont ouverts.

Au Soudan, un conflit armé interne d’une rare cruauté a éclaté, en avril 2023, alors même que le pays était sur la voie de la normalisation avec un processus de dialogue prometteur entre toutes les forces vives de la nation.

La République Centrafricaine a déjà enregistré 51.077 réfugiés soudanais et tchadiens, dans la Préfecture de la Vakaga, exposant ainsi nos populations certes résilientes, à des risques d’aggravation de la situation humanitaire encore délétère et d’insécurité.

J’en appelle à une prise en considération de l’impact de cette crise sur la géopolitique régionale ainsi qu’à la solidarité internationale en faveur des réfugiés.

Et pendant que nous tenons cette Session, le conflit russo-ukrainien se poursuit sur le terrain sans aucune perspective de règlement pacifique, alors que les conséquences pour le monde sont douloureuses et regrettables.

Monsieur le Président ;

La persistance et la multiplication des foyers de tensions à travers le monde soulèvent des interrogations quant à l’efficacité de certains mécanismes de prévention et de règlement pacifique des différends de l’ONU dont la mission première est de garantir la paix et la sécurité internationales.

C’est pourquoi, nous réaffirmons avec force la Position Africaine Commune sur la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’augmenter le nombre des membres permanents et non permanents et d’accorder un siège permanent à l’Afrique, et ce ne sera que justice.

La République Centrafricaine estime qu’il est urgent de réparer ces injustices historiques subies par l’Afrique, au regard des agendas importants tels que le Sommet du futur en 2024 et le 80ème anniversaire des Nations Unies en 2025 qui pourront être des occasions d’unir les pays membres afin de prendre des mesures concrètes pour ladite réforme.

Monsieur le Président,

La République Centrafricaine s’interroge sur le point de savoir : comment accélérer la réalisation de l’Agenda 2030 en faveur de la paix, de prospérité, du progrès et de la durabilité pour tous, lorsque certains Etats, du haut de leur puissance politique, économique et militaire, agitent en permanence la diplomatie coercitive ou instrumentalisent les institutions financières internationales aux fins d’imposer des blocus économiques, financiers et commerciaux contre les pays rendus pauvres par l’esclavage, la colonisation et l’impérialisme ?

En effet, le 29 juillet 2023, le peuple centrafricain a appris avec une grande désolation la reconduction de l’embargo sur les armes, motivée par des rapports et exposés des motifs tronqués, avec une fallacieuse dérogation pour les forces de sécurité nationale.

La République Centrafricaine dénonce à la face du monde cette cynique décision qui trahit l’intention inavouée des membres du Conseil qui l’ont votée, d’instrumentaliser les régimes de sanctions à des fins de pressions politiques, sous l’égide de l’ONU.

Je dois rappeler, pour le déplorer, que les embargos sur les armes et diamants reconduits depuis 10 ans, auxquels s’ajoute la suspension des appuis budgétaires, constituent de réels obstacles à la réalisation par mon pays des objectifs de l’Agenda 2030.

Nous récusons ce déni de notre droit à l’autodétermination et à la souveraineté permanente sur nos richesses et ressources naturelles, garanti par les instruments juridiques pertinents des Nations Unies.

J’exhorte le Conseil de Sécurité à faire cesser ces artifices qui visent à masquer la volonté de pérenniser l’insécurité et la mainmise sur les ressources naturelles du pays au profit des puissances étrangères, consacrent la légitimation des groupes armés et leur accordent le statut de sujet de droit international.

Monsieur le Président,

Notre planète brûle ; notre planète se noie, le monde s’effondre ; le monde pleure.

Oui, chaque jour, les médias annoncent des catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique qui s’apparentent à des signes annonciateurs de l’apocalypse.

Paradoxalement, la confiance et la solidarité entre les Nations, valeurs fondatrices des Nations Unies, se fracturent davantage, éloignant ainsi la communauté humaine de la réalisation des objectifs nobles de développement durable en faveur de la paix, de la prospérité, du progrès et de la durabilité pour tous, prévus dans le Programme 2030.

Pourtant, pour rétablir la confiance et raviver la solidarité face aux phénomènes climatiques dévastateurs, des engagements ont été pris par les pays développés, grands pollueurs, depuis l’Accord de Paris en passant par ceux de Glasgow et de Charm-El-Cheikh en Egypte.

La COP 27, en particulier, a utilement fixé quatre grands objectifs que nous avons tous adoptés, à savoir : l’atténuation, l’adaptation, le financement et une transition juste, afin de faire face aux défis communs de l’humanité.

Malheureusement, beaucoup de pays dont la République Centrafricaine, victimes innocentes des conséquences dramatiques de la surexploitation de la planète par les pays développés, ne bénéficient pas des promesses de financement faites.

