RCA : Touadéra préside le premier Conseil des ministres après sa réélection

Le président Faustin Archange Touadéra, réélu suite au scrutin du 28 décembre dernier a présidé son tout premier Conseil des ministres le 8 janvier 2026.

Le premier ministre, Félix Moloua en a profité pour présenter les vœux de nouvel an au chef de l’Etat. D’après le service de communication de la présidence, cette séance inaugurale s’est révélée un moment fort de l’action gouvernementale. En sus de l’adresse des vœux de santé et de prospérité, Félix Moloua relève : « l’excellente collaboration entre le président de la République et son gouvernement », qui a permis de surmonter de nombreux défis rencontrés au cours de l’année écoulée. Il a enfin félicité le chef de l’État pour sa victoire éclatante lors du scrutin présidentiel de 2026, proclamée par l’Autorité Nationale des Élections.

En retour, le président de la République a adressé ses meilleurs vœux de santé, de succès et de détermination à l’ensemble des membres du gouvernement pour l’année 2026, fait savoir la Renaissance. Il a exprimé sa reconnaissance envers la communauté internationale et les institutions nationales pour les efforts consentis et l’organisation réussie des élections groupées.

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Mali – Sénégal, 9 janvier

En première mi-temps de leur huitième de finale contre la Tunisie, les Maliens, menés au score, ont su se ressaisir en défense et survivre jusqu’à la séance de tirs au but. Le héros de la soirée fut Djigui Diarra, auteur de deux arrêts décisifs. À noter également la performance du remplaçant Gaoussou Diakité. Ayant constamment pressé le camp adverse, il permettait ainsi à ses coéquipiers de reprendre le souffle, et son sourire après le penalty transformé lors de la séance de tirs au but a sans doute soulagé le groupe d’une tension inutile.

Le Sénégal a inscrit 10 buts lors de cette édition et progresse avec assurance dans le tournoi. L’équipe de Pape Thiaw a concédé le premier but lors de son dernier match contre le Soudan, avant d’en marquer trois et de se hisser au tour suivant. En phase de groupes, les « Lions de la Téranga » ont rencontré des difficultés face à la RD Congo (1-1). Les Maliens pratiquent un style de jeu similaire et peuvent se montrer dangereux en jouant en tant que numéro 2.

V1 – 6,72, X – 3,655, V2 – 1,671

Cameroun – Maroc, 9 janvier

Non qualifié pour la Coupe du monde 2026, le Cameroun entend bien prouver que ce n’était qu’un hasard. La formation de David Pagou joue avec pragmatisme et a un plan de jeu précis pour chaque match. En huitièmes de finale, les « Lions Indomptables » sont venus à bout de l’Afrique du Sud au terme d’un match difficile : dominés par leur adversaire sur de nombreux indicateurs, ils ont néanmoins fait preuve d’une meilleure réalisation.

Le Maroc est considéré comme le principal prétendant au titre. Lors du match précédent, l’équipe de Walid Regragui a battu la Tanzanie 1-0 grâce à un autre but de Brahim Díaz. Les Lions de l’Atlas ont tous les atouts en main pour remporter le championnat, mais la pression qui pèse sur eux est un véritable défi. Cela s’est particulièrement fait sentir en seconde période face à la Tanzanie, alors que le score était de 0-0. Qu’en aurait-il été si Feisal Salum avait réussi son occasion ?

V1 – 6,41, X – 3,655, V2 – 1,692

Algérie – Nigeria, 10 janvier

Les deux équipes ont gagné tous leurs matchs de poule et il était peu probable qu’elles soient éliminées dès les quarts de finale.

L’équipe nationale nigériane a inscrit 12 buts en 4 matchs, et la complémentarité de Victor Osimhen et Ademola Lookman fait passer des sueurs froides à ses adversaires. L’Algérie possède la meilleure défense du tournoi : l’équipe de Vladimir Petkovic n’a encaissé qu’un seul but, alors qu’elle menait déjà 3-0 face à la Guinée équatoriale. Le leader des « Fennecs », Riyad Mahrez, a planté 3 pions en deux premiers matchs et représente une menace sérieuse pour le Nigeria.

