Les violences, nées d’un conflit lié aux dégâts causés par le bétail dans des champs, ont provoqué un mouvement de panique au sein de la population avant un retour au calme grâce à l’intervention des autorités et des forces de sécurité.
La tension est montée d’un cran ces derniers jours à Batangafo, après une série d’affrontements opposant des membres des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs. Selon une source religieuse interrogée par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), deux agriculteurs ont été grièvement blessés lors d’une première altercation avec des éleveurs, après que du bétail a pénétré dans des champs et endommagé une partie des cultures.
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La situation a ensuite dégénéré. Une riposte menée par certains agriculteurs aurait entraîné la mort de deux éleveurs. Un autre agriculteur, grièvement blessé au cours des violences, a succombé à ses blessures au centre hospitalier de Batangafo. Le bilan provisoire s’établit ainsi à cinq morts.
« Certains agriculteurs se sont organisés pour des répliques à l’issue desquelles deux éleveurs ont trouvé la mort », rapporte la source religieuse, qui s’exprimait sous couvert d’anonymat.
Ces violences ont également suscité un mouvement de panique parmi les habitants. Face à la montée des tensions, les autorités sous-préfectorales, municipales et militaires se sont mobilisées pour contenir la situation et prévenir de nouvelles représailles. Les forces de défense et de sécurité, appuyées par les alliés russes, ont également été déployées pour contribuer au rétablissement de l’ordre.
Si le calme est désormais revenu dans la ville, l’inquiétude demeure chez certains habitants. « Le calme est revenu, mais le déplacement aux environs de cinq kilomètres dans la brousse est un risque en ce moment », témoigne un habitant de Batangafo.
Ces nouveaux affrontements illustrent la fragilité des relations entre communautés d’agriculteurs et d’éleveurs dans certaines zones de la Centrafrique.




