RCA-Élections générales : des appels au calme à la veille de la proclamation des résultats

Dans certaines localités, des citoyens interrogés estiment que le vote du 28 décembre s’est globalement déroulé dans le calme, malgré quelques incidents isolés signalés.

 

Au lendemain de la tenue des élections groupées du 28 décembre, un climat d’attente empreint de retenue prévaut dans plusieurs villes de province. Des habitants, leaders communautaires et acteurs de la société civile lancent des appels pressants au calme, à la responsabilité citoyenne et au respect des résultats qui seront proclamés par les institutions compétentes.

Ces appels interviennent alors que le pays s’achemine vers une étape cruciale du processus électoral : la proclamation des résultats des élections présidentielle, législatives, régionales et municipales. Dans un contexte marqué par l’enjeu politique de ce scrutin général, de nombreuses voix s’élèvent pour souligner l’importance de préserver la paix et la cohésion sociale.

Dans certaines localités, des citoyens interrogés estiment que le vote du 28 décembre s’est globalement déroulé dans le calme, malgré quelques incidents isolés signalés çà et là. Pour eux, l’heure est désormais à la patience et à la confiance dans les mécanismes institutionnels chargés de la compilation et de l’annonce des résultats définitifs.

« Nous avons accompli notre devoir civique. Il faut maintenant laisser les autorités faire leur travail et éviter toute manipulation ou provocation », confie un habitant d’une ville du centre du pays. Un avis partagé par plusieurs responsables locaux, qui appellent les populations à ne pas céder aux rumeurs circulant notamment sur les réseaux sociaux.

Les organisations de la société civile, de leur côté, exhortent les différents acteurs politiques à adopter une posture responsable, en privilégiant les voies légales en cas de contestation. Elles rappellent que la stabilité du pays dépend en grande partie du comportement des citoyens et des leaders politiques dans cette phase post-électorale.

À l’approche de la proclamation officielle des résultats, ces appels au calme et au respect de la volonté populaire traduisent une aspiration commune : voir s’achever le processus électoral dans la paix, le respect des institutions et la consolidation de la démocratie.

RCA-réveillon du nouvel an : l’État-major des armées interdit les tirs et l’usage des pétards

Cette décision vise à préserver la quiétude publique et à garantir la sécurité des populations durant cette période festive.

 

À l’approche des festivités marquant le passage à la nouvelle année, l’État-major des armées a lancé une mise en garde ferme à l’endroit de toute personne qui se livrerait à des tirs d’armes à feu ou à l’usage de pétards pour célébrer le nouvel an.

Dans un communiqué officiel, l’État-major précise que cette mesure préventive concerne aussi bien les civils que les éléments en uniforme. Fait notable cette année, même les traditionnels 21 coups de canon, habituellement tirés pour marquer le passage à la nouvelle année, ne seront pas exécutés. L’objectif affiché est de permettre à chacun de célébrer le Nouvel An dans un climat serein, exempt d’incidents liés à la manipulation d’armes ou d’engins explosifs.

Afin d’assurer le strict respect de cette directive, les forces de défense et de sécurité seront déployées sur l’ensemble des rues et avenues. Leur mission consistera à veiller à l’application de la décision et à prévenir tout acte susceptible de troubler l’ordre public.

À travers cette interdiction, l’État-major des armées appelle les citoyens à faire preuve de responsabilité et de civisme, en privilégiant des célébrations pacifiques et sans danger.

1xBet 2025 : Renforcer les marchés, les communautés et la confiance

2025 a été une année dynamique pour 1xBet sur de nombreux marchés africains. La marque a combiné ses actifs de sponsoring footballistique à l’échelle du continent avec des initiatives locales, a étendu ses activations numériques dans les GEOs où le numérique restait le principal canal de distribution, et a poursuivi le développement de sa présence physique là où le commerce de détail était possible. Parallèlement à ses activités marketing, 1xBet a investi dans la modernisation de sa plateforme, la simplification des paiements et la communication sur le jeu responsable, tout en soutenant des projets communautaires à forte valeur ajoutée à long terme.

