Conflit au Tigré: 24,6 millions $ nécessaires pour les réfugiés (Pam)

Le Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations Unies a besoin de 24,6 millions de dollars pour répondre aux besoins immédiats des réfugiés éthiopiens au Soudan.« Ce financement supplémentaire est essentiel pour garantir que les personnes souffrant d’insécurité alimentaire, les plus vulnérables, puissent recevoir un soutien continu au cours des six prochains mois », rapporte le Pam dans un communiqué de presse parvenu dimanche à APA.

L’agence onusienne doit faire face à un déficit de 153 millions de dollars au cours des six prochains mois pour son opération visant à répondre aux besoins alimentaires des plus vulnérables au Soudan. Sur ce total, 20 millions de dollars sont destinés à l’assistance alimentaire et nutritionnelle aux réfugiés éthiopiens qui arrivent, 3,8 millions de dollars à l’augmentation du nombre de vols des UNHAS vers l’est du Soudan, et 750 000 dollars à la réparation des routes afin de permettre aux intervenants d’atteindre les zones éloignées et inaccessibles où les réfugiés arrivent.

Le conflit qui s’est intensifié le 4 novembre dans la région du Tigré, en Éthiopie, a forcé plus de 30 000 éthiopiens à fuir en franchissant la frontière vers le Soudan.

« La situation humanitaire à la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan se détériore rapidement et est extrêmement urgente. Le Pam joue un rôle essentiel en fournissant une assistance alimentaire et un soutien logistique aux côtés des agences des Nations Unies, du gouvernement soudanais et des partenaires locaux », a déclaré le Dr Hameed Nuru, représentant du Pam et Directeur pays au Soudan.

Il a ajouté que « tous les acteurs doivent se mobiliser pour répondre à cette situation désastreuse. Nous appelons les donateurs à la générosité, afin que nous puissions sauver des vies dans cette crise ». 

Le Pam fournit des repas chauds aux réfugiés qui arrivent dans les centres d’accueil. Lorsque les installations de cuisson ne sont pas disponibles, le Pam fournit des biscuits enrichis à haute teneur énergétique. Une fois que les réfugiés atteignent les camps après être passés par les centres d’accueil, ils reçoivent des rations comprenant des lentilles, du sorgho, de l’huile et du sel.

Il fournit également un soutien logistique à la communauté humanitaire en mettant en place des centres d’approvisionnement pour le stockage de la nourriture et d’autres assistances humanitaires vitales. Elle joue un rôle primordial dans le transport du personnel humanitaire vers les zones touchées grâce au Service aérien d’aide humanitaire des Nations Unies (UNHAS), dont il assure la gestion.

Côte d’Ivoire: un arbre de Noël au profit de 1.000 enfants au palais présidentiel

La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a au travers de sa Fondation Children of Africa, offert vendredi des cadeux à plus de 1 000 enfants pour la fête de Noël, lors d’un arbre de Noël tenu dans les jardins du palais présidentiel.Plusieurs enfants dont l’âge oscille entre 3 et 9 ans, réunis dans un parc de jeux géant, aux couleurs de Noël, étaient visiblement très heureux de partager ces moments magiques. Ils ont eu droit à des stands de goûter et des prestations d’artistes venus les égayer.

Malgré la Covid-19, « nous vous avons préparé une fête toute aussi belle, pour rester conforme à notre tradition de plus de 20 ans, d’offrir chaque année de meilleurs arbres de Noël à des milliers d’enfants », a dit Nadine Sangaré, directrice de Chidren or Africa, représentant la Première dame, Dominique Ouattara, dans un discours. 

En plus de cela, assurera-t-elle, Children of Africa organisera des arbres de Noël éclatés dans diverses localités du pays pour le bonheur des enfants. L’ONG prévoit toucher cette année 2020 quelque 15.000 enfants, au total, à travers le pays.  

Selon Mme Nadine Sangaré, « Noël est un moment de joie pour les enfants » et chaque année,  quel que soit le milieu social dont il est issu, devrait vivre des moments de bonheur pendant les fêtes de Noël.

A cette occasion, le palais de la présidence de la République a ouvert ses portes à ces enfants, accompagnés de leurs parents, offrant un instant de rêve et un arbre de Noël féerique avec des attractions, des jeux et des animations de clowns. 

Pour cette fondation, créée par Mme Dominique Ouattara, « en plus d’être une fête de partage, Noël est véritablement la fête de l’amitié et de l’amour ». Ce qui explique, l’invitation d’enfants de divers horizons.

Outre cet arbre de Noël, Children of Africa, prépare d’autres cadeaux au profit de 14.000 enfants vivant dans toute les régions de la Côte d’Ivoire. Et ce, grâce aux contributions de généreux donateurs et des bénévoles de la Fondation. 