Il y a sept ans, l’Algérie s’était défaite du Nigeria en demi-finale de la CAN grâce à un penalty transformé par Mahrez (2-1). Les « Super Eagles » tenteront de prendre leur revanche et d’offrir un nouveau spectacle à leurs supporters.

V1 – 3,235, X – 3,035, V2 – 2,617

Égypte – Côte d’Ivoire, 10 janvier

Mohamed Salah et Cie peinent à convaincre avec leur jeu : victoires sur la plus petite des marges face au Zimbabwe et à l’Afrique du Sud, match nul contre l’Angola et rencontre difficile face au Bénin en huitièmes de finale. Cependant, les statistiques des confrontations directes face à la Côte d’Ivoire sont à l’avantage des Pharaons : ils ont battu l’adversaire lors de leurs 5 derniers matchs de barrage de la CAN, y compris la finale de 2006.

Les Ivoiriens tenteront de mettre fin à leur mauvaise passe et compteront sur Amad Diallo, élu meilleur joueur du match à trois reprises lors de cette compétition. Il a inscrit les buts de la victoire contre le Mozambique et le Burkina Faso, et a également permis à son équipe d’arracher le match nul face au Cameroun grâce à une frappe précise.

Le champion d’Afrique en titre souhaite défendre sa couronne, et l’Égypte, bien que n’étant pas au sommet de sa forme, n’est certainement pas un adversaire insurmontable.

V1 – 3,4, X – 2,919, V2 – 2,604

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RCA : la Cour pénale spéciale se penche sur les violences dans le Sud-Est

L’institution a annoncé ce mercredi 07 janvier, qu’elle s’intéressait de près aux violences perpétrées dans la préfecture du Haut-Mbomou.

 

Lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, le premier substitut du procureur spécial, Alain Tolmo, a affirmé que la CPS suit avec une attention particulière l’évolution de la situation sécuritaire dans cette zone. Il a précisé que tous les crimes commis dans le Haut-Mbomou font l’objet d’une surveillance rigoureuse en vue d’identifier les auteurs et leurs complices.

« La Cour pénale spéciale est déterminée à traduire devant la justice toute personne impliquée dans ces actes criminels, quels que soient son statut ou son rang », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement de l’institution à lutter contre l’impunité.

Ces violences, attribuées à des groupes armés actifs dans la région, ont entraîné des pertes en vies humaines, des déplacements de populations et une détérioration préoccupante de la situation humanitaire. Face à cette insécurité persistante, les appels à un renforcement de la protection des civils se multiplient.

Créée pour juger les crimes graves commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, la Cour pénale spéciale entend ainsi rappeler que les exactions contre les populations ne resteront pas impunies.

RCA : les évêques examiner les défis de l’Église et la situation nationale

Ouverte le 5 janvier, la première session ordinaire de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) pour l’année 2026 se poursuit à Bangui jusqu’au 09 janvier.

 

Durant plusieurs jours, les prélats se penchent sur les défis pastoraux, institutionnels et sociaux auxquels fait face l’Église catholique en République centrafricaine. L’objectif est d’évaluer les actions menées au cours de l’année écoulée et de définir de nouvelles orientations en vue de renforcer la mission pastorale et l’engagement de l’Église au service des populations.

Au-delà des questions ecclésiales, les évêques accordent une attention particulière à la situation socio-politique du pays, marquée par des enjeux électoraux sensibles et une détérioration préoccupante du climat sécuritaire, notamment dans la préfecture du Haut-Mbomou. Les récentes violences et l’insécurité persistante dans cette région de l’est du pays suscitent une vive inquiétude au sein de l’épiscopat.

