Une réunion a rassemblé les plus autorités du pays ainsi que les partenaires techniques et financiers engagés dans la réponse sanitaire.
Le Comité national de crise s’est réuni le 23 juin à la Cité des Chefs d’État afin d’évaluer et consolider les mesures de prévention face à une éventuelle introduction de la maladie à virus Ebola sur le territoire centrafricain.
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Cette réunion stratégique a rassemblé les plus autorités du pays ainsi que les partenaires techniques et financiers engagés dans la réponse sanitaire. Aux côtés du Président de la République figuraient notamment le Premier ministre Félix Moloua, le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse, les responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que les représentants des organisations partenaires, dont l’Organisation mondiale de la Santé.
Dans son intervention, le Chef de l’État a tenu à rassurer sur la situation sanitaire nationale, rappelant qu’aucun cas d’Ebola n’a été enregistré en République centrafricaine à ce jour. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’anticiper tout risque, au regard de l’évolution de la situation épidémiologique dans les pays voisins, notamment en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Face à ce contexte régional, les autorités ont décidé de renforcer la vigilance sanitaire à travers une intensification de la surveillance épidémiologique, le contrôle aux frontières et le déploiement d’actions de sensibilisation auprès des populations, particulièrement dans les zones frontalières considérées comme les plus exposées.
Moment central de cette session, le Directeur général de l’Épidémiologie et de la Lutte contre la Maladie a présenté le Plan national de préparation et de riposte. Structuré autour de cinq axes stratégiques, ce dispositif vise à améliorer les capacités nationales de prévention, de détection précoce et de réponse rapide en cas d’alerte. Le document a été validé par le Comité national de crise, marquant une étape importante dans le renforcement de la résilience sanitaire du pays.
Clôturant les travaux, le Président Faustin Archange Touadéra a fixé des orientations précises aux différentes parties prenantes afin d’assurer une mise en œuvre rapide des décisions arrêtées.
« L’obligation des résultats sur le terrain, l’appui effectif de nos partenaires et le soutien logistique de la MINUSCA doivent se traduire sans délai par la mise à disposition d’équipements médicaux d’urgence dans les 200 points de contrôles frontaliers du pays », a déclaré le Chef de l’État.
Qualifiant la situation d’« urgence de prévention majeure », le Président de la République a appelé à une mobilisation générale pour empêcher toute introduction du virus Ebola sur le territoire national et préserver la sécurité sanitaire des populations.