Un football panafricain au cœur de ses priorités : partenariat avec la CAF et dynamique de la CAN

Le football africain est resté un pilier central de la stratégie régionale de 1xBet. En tant que partenaire officiel de la Confédération africaine de football (CAF), la société a continué de soutenir les principales compétitions du continent et de susciter l’enthousiasme pour la CAN, l’un des événements sportifs les plus suivis d’Afrique. Ce partenariat de longue durée a permis d’unifier la communication dans les différentes GEOs, offrant ainsi un discours footballistique cohérent que les équipes locales ont pu adapter à leurs marchés.

Promotions et activations locales

Tout au long de l’année 2025, 1xBet a déployé un calendrier promotionnel diversifié et structuré sur de nombreux marchés, combinant des formats numériques évolutifs et des activations adaptées aux contextes locaux. Un flux constant de campagnes phares – dont CAF Trophy Hunt, Spin and Win, les tirages au sort hebdomadaires de freebets et d’autres formats récurrents – a assuré une visibilité continue et un engagement régulier du public tout au long de l’année.

Au cœur de cet écosystème promotionnel se trouvait Grand Match, la campagne phare de 2025 et l’une des initiatives les plus largement communiquées sur les différents marchés. Soutenu par des articles dédiés et une couverture médiatique importante, Grand Match s’est distingué par sa simplicité, son ancrage dans le football et ses remises de prix physiques offrant des récompenses en espèces de grande valeur. Au Ghana, au Burundi, en Zambie, au Congo-Brazzaville, en Gambie et dans d’autres pays, les gagnants ont été récompensés en personne, transformant la campagne en une expérience concrète et tangible qui a dépassé le cadre de la communication numérique et renforcé la crédibilité de l’entreprise.

Parallèlement aux formats globaux, 1xBet a activement localisé ses activations afin de refléter le contexte national et les moments clés du calendrier. Les bonus offerts à l’occasion de la fête nationale dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi ont constitué d’importants points de contact émotionnels, tandis que des campagnes telles que WOW Promo, « Des paris pour tous », des initiatives axées sur l’application et 1xGames ont renforcé la portée, la créativité et la visibilité des produits auprès de différents segments d’utilisateurs.

Parallèlement, l’année 2025 a été marquée par des progrès significatifs en matière de présence locale et d’activité hors ligne dans plusieurs pays. En Guinée équatoriale, 1xBet a consolidé sa présence grâce au parrainage de compétitions de football à Malabo, à des promotions estivales dans ses points de vente et à l’ouverture d’une nouvelle agence de paris – une étape importante dans le développement de ses activités hors ligne. En Sierra Leone, l’ouverture de la première agence de paris du pays a constitué une étape majeure et un puissant catalyseur d’information, favorisant ainsi une forte présence sur les réseaux sociaux. La Zambie a affiché l’un des calendriers d’activités sur le terrain les plus dynamiques, combinant la diffusion de matchs dans les bars, la participation à de grands événements locaux, des tournois PlayStation dans les boutiques de paris et le parrainage de l’événement de sport automobile Drift vs Spin. Ensemble, ces initiatives ont mis en lumière la capacité de 1xBet à déployer des campagnes à grande échelle sur de multiples marchés, tout en adaptant leur mise en œuvre aux réalités locales. L’entreprise a su équilibrer la portée numérique et la visibilité hors ligne et transformer les promotions en moments de marque mémorables, soutenus par une communication en ligne et un engagement concret.

Concours sur les réseaux sociaux et engagement numérique

Tout au long de l’année 2025, les concours sur les réseaux sociaux sont restés l’un des moyens les plus efficaces pour 1xBet d’interagir avec son public. La marque a ainsi mené des centaines de campagnes interactives, avec en moyenne 20 à 35 concours par pays, permettant à plus de 5 000 personnes de gagner des prix sur tout le continent.