Les enfants de la commune de Songo, une banlieue située à l’Ouest d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne, étaient cette année les invités d’honneur de l’arbre de Noël de la Fondation Children of Africa. 

Ethiopie : le conflit au Tigré crée une crise humanitaire

Le conflit entre le gouvernement fédéral éthiopien et la région semi-autonome du Tigré (nord) plonge les habitants dans une crise humanitaire.L’Ethiopie semble se diriger vers une grave crise humanitaire. Depuis le déclenchement le 4 novembre d’un conflit armé dans l’Etat semi-autonome du Tigré, plusieurs personnes sont prises au piège par les combats entre l’armée loyale et les insurgés du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Près de 40.000 parmi elles ont déjà fui les combats pour se réfugier vers le Soudan voisin. 

Cette situation aggrave davantage le risque humanitaire dans la région. Les effets de plusieurs mois de sécheresse et d’une invasion acridienne en Afrique de l’Est ont rendu la vie très dure pour la nouvelle vague de réfugiés. 

Déjà, les agences de secours humanitaire s’efforcent de fournir une aide à quelque 178.000 personnes qui ont fui la répression politique, la pauvreté et la conscription militaire forcée en Erythrée, l’un des Etats les plus reclus du monde. Elles vivaient dans quatre camps à l’intérieur du Tigré, à savoir Mai-Aini, Adi Harush, Hitsats et Shemelba. 

Le Tigré est un des dix États semi-autonomes qui forment la fédération éthiopienne. Cette région montagneuse se situe au nord de l’Ethiopie et compte environ cinq millions d’habitants. Près de 500.000 habitants peuplent sa capitale Mekele. 

Le conflit actuel est issu de la rébellion du TPLF à l’encontre du gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed. La volonté de ce dernier de mettre fin courant 2019 au système politique ethnocentré en vigueur depuis 1994 provoque l’affaiblissement par le gouvernement éthiopien de la position de l’ethnie Tigréenne, dirigée par le TPLF. 

Cette situation amène le front à refuser son intégration politique au sein du Parti de la prospérité d’Abiy Ahmed, à conduire des élections séparées, puis à entrer en rébellion ouverte en novembre 2020. 

L’Erythrée dans tout ça… 

Aujourd’hui, le Tigré ressemble à une zone de guerre où des poches sporadiques de troupes du TPLF résistent encore aux envahisseurs que sont les forces fédérales éthiopiennes. En plus de bloquer l’accès des travailleurs humanitaires à ces camps, les deux parties belligérantes ont été accusées d’avoir commis des atrocités sur des civils innocents. Le gouvernement éthiopien a partiellement reconnu sa responsabilité. 

Des incidents ont été signalés au niveau des frontières. Les gardes éthiopiens ont empêché des personnes terrifiées par les combats de fuir vers le Soudan, ce qui a contribué à l’augmentation du nombre de déplacés à l’intérieur du pays. 

Par ailleurs, l’Erythrée, ex-voisin ennemi de l’Ethiopie, a rejoint dernièrement les combats aux côtés des forces fédérales. Son premier fait d’armes est d’avoir contribué à la dissuasion des Tigréens ordinaires qui voulaient partir. 

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé en fin novembre que l’armée avait pris le « contrôle » de Mekele, la capitale du Tigré. Il s’agit selon lui de l’accomplissement de la « phase finale » de l’opération militaire démarrée le 4 novembre. Mais toutes les batailles ne sont pas encore gagnées tant l’insurrection semble longue. 

De nombreuses organisations humanitaires, faisant dans l’alerte, rapportent que l’insécurité alimentaire a fini d’assaillir les réfugiés. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a livré en octobre des vivres, des médicaments et d’autres rations à des camps au Tigré. Cependant, elle déplore le fait que les belligérants lui aient refusé la poursuite des actions humanitaires auprès d’autres personnes qui ont désespérément besoin d’aide. 

L’ONU estime que deux millions de personnes, dont des déplacés, ont besoin urgemment d’assistance dans cette région, sans oublier les territoires voisins. De nombreux Tigréens qui avaient fui vers le Soudan sont repartis blessés par les tirs croisés ou par le paludisme, et sont actuellement soignés dans des camps. 

Séparations sociales 

Million, une femme de 24 ans enceinte de neuf mois, est parmi ces patients suivis dans l’un des camps par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La vie dans cet endroit est comme un « trou noir » où on lui a dit de rester parce que le bébé peut venir d’un moment à l’autre, décrit-elle. 

A l’instar de dizaines de milliers de Tigréens, Million a fui la capitale Mekele quand les troupes fédérales avançaient vers la ville en début décembre. Elle a laissé derrière elle son mari sans savoir où il se trouvait. 

