Dans cette grande ville du nord-ouest de la République centrafricaine, l’accès à l’eau potable devient chaque jour un peu plus difficile.
Dès les premières heures de la matinée, les files s’allongent autour des rares points d’eau encore fonctionnels. Bidons jaunes à la main, femmes, enfants et personnes âgées patientent pendant des heures dans l’espoir de remplir quelques litres d’eau. Une routine devenue pesante, voire inquiétante.
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Pourtant, Bouar n’est pas totalement dépourvue d’infrastructures. La Société de distribution d’eau (SODECA) et l’Agence nationale d’eau et d’assainissement sont bel et bien implantées dans la ville. Mais sur le terrain, leur présence peine à se traduire en service régulier.
Coupures répétées, installations vieillissantes, manque d’entretien ou encore capacités de production insuffisantes : les causes de cette pénurie sont multiples. Résultat, de nombreux quartiers restent des jours, parfois des semaines, sans la moindre goutte d’eau potable.
Face à cette situation, les habitants n’ont d’autre choix que de se tourner vers des sources alternatives : puits traditionnels, rivières ou forages non contrôlés. Des solutions souvent précaires, voire dangereuses pour la santé.
Pour beaucoup, il ne s’agit plus seulement d’un problème technique, mais d’une question de dignité et de droit fondamental.