Nombre de ces promotions ont été mises en œuvre en collaboration avec des ambassadeurs locaux, des clubs de football et des partenaires communautaires, notamment dans le cadre de campagnes conjointes avec des artistes, des athlètes et des initiatives sociales. Globalement, ces activités sur les réseaux sociaux ont assuré une visibilité stable, une interaction régulière avec le public et un engagement à grande échelle sur de nombreux marchés tout au long de l’année.

Partenariats et ambassadeurs : Sport et culture, une approche locale

En 2025, 1xBet a renforcé sa crédibilité et sa visibilité locale grâce à des partenariats adaptés au contexte de chaque marché :

  • Burundi : collaboration avec la Fédération burundaise de football et les ambassadeurs musicaux locaux Sat-B et Drama T, associant la marque au football et à la culture.
  • République démocratique du Congo : partenariat avec Ferre Gola, associé à d’importantes offres promotionnelles et à des jeux-concours.
  • Gambie : partenariat avec Jizzle, incluant le sponsoring de concerts, créant ainsi un lien entre les communautés sportives et la vie culturelle.
  • Kenya : sponsoring de la Waziri 1xCup et partenariat avec le Mathare United FC, soutenant le sport amateur et la participation des jeunes.
  • Cameroun : partenariats structurés avec Ténor, le FC Bamenda et la Fédération camerounaise de basket-ball, assurant une présence multisports et multicanale.
  • Congo-Brazzaville : poursuite de la collaboration avec Tidiane Mario et renouvellement du partenariat avec le FC Diables Noirs.

Impact social et éducation : des projets à long terme

Au-delà de ses activités liées à la marque, 1xBet a soutenu diverses initiatives visant à générer un impact communautaire durable dans plusieurs régions, en mettant l’accent sur l’éducation, le sport de masse, le développement culturel et la responsabilité sociale.

Par le biais de la fondation SiGMA, 1xBet a contribué à des projets éducatifs à long terme en Ouganda et en Éthiopie, soutenant la modernisation des infrastructures scolaires et communautaires. Dans le district de Kasese, en Ouganda, l’initiative crée un environnement éducatif sûr et durable pour environ 300 personnes, tandis qu’en Éthiopie, elle s’est concentrée sur l’éducation et l’autonomisation des femmes grâce à des centres communautaires structurés.

En Guinée, l’engagement social s’est concrétisé par le programme 1xImpact, une plateforme active toute l’année qui soutient les groupes vulnérables par le biais d’initiatives humanitaires et familiales. En Zambie, le projet « Sécurité routière » a promu la responsabilité sociale des conducteurs et des piétons grâce à des contenus pédagogiques, des supports de communication et des actions interactives.

L’impact par le sport a joué un rôle central au Nigéria et au Kenya. Au Nigéria, 1xCup a soutenu le football amateur à travers des tournois de grande envergure et une forte présence numérique, tandis que 1xWoman s’est concentré sur l’autonomisation des femmes dans le sport par le biais de l’éducation et du mentorat. Au Kenya, la Waziri 1xCup a combiné compétition multisports et soutien concret aux communautés, renforçant ainsi le sport chez les jeunes et les infrastructures locales.

Par ailleurs, 1xBet a reçu le prix du Meilleur programme de sponsoring lors du Gaming Operators’ Gala & Award Night pour sa contribution au développement du sport au Nigéria grâce au projet 1xCup. Cette récompense a mis en lumière l’approche structurée de la marque en matière de sponsoring de football, de compétitions de jeunes et de respect des normes réglementaires, confortant ainsi la réputation de 1xBet comme partenaire de long terme dans le développement du sport africain.