Naga, un réfugié de 30 ans, a raconté au CICR comment des hommes armés étaient arrivés dans son champ de sorgho, dans la localité de Humera au Tigré. Ils ont ouvert le feu sur lui alors qu’il était sur le point de commencer ses récoltes. Il n’a toutefois pas été en mesure d’identifier les assaillants. 

Avec son épouse et sa jeune fille, Yavish a réussi à s’enfuir sur une charrette tirée par un âne. Arrivés à la frontière soudanaise, ils ont pu accéder aux soins de la Croix-Rouge locale. 

Dans la ville soudanaise de Hamdayet, séparée de l’Ethiopie par le fleuve, les réfugiés font face à la réalité des camps accueillant des civils en fuite. Trouver de l’eau et des installations sanitaires est devenue une corvée quotidienne pour eux. 

Par ailleurs, les communications téléphoniques et Internet sont toujours coupés au Tigré. Malgré leur dévouement, les travailleurs humanitaires ne cachent pas leur crainte pour cette région qui est au bord de l’une de ses pires catastrophes. 

D’ores et déjà, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé au rétablissement rapide de la loi et de l’ordre dans la région. Il faut à tout prix éviter la catastrophe humanitaire qui pourrait briser la conscience du monde, a mis en garde le diplomate.

Crise au Tigré: des secours pas comme les autres

Les travailleurs humanitaires deviennent parfois des cibles dans le conflit au Tigré, au nord de l’Ethiopie.Le gouvernement fédéral éthiopien combat depuis le mois dernier le Front de libération des Peuples du Tigré (TPLF). Au même moment, des agents humanitaires vivent le calvaire dans la région septentrionale semi-autonome. Ils sont souvent pris pour cibles, quatre d’entre eux ayant déjà été tués. 

Le Conseil danois pour les réfugiés (RDC) a confirmé tardivement trois de ces drames, soit le 11 décembre 2020, sur son site internet. Il se dit « attristé » par le meurtre de ces« collègues » « qui travaillaient comme gardes dans l’un de nos sites de projet ». 

Cet organisme n’a toutefois pas donné de précisions sur l’emplacement où s’est produit l’incident, le site du projet et les circonstances des drames. 

Les familles des victimes présumées ne sont pas informées en raison du « manque de communication et de l’insécurité persistante dans la région », explique le RDC. Il n’a pas communiqué non plus sur les nationalités des victimes ou leurs origines, appelant en outre au respect du « droit international humanitaire, notamment la protection des civils et des travailleurs humanitaires ». 

Par ailleurs, le Comité international de secours (IRC) a signalé qu’un de ses membres avait été tué dans le camp de réfugiés de Hitsats à Shire, dans la province éthiopienne du Tigré. Tout comme dans le cas du rapport du Conseil danois pour les réfugiés (RDC), le nom de la victime et la date de sa mort ne sont pas précisés. 

Exempts de reproches ? 

Amnesty International a publié un communiqué affirmant que « les autorités éthiopiennes doivent permettre à l’aide humanitaire internationale d’atteindre sans entraves les camps de réfugiés dans l’Etat du Tigré ». 

En revanche, le ministère éthiopien de la Paix a appelé les travailleurs humanitaires opérant dans la région agitée du Tigré à suivre les directives sécuritaires données par le gouvernement. 

Suite à un incident survenu le 6 décembre 2020, des membres du personnel des Nations Unies (ONU) ont violé les points de contrôle de sécurité dans l’Etat régional du Tigré, déplore le ministère dans un communiqué. 

Malgré les avertissements et les appels répétés des responsables de la sécurité, le document souligne qu’un convoi transportant un personnel onusien a franchi les points de contrôle en violation de l’accord conclu entre le gouvernement et l’ONU sur l’accès humanitaire. 

« Conformément à l’accord, il est important que tous les travailleurs humanitaires suivent les directives de sécurité énoncées par le gouvernement éthiopien », souligne le ministère. 

Catherine Sozi, Représentante résidente des Nations Unies et Coordonnatrice humanitaire pour l’Ethiopie, a présenté ses excuses au gouvernement éthiopien à la suite de l’incident. Saluant cet acte de l’organisme international, le gouvernement l’a ensuite invitée à mettre en place des mécanismes pour empêcher des violations similaires à l’avenir. 

La tension est encore vive au Tigré, État semi-autonome du nord de l’Ethiopie entré depuis début novembre en conflit avec le gouvernement fédéral. Il y a environ trois semaines pourtant, le Premier ministre Abiy Ahmed annonçait la fin heureuse de ce qu’il a présenté au monde comme une courte opération chirurgicale d’ordre public de l’armée nationale. 

Statu quo 

Le prix Nobel de la paix 2019 déclarait en effet que celle-ci avait pris le « contrôle » de Mekele, la capitale de la région. Il s’agit selon lui de l’accomplissement de la « phase finale » de l’opération militaire démarrée le 4 novembre. Mais la situation sur place montre autre chose. 

