La RCA entame la deuxième revue du programme économique et financier du gouvernement

Le mardi 02 avril 2024, les discussions de la deuxième revue du programme économique et financier du gouvernement, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ont été entamé à Bangui.

 

Le gouvernement centrafricain par les soins du ministère des finances et du budget et l’équipe de la mission du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par Albert Touna Mama, ont entamé les discussions dans le cadre de la deuxième revue du programme économique et financier du gouvernement, soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Le coordonnateur de la Cellule Chargé des Réformes Economiques et Financières (CS-REF), Franck Nganawara indique que la mission s’étalera du 02 au 12 avril 2024.

Il assure que les experts de la CS-REF appuyés par les techniciens des ministères sectoriels se sont bien préparés, sous l’autorité du ministre chargé des finances et du budget Hervé Ndoba, pour fournir à l’équipe du FMI tous les éléments et toutes les informations utiles pour faire avancer le dossier de la RCA.

Par ailleurs, il réaffirme la disposition de son équipe, en tant que première entité en charge de la mise en œuvre des réformes à faciliter la mission de l’équipe du fonds.

RCA : le nouveau gouvernement est enfin formé

Attendue depuis quelques temps, l’équipe gouvernementale d’Henri-Marie Dondra est désormais connue.

 

Le nouveau gouvernement centrafricain a été formé ce mercredi 23 juin 2021. Pour cette première équipe du deuxième mandat du président Archange Touadéra, plusieurs ministres du dernier gouvernement ont été reconduits. Il s’agit notamment de la ministre des affaires étrangères, de la Francophonie et des centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo-Temon, en poste depuis 2018.

Liste ntégrale du nouveau gouvernement

RCA : les centrafricains dans l’attente d’un nouveau gouvernement

Depuis une semaine, la Primature organise une série d’audiences dont l’ordre n’a pas été choisi au hasard.

 

En Centrafrique, six mois après l’élection présidentielle, un mois après la fin des législatives et près de deux semaines après la nomination du Premier ministre, le pays ne connaît toujours pas la composition de son nouveau gouvernement. Les Centrafricains s’impatientent, mais le nouveau locataire de la primature Henri-Marie Dondra prend son temps, le temps de recevoir en audience un large panel de personnalités.

Depuis une semaine, la Primature organise une série d’audiences dont l’ordre n’a pas été choisi au hasard.

En premier, la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Il y a quelques jours, le secrétaire général de l’ONU António Guterres dénonçait « un usage excessif de la force (…) contre les civils » par les Faca et leurs alliés, ainsi que des actions « hostiles » aux casques bleus.

En seconde position, l’ambassadeur de France. Paris a récemment suspendu son aide budgétaire et une partie de sa coopération.

Dialogue

Ensuite et contre toute attente, les opposants de la COD-2020 qui ne reconnaissent pas la réélection du président Touadéra, et réclament un dialogue « inclusif », mais qui avaient jusqu’ici refusé de participer aux consultations.

Enfin les chancelleries africaines, l’ambassade de Russie, la société civile.

Le message est clair : avec le  dialogue comme mode d’action, Henri Marie Dondra montre un visage d’ouverture et d’apaisement. Reste à savoir si les recommandations de ces acteurs seront prises en compte dans la composition du nouveau gouvernement.

En attendant, s’agace un membre de la société civile, « l’administration tourne au ralenti, car tout le monde attend de savoir s’il sera reconduit. »

RCA : le gouvernement entend soutenir la médecine traditionnelle

En RCA, le gouvernement a pris l’engagement d’appuyer financièrement la médecine traditionnelle, à l’occasion de la 18e Journée africaine de la médecine traditionnelle célébrée lundi 31 août 2020.

D’après le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, le gouvernement est disposé à accompagner les tradipraticiens pour passer à l’étape de l’implantation de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée dans le cadre du système de santé centrafricain.

Il a mis en exergue les recommandations formulées la semaine dernière par les experts du secteur qui devront être transformées en feuille de route budgétisée, assortie d’un calendrier qui sera très bientôt validé par un sommet interministériel, sous la présidence du Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada.

On ignore encore les bienfaits des plantes médicinales qui, avec des vertus thérapeutiques, constituent une complémentarité pour la médecine moderne, a soutenu le président du collectif des tradipraticiens centrafricains, Gervil Henri Bosco Motombi.