Des initiatives culturelles ont étendu l’influence sociale de la marque au Congo-Brazzaville et au Ghana. Au Congo, 1xBet a soutenu FESPAM, le plus grand festival panafricain de musique, contribuant ainsi au développement des industries créatives et à l’engagement des jeunes. Au Ghana, la participation au Dashiki Festival 2025 a permis de tisser des liens entre sport, culture et communauté grâce à des actions environnementales, des compétitions de football et des festivités culturelles.

Ensemble, ces projets illustrent l’engagement social à long terme de 1xBet, qui soutient l’éducation, l’inclusion, la sécurité, le sport et la culture sur différents marchés.

Développement produit et plateforme : performance, paiements, pertinence locale

Sur tous les marchés, l’objectif produit de 1xBet pour 2025 était de privilégier la rapidité, la simplicité d’utilisation et un contenu adapté au contexte local.

  • Mises à jour de la plateforme : plusieurs marchés ont mis à jour leur plateforme, améliorant ainsi ses performances et son ergonomie (par exemple, en Zambie, au Burkina Faso, à Madagascar, en Guinée, au Mali et dans d’autres pays).
  • Paiements et cashback : l’accessibilité des paiements locaux a été renforcée grâce au cashback et aux intégrations, comme par exemple l’augmentation du cashback Orange (de 5 % à 10 % selon les endroits où la méthode est prise en charge) et l’introduction du cashback Airtel (par exemple, au Gabon ; 10 % au Tchad avec Airtel).
  • Expansion du contenu local : au Burundi, la section Sport a intégré des matchs de la Ligue A locale, renforçant ainsi sa pertinence pour le public amateur de football national.
  • Développement d’applications et de chaînes : la RDC a mis en avant le lancement d’une application iOS ; d’autres marchés ont étendu la distribution de contenu et leurs chaînes propriétaires (par exemple, relancement de Telegram, le cas échéant).

Intérêt pour le sport : les préférences des fans

Malgré les spécificités de chaque marché, l’intérêt du public pour l’ensemble du portefeuille s’est constamment concentré sur le football, avec un intérêt supplémentaire marqué pour le basket-ball, le tennis et l’e-sport selon les zones géographiques. Les compétitions de la CAF, les grands championnats européens (Premier League, Liga, Serie A) et la finale de la Ligue des champions de l’UEFA ont été les principaux moteurs d’intérêt, les rencontres internationales les plus prestigieuses constituant souvent des pics d’audience clés.

Jeu responsable : campagnes 1xBalance

Le jeu responsable est resté un axe de communication majeur sur de nombreux marchés en 2025. L’initiative 1xBalance a continué de se développer grâce à des campagnes régulières sur les réseaux sociaux, proposant des contenus pédagogiques, des messages de sensibilisation et des conseils pratiques pour une pratique du jeu plus éclairée.

La campagne 1xBalance est toujours active sur les réseaux sociaux de la marque et se poursuivra en 2026. En janvier 2026, 1xBet prévoit également de lancer un site web dédié à 1xBalance, offrant des conseils structurés, des guides pratiques et des outils de jeu responsable pour un jeu conscient et équilibré.

Reconnaissance internationale : finaliste des SiGMA Africa Awards

À l’international, 1xBet a continué d’être reconnu par le secteur. L’année dernière, la société a été nommée Meilleur opérateur de paris sportifs en Afrique lors des prestigieux SiGMA Africa Awards 2024, une véritable consécration pour l’industrie. Le point fort de cette année a été la nomination de 1xBet comme finaliste aux SiGMA Africa Awards 2025 dans deux catégories : Meilleur opérateur de paris sportifs 2025 et Meilleure application mobile 2025.

Ces nominations, ainsi que des récompenses internationales telles que le prix du « Produit sportif mobile de l’année » aux International Gaming Awards 2025, confirment la position de 1xBet parmi les marques de jeux d’élite en Afrique.