Le conflit oppose le gouvernement fédéral basé à Addis-Abeba aux troupes dissidentes du Front de libération des Peuples du Tigré (TPLF), dont Debretsion Gebremichael est le leader. Ce dernier est également le vice-président par intérim de la région du Tigré.

 Le différend résulte de la volonté d’Abiy Ahmed de mettre fin courant 2019 au système politique ethnocentré en vigueur depuis 1994. Cette situation a provoqué l’affaiblissement par le gouvernement éthiopien de la position de l’ethnie tigréenne, dirigée par le TPLF. Celui-ci a refusé ainsi son intégration politique au sein du Parti de la prospérité du Premier ministre fédéral, avant de conduire des élections séparées et entrer en rébellion ouverte en novembre 2020. 

Le conflit a plongé d’ores et déjà les habitants Tigréens dans une crise humanitaire, plusieurs milliers d’entre eux ayant fui vers le Soudan voisin.

Maroc : prolongation pour 4 semaines supplémentaires des mesures préventives au niveau Grand Casablanca

Le gouvernement marocain a décidé de prolonger les mesures préventives en vigueur au niveau du Grand Casablanca et des provinces de Berrechid et de Benslimane à partir du dimanche 20 décembre à 21h00 pour une durée de quatre semaines, et ce pour faire face à la propagation de la pandémie de la Covid-19.Ces mesures portent sur l’interdiction de toute forme de déplacement nocturne entre 21 heures et 6 heures à l’exception des déplacements pour des raisons de santé et professionnelles, l’obligation de disposer d’une autorisation exceptionnelle de déplacement de et vers les préfectures et provinces du Grand Casablanca émise par les autorités locales compétentes et la fermeture des terrains de proximité et des parcs.

Il s’agit aussi de la fermeture à 20 heures des restaurants et des cafés, ainsi que de tous les magasins et les grands centres commerciaux, l’arrêt des déplacements via les bus du transport en commun et le tramway à 21 heures, la fermeture à 15 heures des marchés de proximité et l’encouragement du travail à distance dans les cas qui le permettent.

Toutes les mesures préventives prises auparavant resteront en vigueur dont la fermeture des hammams et des salles de sport et l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes.

Cette décision intervient suite aux conclusions des opérations de suivi quotidien et d’évaluation régulière, menées par les comités de veille et de suivi, et conformément aux recommandations de la commission scientifique et technique sur la nécessité de poursuivre les mesures nécessaires pour faire face à la propagation du coronavirus.

Ethiopie: vers une guérilla ?

Le Premier ministre éthiopien affirmait récemment avoir rétabli l’ordre au Tigré où des hostilités continuent pourtant les affrontements continuent.La tension est encore vive au Tigré, Etat semi-autonome du nord de l’Ethiopie entré depuis début novembre en conflit avec le gouvernement fédéral. Il y a environ deux semaines pourtant, le Premier ministre fédéral Abiy Ahmed annonçait la fin de ce qu’il a présenté au monde comme une courte « opération chirurgicale d’ordre public de l’armée nationale ». 

Le prix Nobel de la paix 2019 déclarait que l’armée fédérale avait pris le « contrôle » de Mekele, la capitale de la région. Il s’agit selon lui de l’accomplissement de la « phase finale » de l’opération militaire démarrée le 4 novembre. Mais la situation sur place montre autre chose. 

Le conflit oppose le gouvernement fédéral basé à Addis-Abeba aux troupes dissidentes du Front de libération des Peuples du Tigré (TPLF), dont Debretsion Gebremichael est le leader. Ce dernier est également le vice-président par intérim de la région du Tigré. 

Le différend résulte de la volonté d’Abiy Ahmed de mettre fin courant 2019 au système politique ethnocentré en vigueur depuis 1994. Cette situation a pour conséquence de provoquer l’affaiblissement par le gouvernement éthiopien de la position de l’ethnie Tigréenne, dirigée par le TPLF. Celui-ci a refusé ainsi son intégration politique au sein du Parti de la prospérité du Premier ministre fédéral, avant de conduire des élections séparées et entrer en rébellion ouverte en novembre 2020. 

Le conflit a plongé d’ores et déjà les habitants Tigréens dans une crise humanitaire, plusieurs milliers d’entre eux ayant fui vers le Soudan voisin. 

Espoir et ressentiment 

Par ailleurs, la déclaration d’Ahmed avait suscité un espoir chez plusieurs civils. Ils s’attendaient à ce que la prise du bastion du TPLF, à Mekele, signe la fin définitive des combats et le retour de la paix. Mais le constat est que l’opération militaire des forces fédérales contre les insurgés aguerris se poursuit sans relâche à Sherero, Aksoum, Abiy Addi et dans les zones frontalières entre les régions d’Amhara et du Tigré. 

