Trois jours après l’incursion d’hommes armés à Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, la situation demeure préoccupante. Des sources locales affirment que la ville reste sous le contrôle des assaillants, malgré les assurances du gouvernement.
Trois jours après l’attaque menée par des hommes armés contre la ville d’Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, l’inquiétude reste vive dans cette localité du nord-est de la République centrafricaine. Les habitants vivent dans un climat de peur, tandis que les informations en provenance de la zone font état d’une situation toujours instable.
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Selon plusieurs sources locales citées par Radio Ndeke Luka, la ville demeure coupée de Bangui et serait encore sous le contrôle des assaillants. L’attaque, survenue mardi, a provoqué un important déplacement de la population. De nombreux habitants ont fui leurs domiciles pour se réfugier dans la base locale de la MINUSCA, à la recherche d’une protection.
Le bilan humain communiqué par ces mêmes sources est particulièrement lourd. Au moins 28 personnes auraient perdu la vie lors de l’assaut, dont quinze déjà inhumées par les habitants. Vingt-cinq autres personnes ont été blessées. Les victimes les plus gravement atteintes ont été évacuées vers les hôpitaux de Birao et de Bria afin d’y recevoir des soins d’urgence.
Ces informations contrastent avec la version officielle des autorités centrafricaines. Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Evariste Ngamana, avait déclaré que les assaillants s’étaient repliés et que la ville était entièrement repassée sous le contrôle des Forces armées centrafricaines.
En l’absence d’une évaluation indépendante sur le terrain, les circonstances exactes de cette attaque ainsi que le contrôle effectif d’Am-Dafock restent difficiles à établir. La situation continue toutefois de susciter une vive inquiétude parmi les populations locales et les observateurs, alors que cette région frontalière demeure régulièrement confrontée à l’insécurité.