Monsieur le Président,

Nous mesurons à sa juste valeur l’apport des partenaires aussi bien bilatéraux que multilatéraux dans leur élan de solidarité envers l’Afrique, notre continent, et les en remercions infiniment.

Cependant, nous en appelons à un partenariat plus agissant, évolutif et diversifié, respectueux de la souveraineté des Etats, des valeurs culturelles et morales de tous.

Ce n’est que de cette manière que nous pouvons raviver la flamme de l’amitié entre les peuples, promouvoir la paix et la sécurité et créer les conditions d’un développement équitable et inclusif.

Mon pays continue de plaider pour un multilatéralisme inclusif, pour une croissance mutuellement accélérée, pour un ordre mondial équilibré et pour que les différends mondiaux soient relevés en mettant un accent particulier sur la paix et la sécurité internationales, le respect de la souveraineté de chaque Etat.

Je voudrais saisir cette occasion pour dénoncer toutes les campagnes de désinformation et de dénigrement menées par certains médias occidentaux contre la République Centrafricaine.

Je réaffirme ici la détermination de mon pays à diversifier sa coopération internationale avec tous les pays qui le souhaitent, dans les seuls intérêts vitaux de son peuple, et à éviter d’être entraîné dans des compétitions entre puissances mondiales.

Monsieur le Président ;

En adoptant par référendum, le 30 juillet dernier, la nouvelle Constitution de la République Centrafricaine, à une majorité écrasante de 95, 3% et un taux de participation de plus de 57%, le peuple centrafricain vient de réaffirmer son attachement aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’ONU, son droit inaliénable au respect de sa souveraineté, à l’autodétermination, à la stabilité des institutions, à la paix, à la sécurité, à l’unité nationale et au développement.

Pour accélérer la réalisation du Programme 2030 et ses objectifs de développement durable en faveur de la paix, de la prospérité, du progrès et de la durabilité pour tous, le Gouvernement poursuit l’exécution de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation et que de la Feuille de Route Conjointe de Luanda et s’investit pour renforcer l’engagement de toutes les parties prenantes.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces instruments de paix et de sécurité nationale, neuf groupes armés ont déjà été dissouts.

Parallèlement, la Cour Pénale Spéciale et les juridictions ordinaires poursuivent en toute indépendance, la lutte contre l’impunité.

Je voudrais rappeler qu’au-delà de la Constitution, notre politique nationale de décentralisation est à la fois une aspiration profonde du peuple centrafricain et une composante essentielle de l’Accord de paix et de la Feuille de Route Conjointe de Luanda.

Je voudrais relever tous les efforts déjà entrepris par l’Autorité Nationale des Elections avec le soutien de l’assistance technique internationale, qui nous ont permis de réévaluer le calendrier électoral qui prévoit désormais la tenue des élections locales pour le mois d’octobre 2024.

Il s’agit pour nous d’une étape fondamentale dans notre marche vers l’ancrage local de la démocratie, la promotion de la gouvernance participative et du développement local.

C’est en cela que nous voulons ces élections locales inclusives, transparentes, pacifiques et crédibles.

J’exhorte tous nos partenaires à soutenir le Gouvernement pour l’achèvement du processus électoral si bien entamé.

Je souhaite plein succès à nos travaux et vous remercie de votre aimable attention.

 

RCA : plus de 200 cas de rougeole enregistrés district sanitaire de Bangassou

Le médecin chef par intérim de l’hôpital de district sanitaire de Bangassou, docteur Gabriel Bengoudi, signale un enregistrement de plus de 200 cas de rougeole dans sa structure sanitaire.

 

Plusieurs enfants de Bangassou dans la préfecture du Mbomou font face à la contamination à la rougeole, deux décès et des cas sévères ont été enregistrés. Les responsables de l’hôpital de district pointe du doigt accusateur les parents qui ne font pas vacciner leurs progénitures.

Il faut le préciser, ce centre regorge de nombreux enfants âgés de 1 à 5 ans affectés par la maladie.

Une des mères d’enfants malades reconnait sa faute : « mon enfant souffre de la rougeole avec des complications. Il a recouvré un peu la santé. Je fuyais les agents vaccinateurs ; ce qui serait la cause de sa maladie. Si je n’étais pas venue à l’hôpital, quel serait le sort de mon enfant.»

Un autre parent explique : « cela a débuté avec une forte fièvre accompagnée de paludisme. Nous avons essayé de le soigner à la maison mais sans succès. Nous l’avons évacué d’urgence à l’hôpital et malgré les soins, l’enfant refusait de manger et de boire. Finalement, il est mort de rougeole ».

Les autorités sanitaires sont à pieds d’œuvre pour contenir la maladie et réduire les dégâts.