En Centrafrique, la 18e Journée africaine de la médecine traditionnelle est célébrée par une exposition des produits de la pharmacopée dans la capitale Bangui sous le thème : « Deux décennies de la médecine traditionnelle, quel progrès pour les pays ? »

RCA : le gouvernement annonce pour bientôt la reprise des cours

En République centrafricaine, le gouvernement se prépare activement à la réouverture des écoles qui ont dû fermer à cause du Covid-19.

La reprise des cours, dont la date n’a pas encore été indiquée, se prépare notamment par la formation d’environ 150 inspecteurs d’académie, chefs de circonscriptions scolaires, et membres de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves, sur les conduites à tenir dans les établissements par rapport à l’épidémie, a-t-il dit.

Dans ce contexte exceptionnel, les élèves seront appelés à observer une série des gestes barrières dont le port de masque, le lavage systématique des mains et la distanciation sociale, a précisé Aboubakar Moukadas Nouré.

Dès la confirmation du premier cas d’infection dans le pays en mars, les autorités ont décidé plusieurs mesures préventives, dont la fermeture des classes. Le gouvernement a annoncé le 12 juin l’allègement prochain de certaines restrictions, notamment la réouverture des lieux de culte, de certains lieux de distraction, ainsi que la reprise des activités scolaires.

Trois mois après la détection du premier cas, la Centrafrique a enregistré à ce jour 2.605 cas d’infections confirmées, dont 417 guérisons et 19 décès, selon un bilan publié jeudi par le ministère de la Santé et de la Population.

Affrontements entre groupes armés : le gouvernement les violences

Ces affrontements opposaient le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), dans la partie nord-est du pays.

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole Ange-Maxime Kazagui, a fermement condamné mardi 21 janvier, les dernières violences dans la partie nord-est du pays entre le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ).

Les affrontements ont démarré lundi autour de 16h heure locale (15h GMT) dans un village situé à proximité de la ville centrafricaine de Birao (nord-est), et se sont poursuivis jusque dans la journée de mardi. D’après des sources locales concordantes, quatorze personnes ont été tuées au cours des combats et une vingtaine d’autres ont été blessées.

Le gouvernement a rappelé les belligérants aux engagements pris au moment de la signature de l’Accord de paix du 6 février 2019. Il a également demandé aux garants et facilitateurs dudit accord la clarification des responsabilités et de prendre, le cas échéant, des mesures contre les auteurs de ces exactions.

Selon des sources locales, les affrontements entre le FPRC et le MLCJ ont pris corps à Birao depuis septembre 2019. Les hostilités ont recommencé lorsque des éléments du FPRC ont tué deux hommes du MLCJ. Les deux groupes sont également en rivalité pour le contrôle des barrières illégales, des couloirs de transhumance et des exploitations minières.

Assemblée nationale : le gouvernement face aux questions

Une séance de questions au gouvernement a eu lieu mercredi 30 octobre à l’Assemblée nationale, en pleine session budgétaire. À un peu plus d’un an des élections, c’est une séance intense qui s’y est tenue.

Les interventions ont été parfois virulentes. « On parle de pots-de-vin portant sur sept millions de dollars ce qui n’est pas surprenant puisque notre pays a été transformé complètement en un égout puant de corruption », s’emporte ainsi Annicet George Dologuele, à la tête du parti de l’opposition URCA.

Le Premier ministre, Firmin Ngrebada a répondu directement à ce sujet. « Dans le cas qu’on évoque, monsieur le président, il n’y a pas d’affaire. Que ceux qui ont la preuve qu’il y a des affaires, qu’ils les sortent et puis ça va être éclairci, monsieur le président, mais qu’on n’en fasse pas des manœuvres politiciennes. »

À la sortie de la séance, le Premier ministre justifie ses propos parfois emportés : « Je ne veux pas qu’on donne l’impression que les choses ne marchent pas. Nous sortons d’une situation difficile. Le président de la République essaie aujourd’hui de remettre le pays sur les rails. Et c’est une œuvre de longue haleine. »

Des réponses aux parlementaires qui n’ont pas toujours convaincu les députés. Comme Jean-Pierre Mara. « Je crois que le Premier ministre a répondu d’une façon politique à certaines questions mais la préoccupation qui était par exemple la mienne n’a pas trouvé de réponse. J’entends par là les groupes armés signataires de l’accord de Khartoum qui violent ces accords et contre qui on n’apporte pas de mesures appropriées. »

Beaucoup d’autres questions ont porté sur la sécurité et les inondations qui sont en cours dans le pays.