Perspectives

Fin 2025, 1xBet avait renforcé son déploiement sur plusieurs marchés grâce à une combinaison équilibrée d’activations numériques, d’actions hors ligne lorsque cela était possible, d’améliorations de produits et de projets communautaires. Porté par la dynamique de la CAN, le développement continu de sa plateforme et l’émergence de nouvelles initiatives sur les marchés, 2026 s’annonce comme l’année idéale pour proposer de nouveaux formats et une offre élargie, le tout reposant sur une base solide : constance, pertinence locale et investissements à long terme.

RCA : les observateurs des élections de l’Union africaine rendent leur rapport

A l’issue de l’audience avec Faustin Archange Touadéra, candidat à sa propre réélection, Bernard Makuza a annoncé que la mission des observateurs de l’Union Africaine rendra publique son rapport ce 30 décembre 2025.

 

Le président Faustin Archange Touadéra a reçu en audience le 29 décembre 2025, une délégation des Observateurs de l’Union Africaine, conduite par le chef de la mission Bernard Makuza. Le déroulement des élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA était au menu de cette rencontre entre, rapporte le service de communication de la présidence.

Le chef de délégation de l’UA se prononce sur le déroulement de la campagne électorale et de la tenue des élections qui a suivi : « Nous avons pu observer le jour des élections que tout s’est passé de la bonne façon. Nous avons pu observer des bureaux de vote qui étaient bien organisés avec des matériels présents, du personnel disposé et qui maîtrisait son travail. Aussi, la sécurité autour des bureaux de vote, des isoloirs qui sont correctes et les urnes qui sont bien scellés ainsi que les représentants des candidats présents dans les bureaux de vote et ce, malgré la diversité ».

Au sujet de l’audience avec Faustin Archange Touadera, il explique qu’elle leur a permis d’expliquer, le mandat de la mission d’observation depuis. « Et le message que nous portons à chaque fois là où nous allons, c’est que nous encourageons des élections libres, transparentes, paisibles mais surtout sans violence et tension », déclare-t-il.

RCA-Élections générales : un scrutin globalement calme, malgré des incidents localisés

Les élections générales organisées dimanche 28 décembre 2025, sur l’ensemble du territoire centrafricain se sont déroulées dans un climat globalement apaisé, sans incidents majeurs signalés, à l’exception notable de la localité de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, où des affrontements armés ont perturbé le processus électoral.

 

Selon des sources locales concordantes, des crépitements d’armes ont été entendus dès 4 heures du matin, consécutifs à un affrontement entre des miliciens du groupe A Zandé Ani Kpi Gbé et des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). La situation sécuritaire a semé la panique parmi les habitants, contraignant plusieurs d’entre eux à fuir vers la brousse. À la mi-journée, aucune information officielle ne permettait encore de confirmer la tenue effective du vote dans cette localité.

En revanche, dans la majorité des régions du pays, le scrutin s’est déroulé dans le calme, malgré quelques difficultés logistiques. Plusieurs bureaux de vote ont ouvert avec retard, mais les opérations se sont poursuivies tout au long de la journée.

À Obo, dans le Haut-Mbomou, et à Mbaïki, dans la Lobaye, les opérations de dépouillement ont débuté dès 16h30, tandis que certains bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18h05 à Bangui et à l’intérieur du pays. À 18h10, le dépouillement s’est généralisé dans plusieurs centres.

Dans la capitale, au Centre social de Malimaka, dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui, le vote a effectivement démarré à partir de midi, en raison d’un déploiement tardif du matériel électoral. Des confusions ont également été constatées concernant les bulletins de vote des élections législatives.

À Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, des jeunes interpellés plus tôt dans la journée par les forces de l’ordre ont été libérés. Ils avaient été mandatés par des démembrements de l’Autorité nationale des élections (ANE) pour distribuer des cartes d’électeur non retirées par leurs propriétaires dans les délais impartis.