Fidèle à sa tradition de médiation et de plaidoyer pour la paix, la Conférence épiscopale centrafricaine entend, à l’issue de cette session, porter un message de responsabilité, de cohésion nationale et de paix, à l’adresse des autorités, des acteurs politiques et de l’ensemble du peuple centrafricain.

Les conclusions et recommandations issues de cette rencontre devraient être rendues publiques à la clôture des travaux, le 9 janvier, et pourraient influencer les débats nationaux dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement délicat.

RCA-Présidentielle : Mahamat Idriss Deby félicite Touadéra

Le président de la République du Tchad,  Mahamat Idriss Deby a adressé son message de félicitations à son homologue centrafricain qui vient d’être réélu avec 76,15 % des suffrages exprimés.

 

Faustin Archange Touadéra est le vainqueur de la présidentielle du 28 décembre 2025, avec 76,15 % des suffrages. Il est suivi d’Anicet-Georges Dologuélé qui compte 14,66 % des voix, tandis que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra obtient 3,19 %. Les résultats de ce scrutin ont été  annoncé dans la nuit de lundi 05 à mardi 6 janvier 2026 par l’organe en charge de l’organisation des élections, ANE. Selon les résultats rendu public par l’ANE, Faustion Archange Touadéra est suivi d’Anicet-Georges Dologuélé qui compte 14,66 % des voix, tandis que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra obtient 3,19 %.

« je tiens à lui adresser, au nom du peuple tchadien, de son gouvernement et en mon nom propre, mes chaleureuses félicitations ainsi que mes vœux les plus sincères de plein succès pour ce nouveau mandat. » a félicité Mahamat Idriss Deby Itno, président du Tchad.

Le président tchadien rappelle que, le Tchad et la Centrafrique sont unis par des liens historiques, géographiques, humains et culturels ancrés : « Je saisis cette opportunité pour réaffirmer au président réélu mon engagement à travailler de concert avec lui au renforcement de notre coopération bilatérale. Ensemble, nous continuerons d’œuvrer pour la sécurité de nos frontières communes et pour la prospérité de la sous-région Afrique Centrale ».

 

RCA : au moins deux morts dans une attaque armée près de Birao

L’incident, sur l’axe Amdafock, ravive les inquiétudes sécuritaires dans cette zone frontalière du nord-est de la Centrafrique.

 

Une attaque armée survenue le 4 janvier au village de Matala, dans la périphérie de Birao, a coûté la vie à au moins deux personnes. Selon des sources locales concordantes, des hommes lourdement armés ont pris pour cible le village de Matala dans la journée du 4 janvier. Le bilan provisoire fait état d’au moins deux morts, tandis que plusieurs habitants auraient fui leurs domiciles par crainte de nouvelles violences. Les assaillants se seraient repliés après l’attaque, laissant derrière eux un climat de peur et de désolation.

Des témoins affirment que les auteurs de l’attaque seraient venus du Soudan voisin, hypothèse qui, si elle se confirme, souligne une fois de plus la porosité des frontières et la complexité des dynamiques sécuritaires dans cette région. À ce stade, aucune communication officielle n’a permis de confirmer l’identité des assaillants ni les circonstances exactes de l’attaque.

Dans la localité de Birao et ses environs, l’émotion est vive. Des voix s’élèvent pour appeler les autorités à agir rapidement afin d’éviter une escalade de la violence. « Nous vivons dans l’angoisse permanente. Il faut renforcer le dispositif sécuritaire pour protéger les populations civiles », confie un habitant joint par téléphone.

L’axe Birao-Amdafock, stratégique et sensible, a déjà été le théâtre d’incidents sécuritaires par le passé. Les populations locales dénoncent une présence insuffisante des forces de défense et de sécurité, malgré les alertes répétées. Elles demandent notamment le déploiement de patrouilles régulières et une meilleure surveillance des zones frontalières.

En attendant une réaction officielle du gouvernement, les autorités locales s’emploieraient à évaluer la situation et à rassurer les habitants. Mais sur le terrain, la peur demeure. Pour les populations de Matala et des villages environnants, la priorité reste la sécurité et la fin des attaques qui endeuillent régulièrement cette partie du pays.

