Politique




RCA : encore des défis pour la représentativité des femmes dans les institutions

Le sujet était au centre de la rencontre le 22 mai dernier, entre le Président Faustin Archange Touadera et Rachelle…

Le sujet était au centre de la rencontre le 22 mai dernier, entre le Président Faustin Archange Touadera et Rachelle Anne-Marie Djangone-Mian, représentante-pays de l’ONU Femme en République centrafricaine.

 

La question de la représentativité des femmes dans les institutions politiques demeure au cœur des réformes engagées par les autorités centrafricaines. Des initiatives ont été mises en œuvre ces dernières années afin de renforcer la participation des femmes à la gouvernance du pays.

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Le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadera a reçu en audience vendredi 22 mai 2026 en début de soirée, à la Cité des Chefs d’État, Rachelle Anne-Marie Djangone-Mian, représentante-pays de l’ONU Femme en Centrafrique. Il en ressort de cette rencontre que selon les données de l’Union interparlementaire, la République centrafricaine compte actuellement 16 femmes députées sur 140 sièges à l’Assemblée nationale, soit environ 11,4 % de représentation féminine au Parlement. Un chiffre encore en deçà des ambitions affichées par les autorités et des standards internationaux, mais qui traduit néanmoins une progression progressive de la présence féminine dans la sphère politique.

Cette faible représentativité contraste avec les avancées observées au niveau local. Grâce à l’application du système de la « liste zébrée » lors des élections locales, la participation des femmes dans les collectivités territoriales a atteint un niveau compris entre 45 % et 53 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale estimée à 35 %. Cette mesure est aujourd’hui saluée comme un modèle de promotion du leadership féminin en Afrique centrale.

Au sein du gouvernement centrafricain, les femmes occupent désormais environ 18 % des postes ministériels dans la nouvelle équipe gouvernementale. Bien que cette proportion reste inférieure au quota de 35 % prévu par la loi sur la parité adoptée en 2016.

Les organisations internationales, notamment ONU Femmes, reconnaissent les efforts entrepris par les autorités centrafricaines. Depuis plusieurs années, ONU Femmes accompagne la République centrafricaine dans la promotion de l’égalité de genre, le renforcement des capacités des femmes leaders ainsi que l’adoption de textes favorables à la participation politique féminine.

La loi sur la parité impose notamment aux partis politiques de présenter au moins 35 % de candidatures féminines lors des élections législatives. Une disposition qui constitue une avancée majeure dans la lutte contre les inégalités politiques entre les hommes et les femmes.

Cependant, de nombreux défis persistent. Au sein du bureau actuel de l’Assemblée nationale, seules trois femmes figurent parmi les quinze membres élus, soit 20 % de représentation. Pour plusieurs observateurs, les obstacles restent à la fois culturels, économiques et politiques, freinant encore l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités.


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