 

RCA : le PNUD fait un don de matériels informatiques au ministère de l’Energie

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (𝐏𝐍𝐔𝐃) a remis ce 20 septembre 2023, des équipements informatiques au ministère de l’Energie et de l’Hydraulique.

 

Cette offre vise à améliorer les conditions de travail dans les différents services de ce département en charge de l’eau, l’énergie et les hydrocarbures.

Ce don est composé des ordinateurs, imprimantes entre autres, a indiqué le conseiller en matière de la gouvernance du représentant résident du PNUD, Lucien Fidèle Toulou.

En réceptionnant les kits, le ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques Bertrand Arthur Piri a loué le partenariat entre son département et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

« La remise de ces équipements vient à point nommé renforcer la capacité opérationnelle du ministère du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques qui est un département technique », souligne le membre du gouvernement.

Coopération : Bangui et la Havane entendent renforcer les relations diplomatiques

Au cours des échanges, le vice-président cubain a invité le président centrafricain à travailler de son côté sur la mise en place des représentations diplomatiques dans les deux pays. Les deux hommes onviennent de se retrouver dans le cadre d’une visite d’Etat.

Après les remerciements d’usage, Faustin Archange Touadera a remercié son hôte pour : « l’accueil chaleureux qui a été réservé à sa délégation à l’occasion du Sommet du G77. », rapporte la presse présidentielle.

D’après la Renaissance le président centrafricain n’a pas manqué : « de dénoncer les sanctions injustes qui frappent Cuba depuis plus de 60 ans. Pour le renforcement de la coopération bilatérale, la RCA va revenir rapidement sur le dossier. »

A l’issue des échanges le numéro 1 centrafricain s’est envolé pour la 78e Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies prévu du 18 au 21 septembre 2023.

 

Coopération : concertation entre Touadéra et Macron

Le président de la République Faustin Archange Touadéra a été reçu dans l’après-midi du mercredi 13 septembre 2023 par son homologue français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée.

Le réchauffement des liens d’amitié et la redynamisation de la coopération bilatérale entre la France et la RCA étaient au menu des échanges entre les deux parties.

Les deux chefs d’Etat ont aussi parlé de la mission de la facilitation de la transition au Gabon.

Notons que le président Touadéra est actuellement président en exercice de la CEMAC et a été désigné par les chefs d’Etat de la CEEAC facilitateur de la transition au Gabon.

Le Président Macron a remercié le Président Touadera pour ses efforts de médiation qui ont rapidement abouti à une entente cordiale entre les forces vives de la nation gabonaise.

« Il a réitéré le soutien de la France aux efforts entrepris par les pays de la région pour avancer rapidement sur la durée de la transition ainsi que sur la finalisation d’une feuille de route afin d’organiser rapidement des élections libres et transparentes au Gabon ».

Comment protéger votre ouïe à moto?

Même avec un casque intégral, la conduite d’une moto soumet nos oreilles à des niveaux de bruit qui peuvent en fait être dommageables.

Il est donc surprenant de constater qu’un certain nombre de motocyclistes qui roulent sur la route et participent à des journées de piste ne ressentent pas le besoin de porter une forme de protection auditive.

La conduite d’une moto peut-elle endommager votre ouïe?

Selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies, une exposition unique à un bruit très fort, ou des expositions répétées/de longue durée à des volumes élevés peuvent endommager votre ouïe de façon permanente.

Les sons forts peuvent submerger les cellules ciliées et les faire mourir; comme l’être humain ne peut pas les faire repousser, une exposition répétée réduira progressivement et de manière permanente votre capacité à entendre. Le nerf auditif peut également être endommagé par le bruit, ce qui rend la compréhension de la parole plus difficile, en particulier dans les environnements animés.

Une exposition importante à moto 

Une étude menée par ISVR Consulting à l’Université de Southampton a révélé qu’à des vitesses supérieures à 65 km/h, le bruit du vent peut dépasser le bruit de la moto elle-même. En travaillant avec des motards de la police, ils ont découvert que les motards sont exposés à des bruits allant d’environ 85 dB à 65 km/h à 106 dB à 110 km/h. À 200 km/h, les niveaux sonores atteignent 115 dB.

Si vous ne roulez qu’en scooter en ville et que vous avez un bon casque, il est peu probable que votre ouïe soit endommagée, car vous pouvez supporter sans risque 85 dB pendant huit heures. Mais si vous passez à 94 dB (à 80 km/h sur une ZX-12R), votre temps d’exposition sans risque tombe à environ une heure.

La conduite d’une BMW K100 à 110 km/h génère environ 106dB, un niveau de bruit qui, selon la Tinnitus Association, a une durée d’exposition maximale de seulement trois minutes et 45 secondes.