RCA-Présidentielle : les principaux challengers réclament l’annulation du scrutin

Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra dénoncent un processus électoral qu’ils jugent profondément biaisé et entaché de graves irrégularités.

 

Depuis plusieurs semaines, les deux opposants multiplient les critiques à l’encontre de l’Autorité nationale des élections (ANE), pointant du doigt un « conflit d’intérêts manifeste » entre une haute responsable de l’institution électorale et la campagne du président sortant. Selon eux, cette proximité aurait compromis l’impartialité de l’organe chargé d’organiser le scrutin.

Sans attendre la proclamation officielle des résultats provisoires, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, challengers du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas l’issue du scrutin présidentiel.

Anicet-Georges Dologuélé affirme que de nombreux dysfonctionnements ont émaillé le déroulement du vote, évoquant des irrégularités susceptibles d’avoir influencé les résultats. Il estime par ailleurs que « la vérité des urnes » lui serait favorable, remettant ainsi en cause la crédibilité des chiffres annoncés.

À quelques heures de la proclamation des résultats, Henri-Marie Dondra a durci le ton. Lors d’une conférence de presse, il a appelé à l’annulation « pure et simple » du scrutin présidentiel et à la dissolution de l’ANE, qu’il considère incapable d’organiser des élections « libres et inclusives ».

« De nombreuses irrégularités de nature à entacher le caractère sérieux des résultats ont pu être relevées et cela ne saurait passer sous silence », a-t-il déclaré, estimant que les résultats proclamés reflètent « l’incapacité » de l’ANE, dénoncée à plusieurs reprises par son camp.

Tout en se disant « légaliste et attaché aux valeurs de la République », le leader du parti Unir a annoncé que sa formation politique se préparait à saisir le Conseil constitutionnel afin de contester les résultats et d’attaquer les irrégularités relevées. Il recommande également la dissolution de l’ANE, estimant que l’institution a « prouvé son incompétence ».

RCA-Présidentielle : Touadéra l’emporte avec 76,15 % des voix

Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier par l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Avec 76,15 % des suffrages exprimés, Faustin-Archange Touadéra est donné vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle du 28 décembre en République centrafricaine. La proclamation s’est tenue dans la cour de l’ANE à Bangui, en présence de membres du gouvernement et de responsables politiques. Le président de l’institution, Mathias Morouba, a précisé que ces chiffres reposent sur la compilation de 84,39 % des bureaux de vote, avec un taux de participation de 52,42 %.

Derrière le président sortant, Anicet-Georges Dologuélé recueille 14,66 % des voix, tandis que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra obtient 3,19 %. Les autres candidats enregistrent des scores inférieurs à 3 % : Marcelin Yalemende (2,13 %), Serge Djorie (1,87 %), Eddy Kparekouti (1,04 %) et Aristide Briand Reboas (0,95 %).

Dans le camp présidentiel, ce score de 76,15 % est présenté comme une victoire nette, qualifiée de « KO électoral », traduisant, selon ses partisans, une large adhésion populaire.

Toutefois, avant l’annonce officielle, les candidats Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra avaient dénoncé des fraudes, mettant en doute la régularité du scrutin. Les résultats définitifs, après examen d’éventuels recours, seront proclamés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.

RCA-Présidentielle : montée des tensions après des déclarations contradictoires

Lors d’une conférence de presse, le candidat numéro 7 à l’élection présidentielle, Anicet-Georges Dologuélé, a revendiqué sa victoire.

 

Le climat politique en République centrafricaine demeure tendu au lendemain du scrutin présidentiel, marqué par des prises de position tranchées des principaux camps en lice. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi dernier à Bangui, le candidat numéro 7 à l’élection présidentielle, Anicet-Georges Dologuélé, a revendiqué sa victoire, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « hold-up électoral » orchestré, selon lui, par le pouvoir en place avec la complicité de l’Autorité nationale des élections (ANE).

