Sortant de son silence après l’offensive menée contre Amdafoc, le président Faustin-Archange Touadéra dénonce l’implication présumée de combattants étrangers et appelle les Centrafricains à se mobiliser pour défendre l’unité du pays.
Le Chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra, a réagi pour la première fois à l’attaque ayant visé la ville d’Amdafoc, dans la préfecture de Vakaga. Dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de la Présidence de la République, le chef de l’État a fermement condamné cette offensive qu’il qualifie d’inacceptable et a lancé un appel à l’unité face à la menace des groupes armés.
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S’exprimant à l’occasion d’une audience accordée aux responsables de la communauté musulmane à Bangui, le président Touadéra a dénoncé des actes de violence perpétrés contre les populations civiles. Il a affirmé que des combattants étrangers auraient pris part à l’attaque, soutenant qu’ils auraient été recrutés et financés par des Centrafricains.
« La République centrafricaine appartient à nous tous. Nous avons des lois dans ce pays, mais je ne comprends pas ce qui pousse certains de nos frères à agir ainsi. Ils ramènent des étrangers chez nous pour détruire le pays », a déclaré le chef de l’État. Il a également condamné l’incendie d’habitations et les exactions commises contre les habitants d’Amdafoc.
Le président de la République a, par ailleurs, rendu hommage aux Forces armées centrafricaines, à MINUSCA et aux forces alliées engagées dans les opérations de sécurisation. Il a invité les leaders religieux, en particulier les imams, ainsi que l’ensemble des Centrafricains, à condamner ces violences et à préserver la cohésion nationale.
L’attaque contre Amdafoc est survenue mardi dernier aux environs de 4 heures du matin. Des hommes armés ont pris d’assaut la localité, incendiant plusieurs habitations et pillant des bâtiments publics. Malgré des frappes aériennes menées par les forces alliées russes, les assaillants sont parvenus à prendre le contrôle de la ville.
Selon plusieurs sources locales, cette offensive aurait été menée par des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique de Noureddin Adam et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, avec le soutien présumé d’éléments des Forces de soutien rapide en provenance du Soudan. Ces allégations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une confirmation indépendante.