RCA : un protocole d’accord signé entre les syndicats et le gouvernement

Le protocole d’accord qui a été signé mercredi dernier, renferme quatorze engagements côté gouvernement, quatre côté syndicats.

En République centrafricaine, après l’annonce du dépôt d’un préavis de grève générale, des négociations ont été ouvertes entre la vingtaine de syndicats et le gouvernement. Parmi les principales revendications, le paiement des arriérés de salaire, la revalorisation des salaires, la levée des abattements appliqués sur les salaires, la prise en charge maladie et la prime allocation des enfants. Un protocole d’accord a été signé mercredi. Quatorze engagements côté gouvernement, quatre côté syndicats. Une restitution a été faite samedi aux travailleurs lors d’une assemblée générale à la Bourse du Travail.

Quelques avancées ont été obtenues. Beaucoup vont dépendre des partenaires techniques et financiers. Ce protocole d’accord satisfait peu les travailleurs présents à la Bourse du Travail, concède Noël Ramadan, secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC) : « Comme vous pouvez le sentir ici à l’Assemblée générale, nous ne sommes pas satisfaits comme on l’aurait voulu, mais mieux vaut avoir quelque chose que rien du tout. Bon, nous sommes quand même tombé sur un compromis l’essentiel est sauvé, mais si d’ici 3 mois rien n’arrivait à se concrétiser on reviendrait à la charge. »

Seul le GSTC n’a pas signé cet accord. Zoh Ponguélé, son secrétaire général, estime que les avancées ne sont pas suffisantes : « Aujourd’hui, avec ce protocole d’accord, les travailleurs ont gagné quoi ? Rien. Ce qu’ils ont gagné, c’est 2 500 francs sur l’allocation familiale. Or aujourd’hui le pouvoir d’achat des travailleurs s’est véritablement effondré. Un enseignant qui gagne 80 000 francs, il ne pourra rien faire avec son salaire. Donc nous avons demandé une augmentation de salaire de 40%. Aujourd’hui, nous avons 2 500. Il ne manque pas de ressources dans notre pays, il s’agit de la gouvernance et de la gestion. »

Les centrales syndicales comptent suivre de près l’application de ce protocole d’accord sous peine de remettre la pression sur le gouvernement.

Accord de paix : premier bilan, six mois après la signature

Samedi 24 août s’est terminée la réunion de concertation entre les parties qui ont signé l’accord de paix du 6 février dernier. Un premier bilan, six mois après la signature de l’accord.

Les responsables et représentants des groupes armés, le gouvernement ainsi que facilitateurs et garants de cet accord ont fait un point sur la mise en place de l’accord.

« Le constat est que s’il y a des progrès qui sont notés à certains niveaux, des efforts restent encore à fournir », a déclaré à la sortie de cette rencontre le Premier ministre Firmin Ngrebada. Les débats ont été houleux lors de ces deux jours de travail. Cette réunion a permis aux différentes parties de partager leurs interrogations et préoccupations.

Du côté des garants et facilitateurs, la question des violations de l’accord de paix est centrale. La majorité d’entre elles se font à l’encontre des civils et des ONG. Les taxations illégales et les restrictions de mouvement sont encore importantes. Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, a haussé le ton, assurant que ce qui avait toléré jusque-là ne le serait plus.

Lenteur de la mise en place

Du côté des groupes armés, les remarques semblent avoir été convergentes. La lenteur de la mise en place de l’accord dans son ensemble a été soulevée. Surtout c’est la mise en place du DDR et celle des unités spéciales mixtes de sécurité qui ont sollicité le plus de questions.

Plusieurs groupes armés ont mentionné l’impatience et les inquiétudes de leurs éléments sur le terrain. La question de la bonne foi et de la nécessaire confiance réciproque est ressentie par tous comme un élément primordial à améliorer pour la réussite de la réalisation de l’accord de paix.