Devant les journalistes, l’ancien Premier ministre a exprimé de vives inquiétudes quant à la transparence du processus électoral, affirmant disposer d’éléments attestant de fraudes massives. Il a appelé ses partisans à rester mobilisés et a exhorté la communauté nationale et internationale à se saisir de la situation afin de préserver la démocratie et la volonté du peuple centrafricain.

En réaction à ces accusations, Évariste Ngamana, porte-parole du président sortant Faustin-Archange Touadéra, s’est exprimé face à la presse ce 3 janvier. Il a fermement rejeté les allégations de fraude et invité le camp adverse à faire preuve de retenue et de responsabilité. Selon lui, « la proclamation des résultats relève exclusivement des institutions compétentes », rappelant que seule l’ANE, suivie le cas échéant de la Cour constitutionnelle, est habilitée à trancher.

Le porte-parole du chef de l’État a également appelé au respect du verdict des urnes, soulignant l’importance de préserver la paix et la stabilité du pays dans un contexte post-électoral souvent sensible.

Alors que la population reste dans l’attente des résultats officiels, ces échanges illustrent les tensions croissantes qui entourent le processus électoral. Les observateurs nationaux et internationaux suivent de près l’évolution de la situation, appelant toutes les parties à privilégier les voies légales et le dialogue pour éviter toute escalade.

RCA : une semaine sans nouvelles de la sous-préfète de Bambouti

Koumba Ndiaye reste introuvable depuis le 28 décembre dernier, jour de la tenue des élections générales en République centrafricaine, au cours desquelles la localité frontalière du Soudan du Sud a été le théâtre de violents incidents.

 

Ce dimanche-là, des hommes armés appartenant au groupe d’autodéfense Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) ont perturbé le déroulement du scrutin en prenant le contrôle de la ville de Bambouti dès les premières heures de la matinée. Ce groupe, issu de la communauté zandé et allié du pouvoir de Bangui, aurait bénéficié de l’appui de mercenaires russes du groupe Wagner. Malgré la reprise rapide de la ville par les Forces armées centrafricaines et leurs alliés, les assaillants se sont retirés en emportant deux otages : un gendarme et la sous-préfète. Un agent électoral a, quant à lui, perdu la vie lors de ces affrontements.

À Bangui, le silence et la détresse dominent au domicile de la famille Ndiaye. Assis sur des nattes, les proches de la sous-préfète peinent à cacher leur douleur, marqués par l’attente et l’incertitude. « La dernière fois que nous avons entendu sa voix, c’était à travers une note vocale envoyée dans notre groupe familial WhatsApp. Elle disait qu’elle était en sécurité », confie, les larmes aux yeux, Frédérique Sénégo, l’une de ses filles. « Depuis, plus aucune nouvelle. Mon cœur est rempli de tristesse et de pleurs. »

La région de Bambouti est depuis plusieurs années en proie à une insécurité persistante, alimentée par des affrontements récurrents entre les rebelles de l’UPC et les milices Azandé Ani Kpi Gbé. Malgré la présence de la Minusca, des forces armées centrafricaines et de leurs alliés, la situation demeure extrêmement volatile.

Selon des proches, la sous-préfète Koumba Ndiaye n’avait cessé d’alerter les autorités sur la gravité de l’insécurité dans cette zone reculée. « Elle a dénoncé à plusieurs reprises la présence massive des groupes armés et l’abandon de cette localité par l’État », explique Lena Mongbokoli, membre de la famille. « Aujourd’hui, nous ne savons même pas si elle est vivante. Toute la famille est affaiblie. »

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par le gouvernement centrafricain. Toutefois, une source gouvernementale indique qu’une mission aurait été dépêchée sur le terrain afin de tenter de retrouver les personnes enlevées. En attendant, l’inquiétude reste vive et l’espoir fragile, alors que la famille et la nation retiennent leur souffle.