Lorsque Mekele est tombée, les insurgés ont effectué une retraite tactique dans les collines entourant la ville où ils semblent résister à une force de loin supérieure. De nombreux analystes alertaient déjà que l’armée loyale éprouverait des difficultés pour mettre au pas le TPLF, mouvement armé rompu aux activités de la guérilla. 

La plupart des dirigeants du groupe rebelle, dont le chef Debretsion Gebremichael, sont en fuite. Ex-allié d’Ahmed, devenu Premier ministre fédéral en avril 2018, Gebremichael est révulsé par le démantèlement de l’hégémonie du TPLF, construite sur une période de 30 ans. 

Le mouvement continue de conserver en revanche une puissante sympathie dans la région au nom de la défense de l’ethnie Tigréenne. Cet argument pourrait attirer les Tigréens ordinaires dans la lutte. 

L’histoire de la guerre civile éthiopienne, qui a renversé en 1991 l’un des dictateurs les plus féroces d’Afrique, Mengistu Hailé Mariam, est remplie de récits sur la façon dont les combattants du TPLF avaient utilisé des raids de guérilla comme une arme efficace. Le modus operandi serait utilisé aujourd’hui contre les forces du gouvernement fédéral qui connaissent moins bien le terrain accidenté, selon la plupart des analystes. 

Souvenirs guerriers 

En outre, des éléments du Tigré gardent encore leur expérience des combats sur la ligne de front pendant la guerre sanglante contre l’Erythrée voisine, entre 1998 et 2000. 

Fondé en 1975, le TPLF en tant que mouvement armé ne s’appuyait que sur un réseau clandestin de partisans des paysans tigréens qui devinrent une source importante d’approvisionnement et de renseignement. 

S’exprimant lors d’un forum en ligne sur le conflit, Rashid Abidi, expert en politique dans la Corne de l’Afrique, a averti que les combats sporadiques au Tigré étaient le signe puissant du début d’une insurrection de guérilla. 

Le terrain, la géographie et l’histoire de la région laissent penser que le conflit sera long, selon M. Abidi, disant craindre d’énormes dommages collatéraux qui pourraient menacer la stabilité de toute l’Afrique de l’Est. 

Les indicateurs officiels montrent que la guerre conventionnelle semble terminée. Mais des observateurs comme Abidi soutiennent que les troupes du TPLF, certes en mauvaise posture, sont en train de se regrouper pour une guérilla. 

Tout compte fait, le Premier ministre Ahmed pourrait évaluer le degré de son annonce les jours ou semaines à venir.

Maroc : La RD Congo inaugure son Consulat général à Dakhla

La République Démocratique du Congo (RDC) a inauguré, samedi, son consulat général à Dakhla, devenant ainsi la 9ème représentation diplomatique ouverte dans cette ville du sud du Maroc en moins d’une année.La cérémonie d’inauguration a été présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homologue de la République Démocratique du Congo (RDC), Mme Marie Tumba Nzeza.

Depuis le début de l’année, la ville de Dakhla a connu une forte dynamique diplomatique avec l’inauguration des consulats de Gambie, de la Guinée, de la République de Djibouti, de la République du Liberia, du Burkina Faso, de la République de Guinée Bissau et de la République de Guinée Équatoriale, en plus de la République d’Haïti, premier pays non-arabe et non-africain à ouvrir un Consulat au Sahara marocain.

Aussi, les Etats Unis d’Amérique vont ouvrir un Consulat général à Dakhla après avoir reconnu officiellement la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

Le consulat général à Dakhla revêt un caractère politique et diplomatique significatif (ministre congolaise des AE)

L’ouverture d’un consulat général de la République Démocratique du Congo (RDC) à Dakhla revêt un caractère politique et diplomatique significatif et concrétise la reconnaissance de la souveraineté pleine et entière du Royaume du Maroc sur son Sahara, a affirmé, samedi à Dakhla, la ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères congolaise, Marie Tumba Nzeza.Ce consulat général se veut un cadre administratif qui maintient le lien physique avec la communauté congolaise et un lieu de concertation et de promotion des relations économiques, commerciales, culturelles et scientifiques, a indiqué Mme Tumba Nzeza lors d’un point de presse conjoint avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, tenu à l’issue de l’inauguration de cette représentation diplomatique.

« Beaucoup de potentialités existent dans cette région, et nous espérons vivement que le geste étatique que nous posons aujourd’hui soit de bon augure pour un développement rayonnant et fructueux entre les deux pays », a-t-elle fait savoir.

Dans cette lignée, la cheffe de la diplomatie congolaise a indiqué que l’ouverture de ce poste consulaire est en réalité une nouvelle étape qui s’est ouverte dans les relations historiques et privilégiées qu’entretiennent le Maroc et la RDC, incarnées dans l’entente et la compréhension qui existent entre le Roi Mohammed VI et le président congolais, Félix Tshisekedi.