Collecte des impôts et taxes au Km5: gouvernement, autorités locales et commerçants se mettent d’accord

Une réunion regroupant les membres du gouvernement, les autorités locales et les commerçants du Km5 a eu lieu le 07 août 2019.

Le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra; celui du Commerce Mahamat Taïb Yacoub ; Flavien Mbata de la Justice ; et Henri Wanzet Linguissara de la Sécurité publique, ont tenu une réunion ce 07 août 2019 dans la salle du Ministère des Finances avec le maire de la ville de Bangui Emile Raymond Gros Nakombo, les autorités locales du Km5, en présence des commerçants de ladite localité et autres responsables des régies financières.

En effet, la problématique de la collecte des impôts et taxes auprès des commerçants du Km5 a été longuement débattue et s’est presque transformée en une discussion sur les problèmes récurrents de la sécurité dans le secteur.

En ce qui concerne les commerçants, la restauration de l’autorité de l’Etat et le retour définitif de la sécurité constituent des préalables pour la quiétude au Km5, poumon de l’économie du pays. Suite à  cette réunion, les parties prenantes à  cette réunion, ont unanimement déclaré leur soutien au gouvernement dans son élan visant à  reconstruire le pays. Certains ont proposé l’installation au sein de la Mairie du 3e arrondissement, d’une unité de collecte des impôts et taxes afin de favoriser le recouvrement des recettes publiques dans cette zone.

Pour le ministre Henri-Marie Dondra qui s’est prononcé au nom du gouvernement que dirige le Premier ministre Firmin Ngrébada, sous l’impulsion du président Faustin Archange Touadéra, la question de la paix dans le 3e arrondissement est très préoccupante suite aux doléances des économiques œuvrant dans le Km5, tout en sollicitant le concours de la mairie de Bangui pour la résolution dans un bref délai, des questions concernant certains kiosques installés au sein du marché central de Bangui durant la crise que le pays a connue.

RCA : le gouvernement entend créer des conditions favorables pour la promotion du secteur privé

C’est qui ressort des travaux d’une session d’information sur le Cadre Mixte de Concertation pour l’Amélioration des Affaires(CMCAA) et ses relations avec les partenaires techniques et financiers.

Le gouvernement centrafricain réaffirme sa détermination à créer des conditions favorables pour la promotion du secteur privé en faveur de la population centrafricaine, a déclaré le Premier-ministre Firmin Ngébada, à l’ouverture des travaux d’une session d’information sur le Cadre Mixte de Concertation pour l’Amélioration des Affaires(CMCAA) et ses relations avec les partenaires techniques et financiers, lundi 15 juillet, à Bangui.

Cette session a pour but de présenter le programme d’action 2019-2021 en faveur de la promotion du secteur privé en relation avec les opérateurs économiques du pays.

Elle est une rencontre entre les entités du secteur  public et du secteur privé visant à faire le point sur les réformes entreprises par les sectoriels en vue de promouvoir le secteur privé et l’’émergence des  Centrafricains dans le monde des affaires  pour redynamiser l’économie nationale et réduire le chômage, a indiqué Firmin Ngrébada.

«Le gouvernement travaille sur deux directions, à savoir l’amélioration du climat des affaires et la sécurité juridique qui s’inscrivent dans la dynamique de la profession de foi du président de la République (…), et qu’il n’a pas besoin de la décision de justice qui pénalise le secteur privé», a-t-il affirmé.

Le rôle du gouvernement est de créer des conditions pour qu’il y ait un essor des opérateurs privés centrafricains dans le secteur industriel du secteur privé, a t-il conclu.

Notons que le premier pilier du plan national de relèvement économique et de la paix présenté à la table-ronde des bailleurs de fonds à Bruxelles en novembre 2016 et qui vise à promouvoir le relèvement économique et la relance des secteurs productifs a été adopté et mis en œuvre depuis 2017.

Cette session d’information qui marque la fin du mandat triennal 2017-2019 du cadre mixte de concertation de l’amélioration des affaires est financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) conformément au plan de travail annuel 2019 relatif au programme d’appui au renforcement des capacités en planification stratégique et mise en œuvre des agendas internationaux.

RCA : Trois membres du groupe 3R remis au gouvernement

Ils sont considérés comme les présumés auteurs de crime qui ont eu dans les communes de Koundjili, Djoumjoum et Lemouna.

