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Centrafrique : les victimes de la crise réclament leur représentation dans le gouvernement

Position exprimée ce mercredi 3 avril 2019 lors d’un échange organisé par le RJDH entre les victimes et les journalistes au centre Jean 23 à Bangui.

Les victimes réclament leur représentation dans le gouvernement 2 de Firmin Ngrébada pour mieux suivre l’évolution des différents points de leurs revendications.

Après la mise en place du nouveau gouvernement de Ngrébada, les victimes réagissent pour réclamer des autorités de la place, leur intégration dans ce nouveau gouvernement.

Alfred Béamonza, l’une des victimes des crises en Centrafrique, s’insurge de ce que « les victimes ne sont représentés dans le gouvernement. Le gouvernement a instauré le DDRR. Nous nous rendons compte tout est aujourd’hui fait pour le prestige des groupes armés. Mais qu’est-ce qui est prévu pour les victimes ? Nous voulons aussi que les victimes soient représentées dans le gouvernement afin de veiller sur tout ce que les victimes attendent comme revendications», s’est-il exclamé.

Pour Narcisse Dibert, chef de projet au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme, il est aussi important de prendre en compte les revendications des victimes, « Nous pensons que nous évoluons dans un contexte où personne ne doit être laissée pour compte. C’est très important pour que le gouvernement soit à l’écoute de ces victimes et voir dans quelle mesure, il peut les associer dans le programme du rétablissement du droit des victimes. Parce que la question de l’intérêt des victimes est aussi prise en compte par l’accord de paix de Khartoum. Le document initié par l’Assemblée Nationale demande également au gouvernement de mettre les victimes au centre de la recherche de la paix et donc il serait important de faire aussi impliquer les représentants des victimes dans le gouvernement pour la recherche de la paix durable», a souhaité Narcisse Dibert.

La réaction des associations des victimes intervient dans un contexte où aujourd’hui la présence des groupes armés dans le gouvernement est mal appréciée par une frange de la population centrafricaine.



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