Mme Tumba Nzeza a souligné que ces liens ont consolidé les relations de fraternité et d’amitié unissant les deux pays et peuples depuis 1960, tout en réitérant la profonde gratitude du peuple et du président congolais au Souverain marocain pour l’assistance médicale apportée à son pays, afin d’aider les Congolais à se protéger et à combattre efficacement la pandémie du coronavirus.

Fidèle à ses principes, « la RDC a toujours rejeté toute velléité de balkanisation des pays africains en général et du Royaume du Maroc en particulier », a-t-elle poursuivi, précisant qu’en 1984, la République Démocratique du Congo s’est placée aux côtés du Maroc, lorsque le Royaume avait décidé de sortir de l’Organisation de l’Unité Africaine.

« Notre pays n’hésita pas un seul instant d’emboîter le pas au Maroc et de prendre ses distances vis-à-vis de l’organisation continentale, en suspendant sa participation à ses travaux pendant plus de deux ans », a-t-elle rappelé.

Parallèlement à ce soutien à l’intégrité et à la souveraineté du Royaume du Maroc sur son Sahara, il sied de rappeler la solidarité indéfectible que le Maroc a toujours manifesté envers la RDC, chaque fois que son intégrité territoriale était aussi menacée, a-t-elle soutenu, citant à cet égard la participation des soldats marocains aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies au Congo en 1960 et l’intervention des troupes marocaines au Zaïre (ancienne appellation de la RDC) en 1977 et 1978, en vue d’aider les forces armées zaïroises à bouter hors du territoire national les rebelles qui avaient attaqué la province du Katanga (alors Shaba), ainsi que la participation du Maroc avec un contingent dans la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Dans ce cadre, elle a tenu à remercier le peuple marocain, « dont les fils ont versé leur sang, aux côtés de leurs frères congolais, pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC », soulignant que son pays apporte et apportera son soutien dans les efforts de paix engagés par les autorités marocaines dans le Sahara marocain.

Mme Tumba Nzeza a, d’un autre côté, salué la récente décision des Etats-Unis d’Amérique de reconnaître la souveraineté du Royaume du Maroc sur son Sahara.

A cette occasion, le Consul général de la République Démocratique du Congo, Nestor Bamialy Wawa a été installé dans ses fonctions.

Depuis le début de l’année, la ville de Dakhla a connu une forte dynamique diplomatique avec l’inauguration des consulats de Gambie, de Guinée, de la République de Djibouti, de la République du Liberia, du Burkina Faso, de la République de Guinée Bissau et de la République de Guinée Équatoriale, en plus de la République d’Haïti, premier pays non-arabe et non-africain à ouvrir un Consulat au Sahara marocain.

Aussi, les Etats Unis d’Amérique vont ouvrir un Consulat général à Dakhla après avoir reconnu officiellement la souveraineté du Royaume sur son Sahara.

Politique, aviation et migration au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Les développements de la question du Sahara, l’activité aéroportuaire et les investissements des migrants au Maroc sont les principaux sujets abordés par les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi.+La Vie Eco+ souligne que la nouvelle étape consistera à renforcer davantage les provinces du Sud sur le plan économique, à les équiper en infrastructures et à leur faire jouer le rôle de hub qu’elles jouent déjà naturellement entre le Maroc et l’Afrique.

La prochaine étape devrait être une prise de relève du développement par le secteur privé, d’une part, et des élites locales, de l’autre, ajoute l’hebdomadaire, notant que « là aussi, le Maroc a déjà balisé le terrain. Les investissements privés dans les provinces du Sud ne devraient pas tarder à se réaliser aussi bien pour les capitaux nationaux, que pour ceux étrangers ».

Quant à la relève des élites locales, le Maroc n’aura besoin ni d’improviser, ni d’inventer, car le process de régionalisation avancée, lancé en 2012, constituera le cadre le plus naturel de l’autonomie avancée, poursuit-il, estimant que « c’est tout cela qui fait la cohérence et la force de la position marocaine ».

Abondant dans le même sujet, +La Nouvelle Tribune+ note que ce qui est profondément remarquable dans les Tweets du Président Trump dédiés à cette reconnaissance, c’est qu’il a pris soin de valider expressément la solution du plan d’autonomie avancée pour les provinces du Sud comme base d’un règlement politique, durable et négocié de la question saharienne.

Cette position du Maroc a pris, au fil des années, une consistance réelle, magnifiée désormais par l’appui américain, souligne la publication, faisant observer qu’elle est considérée comme une base sérieuse et réaliste pour une solution définitive par une grande partie de la communauté des États, confirmée d’ailleurs par les successives résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur le renouvellement du mandat de la Minurso qui, depuis plusieurs années désormais, n’évoquent plus du tout l’idée totalement irréalisable d’un référendum.