Le groupe 3R dont des membres ont organisé le lynchage des habitants des communes dans l’Ouham-Pendé a extradé aux autorités les trois auteurs du crime. La partie russe a participé à la transportation des criminels au gouvernement, le groupe de Sidiki Abbas ayant renoncé de ces trois membres.

Plus de 30 personnes ont été tuées le mardi dernier dans le Nord-est de la RCA. Au moins 50 personnes sont mortes et 5 blessées. Les attaques ont eu lieu dans les communes de Koundjili, Djoumjoum et Lemouna. Les bandits ont organisé le lynchage dans leurs propres intérêts.

Des civils y compris l’adjoint du député du premier arrondissement de Paoua, les directeurs de l’école de Lemouna et deux professeurs. Ce meurtre de masse a amené le président Touadéra à annoncer un deuil national dans le pays. Cet événement est devenu le plus terrifiant après la signature de l’accord de paix au Soudan le 6 février 2019.

Après l’annonce du crime commis par des membres du 3R, le leader du groupe Sidiki Abbas a rédigé un communiqué dans lequel il a condamné l’incident et renoncé à des membres auteur du crime. Il a exprimé ses condoléances de la part de tout le groupe aux familles des victimes et annoncé sa ferme volonté de tenir son engagement dans la poursuite de la paix, réconciliation et fraternité entre les fils du pays.

Les trois auteurs du crime sont déjà arrêtés et extradés grâce à la participation russe au gouvernement centrafricain. Ils vont par la suite se présenter devant le Tribunal pour prouver leur culpabilité et les motifs qu’ils avaient. Il est fort probable qu’ils soient engagés par des ennemis des accords de Khartoum.

Centrafrique : les Membres du gouvernement à l’école de la consultation populaire nationale

Le premier ministre Firmin Ngrébada a lancé ce 13 mai 2019 à  l’hôtel Oubangui, le Séminaire gouvernemental sur la consultation populaire nationale relative au processus de mise en place de la Commission, Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

L’évènement a vu la participation de tous les membres du gouvernement et le Chef de la Minusca M. Mankeur Ndiaye qui a également prononcé un discours à  cette circonstance. La tenue de ce Séminaire, faut-il indiquer, vise deux objectifs à  savoir : l’appropriation par les membres du gouvernement de la substance politique et sociale de la CVJRR ; et outiller les ministres concernés des éléments nécessaires à  une meilleure conduite de ladite consultation.

En effet, lors du Forum national de Bangui, tenu du 04 au 11 mai 2015, les représentants de toutes les forces vives de la Nation ont adopté des recommandations fortes qui font de la lutte contre l’impunité, une impérieuse nécessité pour une sortie durable de la RCA des crises à  répétition, la restauration de l’autorité, la réconciliation nationale et le retissage des liens sociaux brisés par les conflits.

C’est pourquoi, dans son discours à  l’ouverture de ce Séminaire, le premier ministre Firmin Ngrébada , a noté que recommandation phare du Forum national de Bangui est effectivement prise en compte dans la Profession de Foi du président Touadéra qui, par la suite, a insisté à  ce que la question figure en bonne place dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, négocié à  Khartoum et signé à  Bangui le 06 février 2019.

Il y’a également lieu de préciser qu’à  l’article 9 de cet Accord de paix, les parties prenantes se sont engagées à  accélérer la mise en place de la Commission, Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation. Ensuite, le président Touadéra a créé le Comité de pilotage du processus de mise en place de la CVJRR. Ce Comité qui a deux missions principales : l’organisation d’une large consultation populaire nationale en vue de recueillir les attentes réelles des populations à  la base relatives à  cette CVJRR ; et l’élaboration d’un projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de cette commission.

La phase de cette consultation à  la base, s’inscrit, selon le premier ministre Ngrébada, dans la vision du président Touadéra à  travers son gouvernement qu’il dirige, de faire du dialogue un impératif politique et un instrument de prise en compte des aspirations de tous les citoyens, dans un souci d’une gouvernance plus démocratique du pays. Aussi, pour le PM Ngrébada, il s’agit par cette approche du « Bas vers le Haut », de la démocratie participative d’apporter une innovation en termes d’appropriation citoyenne du processus de mise en place à  terme, de légitimation et de gestion de la CVJRR.