Dans la Haute-Kotto, à l’école Dounia de Bria, le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions pour la présidentielle, les législatives et les régionales. Toutefois, des cafouillages ont été observés concernant les élections municipales, en raison d’un désaccord sur le découpage des circonscriptions électorales. Bien que l’établissement soit perçu par les électeurs comme relevant du 1er arrondissement, il est officiellement rattaché au 2ᵉ arrondissement, ce qui a entraîné le déploiement de bulletins jugés inadaptés par certains votants. Une situation similaire a été signalée dans plusieurs villages environnants, notamment Galabandja, Yambélé, Kocha, Koyassé et Ngoumbi.

Malgré ces difficultés ponctuelles, le processus électoral s’est poursuivi dans la majorité des localités, dans l’attente des résultats.

RCA-Elections générales : un démarrage en demi-teinte

Les Centrafricains ont commencé à voter ce dimanche 28 décembre 2025 dans le cadre d’un vaste quadruple scrutin combinant l’élection présidentielle, les législatives, les municipales et les régionales.

 

Au cœur du scrutin de ce 28 décembre 2025, le président sortant Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, brigue un troisième mandat consécutif, dans un contexte politique et sécuritaire encore fragile.

Des débuts laborieux dans plusieurs centres de vote

À Bangui, notamment dans le quartier populaire du PK5, les opérations électorales ont connu des retards notables. À l’école primaire Gbaya-Doumbia, l’un des plus grands centres de vote de la capitale, des files d’attente s’allongeaient dès 9h30 heure. La cause : une erreur dans la distribution des bulletins des élections législatives. Des bulletins appartenant à une mauvaise circonscription avaient été acheminés, contraignant la moitié des bureaux à suspendre temporairement leurs activités.

Présents depuis l’aube, certains électeurs, arrivés à l’ouverture des bureaux de vote, ont exprimé leur agacement face à cette situation, tout comme des candidats se disant lésés par cet incident, dont les effets se faisaient également sentir dans d’autres centres de vote du PK5. Selon les autorités électorales, le problème était toutefois en cours de résolution à la mi-journée.

De manière générale, des retards de plus d’une heure ont été observés dans la majorité des bureaux de vote de la capitale. La complexité de ce quadruple scrutin y est pour beaucoup. Chaque électeur doit en effet glisser quatre bulletins dans quatre urnes distinctes, correspondant à la présidentielle, aux législatives, aux régionales et aux municipales. Il est a noter que ces élections avaient été organisées pour la première fois depuis 1988.

À l’école primaire Gbaya-Doumbia, 16 bureaux de vote, accueillant chacun entre 450 et 500 électeurs, étaient mobilisés pour cette opération électorale.

Même constat au lycée Barthélemy Boganda, autre grand centre de vote de Bangui. Les électeurs venus dès l’heure théorique d’ouverture ont dû patienter, les opérations n’ayant débuté qu’avec 1h à 1h20 de retard, selon les bureaux. L’installation du matériel, l’affichage des listes électorales et la mise en place des quatre urnes par bureau, chacune dotée d’un couvercle de couleur distincte, ont nécessité un temps supplémentaire.

Les bulletins sont également codifiés par couleur : rouge pour la présidentielle, bleu pour les législatives, blanc pour les régionales et gris pour les municipales. Si l’organisation s’est progressivement améliorée, certains électeurs ont toutefois éprouvé des difficultés à s’orienter entre les bulletins, les urnes et les listes électorales.

RCA : plus de 2,3 millions d’électeurs appelés aux urnes pour un scrutin historique

Ce dimanche 28 décembre 2025, marque une date majeure dans l’histoire politique de la République centrafricaine. Plus de 2,3 millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote à travers le pays et à l’étranger pour participer à un quadruple scrutin inédit : l’élection du président de la République, des députés, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux.

 

Selon les chiffres de l’Autorité nationale des élections (ANE), près de 2,4 millions d’électeurs sont inscrits sur le fichier électoral, soit 845 000 de plus que lors du précédent scrutin. Ces électeurs devront voter dans 6 762 bureaux de vote, dont 62 ouverts à la diaspora dans 15 pays, confirmant la volonté d’inclure les Centrafricains de l’extérieur dans ce rendez-vous démocratique.