+L’Observateur du Maroc et d’Afrique+ écrit que « si quelqu’un croit que le Président américain s’est réveillé un beau matin et s’est tout d’un coup dit qu’il fallait signer sa proclamation, c’est qu’il se trompe », souligne le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. « La décision américaine est l’aboutissement d’un long processus conduit par SM le Roi Mohammed VI, au moins depuis mai 2018 avec la première rencontre tenue par le Souverain et le conseiller du Président américain, Jared Kushner », explique-t-il dans un entretien, notant que depuis, le Roi, en personne, l’évolution de ce dossier.

« Il a envoyé des lettres au Président, a diligenté des délégations et en a reçu d’autres. Il y avait eu aussi des échanges de messages verbaux ». « Cette décision aurait pu prendre la forme d’un simple tweet qui se serait fait vite oublié par le tweet suivant. Mais SM le Roi a insisté pour qu’elle ait une valeur juridique dans son fond comme dans sa forme. Il a donc fallu du temps pour passer du tweet, qui aurait pu être interprété comme une position personnelle du Président américain, à la proclamation officielle ayant force de loi ».

+Le Matin+ rapporte que les aéroports marocains ont accueilli 6.523.369 passagers à l’issue des 11 premiers mois de l’année 2020, en chute de 71,68% par rapport à fin novembre 2019, selon l’Office national des aéroports (ONDA).

L’aéroport Mohammed V a enregistré 2.689.222 passagers, en baisse de 71,57%, tandis que celui de Marrakech-Menara a accueilli 144.688 passagers (-75,41) et d’Agadir-Al Massira 551 533 passagers (-70,13%), précise l’ONDA dans un communiqué.

Pour le seul mois de novembre, les aéroports du Royaume ont enregistré une baisse du trafic aérien de 81,24% à 374.731 passagers. L’aéroport Mohammed V a accueilli 45% environ de ce trafic, soit 168.313 passagers, en régression de 78,21%.

+L’Economiste+ se fait l’écho d’une enquête réalisée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) et qui a conclu que seuls 2,9% des migrants marocains actuels ont réalisé des projets d’investissement au Maroc, 3,4% parmi les hommes et 1,8% parmi les femmes.

Cette proportion augmente avec l’âge, passant de 2,4% pour les migrants âgés de 30 à 39 ans, à 6,7% pour les 50-59 ans et 8,2% pour les 60 ans et plus, indique le HCP dans son enquête nationale sur la migration internationale 2018-2019, notant que 2,3% des migrants actuels ont investi à l’étranger, 2,8% pour les hommes et 1,3% pour les femmes

Les résultats de cette enquête font également ressortir que les secteurs d’investissement au Maroc sont d’abord l’immobilier, puis l’agriculture, la construction, le commerce et les services, précisant que l’immobilier au sens large (comprenant la construction et l’acquisition de terrains non agricoles) atteint six dixièmes des investissements. L’écrasante majorité des migrants actuels (97,1%) n’investit pas au Maroc, tient à souligner la même source, relevant que les raisons de non-investissement sont liées principalement à l’insuffisance de capital, aux procédures administratives compliquées et au faible appui financier et manque d’incitations fiscales.

Le coronavirus et ses conséquences néfastes à la Une au Sénégal

Les quotidiens sénégalais parvenus samedi à APA traitent d’une diversité de sujets dominés par la pandémie de Covid-19 et les fortunes diverses qu’elle a causées à différents secteurs d’activités.L’Observateur souligne que « le pays sombre dans le pire » face à la « nouvelle vague meurtrière » du nouveau coronavirus, soulignant qu’on va vers une « hausse exponentielle du nombre de morts ».

La situation est telle que les structures sanitaires sont « submergées par les cas graves », des autorités étatiques « internées dans des cliniques » pendant que « les riches évacuent leurs malades à l’étranger », rapporte le journal.

Vox Populi titre également sur cette deuxième vague de Covid-19 qui frappe actuellement certaines parties du continent. Le quotidien note que « l’OMS prône des +mesures plus fortes en Afrique+ » vu que 46.000 cas y sont recensés « en moyenne par semaine ». Selon l’organisation onusienne, « le relâchement n’a pas sa place dans le combat contre cette pandémie ».

En revanche, le secteur de la culture au Sénégal entre « en guerre » à cause des mesures restrictives prises par les autorités pour empêcher la propagation du virus. Le journal souligne que le dîner de gala organisé au musée des Civilisations noires par un ministre « met le feu aux poudres ».  Selon l’acteur et conteur Matar Diouf, « l’Etat tue plus que le virus. Des dizaines de milliers d’artistes n’ont plus de quoi nourrir leur famille ».

Pendant ce temps, L’AS informe que les députés Diop Sy et Mamadou Lamine Diallo sont « guéris de la Covid-19 ». Ce qui n’est pas encore le cas pour le secteur touristique, souligne le quotidien national.