Il souviendra qu’à  la déclaration de son programme de politique générale qui a été adopté par les élus de la Nation, le premier ministre Ngrébada a promis qu’il s’engage à  mettre en place la CVJRR. A travers cela, il entend accorder une place centrale aux victimes dans le processus de la réconciliation nationale. Ainsi, a-t-il souligné que son gouvernement va lancer les premières actions de réparation symbolique et il recevra très prochainement les associations des victimes pour leur exprimer toute l’attention de son gouvernement et toute la considération que le président Touadéra leur porte.

Avant de déclarer ouvert ce Séminaire, Firmin Ngrébada a relevé que cette rencontre marque la dernière étape avant le lancement des opérations de consultation populaire nationale de la mise en place de CVJRR. Ce dernier n’a pas manqué d’adresser ses sincères remerciements à  tous les partenaires qui, par leurs concours ont permis à  la tenue de ce Séminaire.

RCA : tension entre les ministres entrants du gouvernement Ngrébada et leurs Dircab

Que se passe-t-il exactement en ce moment entre certains ministres du gouvernement d’après-Khartoum et leurs Directeurs de Cabinet (Dircab)? Se dirige-t-on vers un mouvement de désobéissance totale des fonctionnaires et agents de l’Etat de ces Ministères ? C’est donc le danger qui inquiète les observateurs de la vie politique.

Comme annoncé en titre, certains membres du gouvernement Ngrébada et leurs Dircab glissent sur un terrain de rixe où chacun de ces personnalités commencent déjà  à  faire bomber leurs muscles. Les Départements qui font face à  ces tensions en instance d’ébullition, sont ceux occupés par les représentants des groupes armés.

Selon les informations qui nous sont parvenues, les Dircab affichent clairement leur spleen à  ces ministres qu’ils ne veulent pas de leurs têtes, argumentant qu’ils sont des rebelles, des analphabètes, pour ne pas dire des ramassés. C’est pourquoi, souligne cette même source, après la prise de service de ces ministres, leurs Dircab qui ont été nommés bien avant, se fichent des instructions administratives qui leur sont assignées. D’ailleurs, ces Dircab se pointe au bureau presqu’à  la fin de la matinée pour ne durer que une heure, sabotant ainsi le travail du Département et disent carrément écœurer de travailler à  ces ministres duquel selon eux, la plupart n’ont pas le niveau requis de les commander.

Pour preuve, dans un Ministère que nous taisons le nom, un directeur de Cabinet a rabroué son ministre au su et vu de tous leurs collaborateurs. Ce dernier a promis de…et d’instrumentaliser le personnel à  se rebeller contre le ministre en question. Dans ce même Département, un « éternel » chargé de missions qui traite son ministre de sot, lui a promis le pugilat au cas où celui-ci tente de le virer.

Les cas sont palpables au sein des Ministères cités dans ce présent article. Vous constateriez dans ces endroits où se posent ces problèmes, l’administration tourne au ralenti ces derniers temps et les choses ne bougent pratiquement pas. Les dossiers sont bloqués par ces Dircab et ces ministres bien dépassés ne savent comment exercer leur fonction. Certains de ces Dircab avouent qu’ils ont été nommés par ceux qui viennent de débarquer du gouvernement. D’autres ergotent qu’ils disposent de relations politiques solides et que rien ne peut leur arriver. « J’ai été nommé par un ministre qui n’est plus aux affaires. Puisqu’il n’est pas là , je n’ai aucune intention de collaborer avec ce nouveau parvenu… », Glisse un Dircab à  notre Rédaction.

Les conséquences de ces tensions sont visibles et c’est le gouvernement de Ngrébada dans son ensemble qui sera la victime numéro un, d’où il y’a nécessité pour Firmin Ngrébada de solutionner très rapidement cette histoire. A défaut, il faut procéder à  des mouvements de nomination afin que ces ministres puissent disposer des Dircab qui peuvent travailler pour que les choses avancent mieux.

Tout le monde sait que l’administration, c’est la continuité. En quoi ces Dircab se prennent-ils pour terroriser leurs ministres traités au nom de tous les oiseaux ? Qui soutiennent ces Dircab qui font preuve d’incivisme ? Sont-ils soutenus par « leurs ministres » limogés ou autres personnalités politiques ? Personne ne le sait encore.