Au-delà de la présidentielle et des législatives, ce scrutin est surtout historique par le retour des élections locales, municipales et régionales, organisées pour la dernière fois en 1988. Près de quarante ans d’attente prennent ainsi fin, ouvrant la voie à un renouvellement de la gouvernance locale et à une plus grande implication des populations dans la gestion de leurs collectivités.

La campagne électorale, marquée par de vifs débats autour des conditions d’éligibilité prévues par la Constitution de 2023, a longtemps cristallisé les tensions, notamment sur les questions de nationalité. Il a fallu l’arbitrage du Conseil constitutionnel, à la mi-novembre, pour clore les polémiques et permettre le lancement effectif de la campagne. Les principaux challengers du président sortant ont toutefois dénoncé, ces derniers jours, des entraves à leurs activités, évoquant des difficultés de déplacement et l’organisation de meetings en province.

Outre les principaux favoris, quatre autres candidats sont en lice à la présidentielle, portant des discours axés sur le renouvellement de la classe politique, l’opposition modérée ou encore la restauration des valeurs humaines au cœur de l’action publique.

Tous les regards sont désormais tournés vers l’ANE, régulièrement critiquée par le passé pour ses retards et ses faiblesses logistiques. Son président, Mathias Morouba, assure que l’institution est prête à relever le défi. Grâce à un appui financier national et international, à l’allègement du code électoral et au soutien logistique de la Minusca, le matériel électoral a été acheminé vers plus de 6 000 bureaux de vote à travers le pays.

Ce dimanche, les électeurs centrafricains devront glisser leurs bulletins dans quatre urnes distinctes, un exercice inédit pour beaucoup. Avec plus de 2,3 millions de votants potentiels, la République centrafricaine s’apprête à vivre l’une des journées électorales les plus importantes de son histoire récente, dans l’espoir d’un scrutin apaisé, inclusif et crédible.

Processus électoral : le HCC satisfait de la couverture médiatique malgré quelques manquements

Globalement, l’organe de régulation se félicite du professionnalisme des médias, même si quelques dérapages ont été relevés çà et là.

 

Alors que la campagne électorale se poursuit sur l’ensemble du territoire national, le Haut conseil de la communication (HCC) dresse un premier bilan de la couverture médiatique du processus en cours.

S’exprimant le 24 décembre à Bangui, le président du HCC, José Richard Pouambi, a assuré que, jusqu’à présent, la couverture médiatique de la campagne électorale se déroule dans de bonnes conditions. « Dans l’ensemble, tout se passe bien », a-t-il déclaré, saluant les efforts consentis par les organes de presse pour respecter les principes d’équité, d’équilibre et de pluralisme dans le traitement de l’information électorale.

Toutefois, le président du HCC a reconnu l’existence de certains manquements observés dans quelques médias de la place. Sans les nommer, il a évoqué des cas de propos partisans, de déséquilibre dans le temps de parole accordé aux acteurs politiques ou encore de diffusion d’informations insuffisamment recoupées. Des dérives qui, selon lui, restent limitées mais qui appellent à une vigilance accrue.

Face à ces écarts, le HCC dit privilégier pour l’instant la sensibilisation et le rappel à l’ordre. « Notre rôle n’est pas seulement de sanctionner, mais surtout d’accompagner les médias afin qu’ils jouent pleinement leur rôle dans l’apaisement du climat électoral », a souligné José Richard Pouambi. Il a ainsi exhorté les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité, de rigueur et de neutralité tout au long de la campagne.

Le président du HCC a par ailleurs rappelé que la période électorale constitue un moment sensible pour la démocratie et la cohésion nationale. À ce titre, les médias sont appelés à contribuer à un débat public serein, fondé sur des informations justes et vérifiées, tout en évitant les discours de haine ou de stigmatisation.