Mon casque est très hermétique, ai-je tout de même besoin de bouchons d’oreille?

Les meilleurs casques sont développés dans une soufflerie pour réduire au maximum la traînée et les niveaux de bruit, mais comme l’a constaté ISVR Consulting, la conception de la moto a un impact considérable sur les niveaux de bruit auxquels le pilote est soumis. Le sillage d’un écran y contribue grandement, comme le savent tous ceux qui se sont levés dans le flux d’air pendant qu’ils roulaient.

Votre casque peut être silencieux dans un laboratoire, mais devenir très bruyant en situation réelle et il vous faudra alors des bouchons d’oreille.

Est-il dangereux d’utiliser des bouchons d’oreille si je ne peux pas entendre les autres véhicules?

Les bouchons d’oreille sont conçus pour éliminer les tonalités profondes du bruit du vent, tout en laissant passer autant de paroles et d’autres sons que possible. Il est inévitable que vous entendiez moins bien si quelque chose bouche votre conduit auditif, mais si vous ne portez pas de bouchons d’oreille, vous ne tarderez pas à ne plus entendre. Le Health and Safety Executive indique que les protections auditives qui réduisent les niveaux sonores à moins de 70 dB doivent être évitées, car elles peuvent entraîner des difficultés de communication et de perception des signaux d’avertissement.

CEMAC : la 9e session ordinaire de la CRUROR- AC 2023 en cours au Tchad

Les travaux de la Conférence des Recteurs des Universités et des Responsables des Organismes de Recherche d’Afrique centrale ( CRUROR- AC 2023) se tiennent dans la capitale tchadienne du 13 au 14 septembre.

« Financement des universités dans l’espace CEMAC » ; « Évaluation des stratégies collaboratives Universités – PTF, financement efficace de l’enseignement supérieur et productivité de la recherche scientifique en zone CEMAC », sont entre autres le thème et sous thème qui meublent ces travaux de deux jours.

L’objectif est de mettre en relief des stratégies collaboratives Universités – PTF qui contribuent à améliorer l’efficacité du financement des structures d’enseignement et de recherche.

Au cours de cette session, les responsables des universités et organismes de recherche de l’espace CEMAC vont réfléchir sur les stratégies à mettre en place pour le financement des institutions universitaires. Ils se pencheront également sur le règlement intérieur en modifiant certaines dispositions en vue de le conformer aux réalités.

Dans son discours d’ouverture, le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi a déclaré que la : « qualité et la survie des institutions universitaires dépendent du financement. » Il en a profité pour inviter les participants à développer des partenariats et coopérations qui débouchent sur le financement.

Pour le Pr Bertin Léopold Kouayep, directeur de l’École supérieure de commerce et de gestion de Yaoundé, il s’agit d’une dynamique de collaboration, dans laquelle les parties engagées doivent chacune trouver leur intérêt.  « C’est la logique gagnant-gagnant. » Il estime que : « le financement du système d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique des universités de la CEMAC par les PTF repose sur ce principe ».

Le Pr Bertin Léopold Kouayep, rappelle que, c’est dans une poursuite de la construction de l’intégration régionale, que les États de l’espace CEMAC ont retenu, en plus du projet de mise en place d’une zone de libre-échange en Afrique centrale, le Projet de Renforcement du Système d’Enseignement Supérieur et d’Amélioration de la Recherche Scientifique dans cette région.

Cemac: Faustin-Archange Touadera en visite chez Paul Biya

Le président de la République centrafricaine et président en exercice de la CEEAC a abordé avec le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, la situation politique dans la sous-région.

Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, Faustin-Archange Touadéra, a effectué le déplacement de Yaoundé le mardi 12 septembre 2023. Le président centrafricain a été reçu en audience au Palais de l’Unité en soirée par son homologue camerounais le président Paul Biya. Le facilitateur de la CEEAC pour le processus politique au Gabon est allé à la rencontre de son prédécesseur à la tête de la CEEAC dans un contexte où la période de transition s’ouvre au Gabon après le coup d’Etat du 30 août 2023.

Le contexte politique et sécuritaire dans la sous-région en général et au Gabon en particulier aura été l’un des sujets abordés par les deux chefs d’Etat. Une situation dominée depuis quelques semaines par la prise du pouvoir au Gabon par les militaires sous la conduite du général Brice Oligui Nguema, désormais investi président de transition.

Le président Faustin-Archange Toudéra arrive au Cameroun après une visite de travail en tant que facilitateur à Libreville. Après sa désignation à ce titre par ses homologues de la CEEAC, il a rencontré le président de transition du Gabon, l’ancien président Ali Bongo Ondimba désormais libre de ses mouvements, les acteurs politiques de l’opposition.