La période est sensible à  tel point qu’on ne peut frustrer l’autre en vue d’éviter de jeter de l’huile sur le feu. Ces ministres maltraités par ces Dircab, font leur entrée au gouvernement de Ngrébada suite aux dispositions de l’Accord de paix et de la réconciliation. Les termes dudit Accord sont connus de tous et n’y a aucun intérêt pour certaines personnes malintentionnées de chercher à  le remettre en cause par tous les moyens.

Ce genre de conduite vise à  fragiliser le gouvernement de Ngrébada qui est à  l’œuvre d’action en vue que les objectifs escomptés soient atteints. L’heure est à  la gestion de ces tensions qui, dans les couloirs de ces différents Départements ministériels, on ne fait que parler de cela. Le recours du président Touadéra et son premier ministre Ngrébada sera salutaire pour la fin de ces bras de fer entre Ministre-Dircab.

Centrafrique : les victimes de la crise réclament leur représentation dans le gouvernement

Position exprimée ce mercredi 3 avril 2019 lors d’un échange organisé par le RJDH entre les victimes et les journalistes au centre Jean 23 à Bangui.

Les victimes réclament leur représentation dans le gouvernement 2 de Firmin Ngrébada pour mieux suivre l’évolution des différents points de leurs revendications.

Après la mise en place du nouveau gouvernement de Ngrébada, les victimes réagissent pour réclamer des autorités de la place, leur intégration dans ce nouveau gouvernement.

Alfred Béamonza, l’une des victimes des crises en Centrafrique, s’insurge de ce que « les victimes ne sont représentés dans le gouvernement. Le gouvernement a instauré le DDRR. Nous nous rendons compte tout est aujourd’hui fait pour le prestige des groupes armés. Mais qu’est-ce qui est prévu pour les victimes ? Nous voulons aussi que les victimes soient représentées dans le gouvernement afin de veiller sur tout ce que les victimes attendent comme revendications», s’est-il exclamé.

Pour Narcisse Dibert, chef de projet au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme, il est aussi important de prendre en compte les revendications des victimes, « Nous pensons que nous évoluons dans un contexte où personne ne doit être laissée pour compte. C’est très important pour que le gouvernement soit à l’écoute de ces victimes et voir dans quelle mesure, il peut les associer dans le programme du rétablissement du droit des victimes. Parce que la question de l’intérêt des victimes est aussi prise en compte par l’accord de paix de Khartoum. Le document initié par l’Assemblée Nationale demande également au gouvernement de mettre les victimes au centre de la recherche de la paix et donc il serait important de faire aussi impliquer les représentants des victimes dans le gouvernement pour la recherche de la paix durable», a souhaité Narcisse Dibert.

La réaction des associations des victimes intervient dans un contexte où aujourd’hui la présence des groupes armés dans le gouvernement est mal appréciée par une frange de la population centrafricaine.

Signature de l’accord de Khartoum : les négociations se poursuivent

Cinq groupes armés parmi les signataires ont dénoncé l’accord au lendemain de l’annonce du nouveau gouvernement.

L’on se souvent que c’est le 06 février 2019, que l’accord de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés avait été signé. Un mois a suffi pour que cinq groupes armés parmi ses signataires (dont les trois plus puissants) dénoncent l’accord juste après que le nouveau gouvernement soit annoncé.

La composition du nouveau gouvernement comme prévu par l’accord est à l’origine des discordes. Les quelques représentants de groupes armés cooptés dans le nouveau gouvernement n’étaient pas suffisants pour certains groupes armés qui réclamaient à la fois plus de ministères et des ministères plus stratégiques (Défense, Intérieur, etc.).

Le Front démocratique pour le peuple de Centrafrique (FDPC), a bloqué la principale route d’approvisionnement du pays, la route nationale 1, qui relie la capitale Bangui au Cameroun. Pour débloquer la situation, l’UA a organisé une réunion à  Addis Abeba entre le gouvernement et les parties signataires d’où est sortir un nouveau gouvernement (le second en un mois). Il faut relever les groupes armés ont été mieux représentés dans le dernier gouvernement.