RCA-Bozoum : la lutte contre les produits impropres à la consommation s’intensifie

Le service préfectoral du Commerce a procédé à l’incinération de plusieurs marchandises impropres à la consommation, saisies lors de contrôles effectués sur les marchés et dans certains points de vente de la ville.

 

À Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, les autorités en charge du commerce multiplient les actions pour protéger la population contre les risques sanitaires liés à la consommation de produits avariés. Cette semaine,

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la mission régalienne de l’État visant à garantir la sécurité sanitaire des consommateurs. Les produits détruits, composés notamment de denrées alimentaires périmées et de marchandises mal conservées, présentaient un danger réel pour la santé publique, selon les responsables du service préfectoral du Commerce.

« Il s’agit de prévenir les maladies liées à la consommation de produits de mauvaise qualité et de responsabiliser les commerçants quant au respect des normes en vigueur », a indiqué un responsable local du commerce. Il a par ailleurs rappelé que la mise sur le marché de produits prohibés ou avariés constitue une infraction passible de sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Au-delà de la répression, cette initiative vise également à sensibiliser les opérateurs économiques sur les bonnes pratiques commerciales, notamment le respect des dates de péremption, des conditions de stockage et des règles d’hygiène. Les autorités entendent ainsi assainir durablement le circuit de distribution des produits de grande consommation.

Le service préfectoral du Commerce a assuré que ces opérations de contrôle se poursuivront de manière régulière à Bozoum et dans les autres localités de la préfecture. Objectif : freiner la circulation des produits prohibés sur les marchés et renforcer la protection des consommateurs en République centrafricaine.

 

RCA : tensions préélectorales autour d’un meeting de l’opposition à Bouar

Le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé, a dénoncé mardi 23 décembre ce qu’il qualifie d’acharnement politique à son encontre.

 

À quelques jours des élections générales prévues le 28 décembre en République centrafricaine, le climat politique se tend. L’opposant Anicet Georges Dologuélé, a dénoncé mardi 23 décembre un « acharnement politique » à son encontre, après l’impossibilité pour son parti, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), de tenir un meeting à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Des accusations rejetées par la municipalité, qui évoque des raisons organisationnelles et sécuritaires.

Après un séjour de campagne dans son fief de Lim-Pendé, Anicet Georges Dologuélé devait poursuivre sa tournée électorale à Bouar. Le meeting était prévu au stade Zahri Herman, mais n’a finalement pas eu lieu. Joint par téléphone, le président de l’URCA affirme que des éléments des forces de l’ordre ont investi les lieux et empêché l’accès au stade à son équipe et à ses militants.

Dans un communiqué, l’URCA dénonce une interdiction qu’elle qualifie d’« arbitraire et politiquement suspecte ». Le parti estime que cette situation constitue une entrave grave à la liberté d’expression et à la libre compétition électorale. Anicet Georges Dologuélé dit se considérer comme la cible d’un acharnement politique depuis plusieurs mois, visant, selon lui, à restreindre l’exercice de ses droits politiques et civiques, tout en favorisant le parti au pouvoir dans le processus électoral.

La municipalité apporte des éclaircissements

Contactée par notre rédaction, la mairie de Bouar rejette fermement ces accusations. Selon le maire, le stade Zahri Herman était déjà réservé depuis plusieurs semaines pour accueillir le meeting du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, programmé pour le mercredi suivant. « Des dispositions sécuritaires ont été prises bien en amont, avec un bouclage du périmètre plusieurs jours à l’avance », explique-t-il.

L’autorité municipale précise par ailleurs avoir proposé à l’URCA un site alternatif, notamment la tribune municipale de Bouar, afin de permettre la tenue du rassemblement dans le respect des règles établies. Une proposition qui, selon la mairie, n’aurait pas reçu de suite favorable de la part du parti d’opposition.