Dans ce cadre, Le Soleil note que l’Etat a décidé de renforcer son soutien. Ainsi, « le crédit hôtelier passe de 15 à 50 milliards de FCFA en 2021 ».

En outre, le journal renseigne que la Chine livre le barrage d’Affiniam après des travaux de réhabilitation de sept mois. Par ailleurs, « 11.400 ha (sont) à aménager pour relancer l’agriculture ».

Sur un autre sujet, L’AS souligne que « l’ITIE épingle les industries extractives » dans le cadre des subventions qui doivent être destinées à l’Etat et aux collectivités territoriales.

Sur l’affaire des gadgets contenant de l’alcool, Libération renseigne que « tout le stock a été écoulé depuis un mois ». Par ailleurs, quatre commerçants suspectés sont arrêtés et « consignés » à la prison de Rebeuss, note Le Quotidien.

Ce journal rapporte en outre, en politique, que « la guerre ne CESE pas » entre le chef de l’Etat Macky Sall et l’ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Touré. Le journal déclare qu’une mission de l’Inspection générale d’Etat (IGE) serait mise en branle « pour fouiller sa gestion » de l’institution.

« J’attends avec sérénité », a répondu celle qui est surnommée Mimi.

En football, Stades note qu’un « record tend les bras à Sadio » Mané cet après-midi, à l’ouverture de la quatorzième journée de la Premier League entre son club Liverpool et Crystal Palace de son compatriote Cheikhou Kouyaté.

La star sénégalaise est en effet buteur lors de ses six derniers matchs contre cette équipe londonienne, rappelle le quotidien sportif. Dans ce cadre, il pourrait être « le premier joueur de Liverpool à marquer sept buts de suite face au même adversaire ».

Mais pour Record, le premier enjeu pour Sadio sera de « consolider » la première place des Reds, même s’il est resté neuf matchs sans marquer en championnat.

Côte d’Ivoire: un expert propose sept solutions pour pérenniser les affaires et le bien-être en 2021

Un expert en financement et en structuration des Petites et moyennes entreprises (PME) a proposé en Côte d’Ivoire sept solutions au profit des chefs d’entreprise et des entrepreneurs pour pérenniser leurs activités et pour préserver leur bien-être personnel en 2021.Observateur avisé de l’environnement des affaires africain et témoin des difficultés rencontrées par les entrepreneurs locaux, au travers des programmes d’accompagnement, Mamadou Kouyaté,  patron de Jely Group, un cabinet dédié au financement et à la structuration des PME ainsi qu’aux ressources humaines, a développé ces solutions pour soutenir les hommes et les femmes d’affaires.

Dans un document transmis à APA vendredi, ce cabinet  souligne que les dirigeants d’entreprises africains de façon particulière se distinguent soit par une omniprésence dans la gestion de leurs activités au travers d’un management dit « fort », soit par un « quasi-abandon » de leurs business aux mains de leurs collaborateurs ou associés, et ce, sans aucune mesure de contrôle.

En outre, d’autres pratiques telles que l’absence de délégation des responsabilités, le manque d’organisation interne dû à une extrême diversification, la prise unilatérale de toutes les décisions, l’aversion à l’innovation et au changement, finissent par s’avérer néfastes non seulement pour l’activité en question, mais également pour le dirigeant lui-même, note le cabinet qui souligne que ces pratiques sont entre autres, à la base de la faillite de plusieurs entreprises.

Selon Justin M’Bra, chargé de mission au sein du cabinet «les conséquences de telles attitudes sont entre autres : le non-développement du capital humain, le manque de sérénité dans l’environnement de travail, la démotivation des salariés, l’instabilité émotionnelle et familiale des dirigeants eux-mêmes ».

Pour sa part, Mamadou Kouyaté, Managing Partner au sein dudit cabinet, fort de plusieurs années d’expérience au service du développement des PME africaines, propose sept actions concrètes que les chefs d’entreprises doivent entreprendre pour favoriser la pérennité de leurs activités, et pour entretenir leur santé physique et mentale à l’orée de l’année 2021.

M. Kouyaté relève premièrement qu’il faut déléguer le plus possible les responsabilités et ne conserver que celles qui doivent nécessairement être assumées par le dirigeant lui-même. Alors, les chefs d’entreprises doivent se départir de l’idée qu’ils sont les plus intelligents et que sans eux, l’entreprise ne peut fonctionner convenablement.

Secondo, il soutient qu’il faut partager le savoir de telle sorte que les collaborateurs aient les outils nécessaires pour effectuer convenablement leurs tâches. Car, l’une des clés de la survie d’une entreprise est le développement d’un capital humain fort, qui s’inscrit dans la vision de ses dirigeants, et qui est capable de pérenniser, même quand ils sont absents, ce pour quoi ces derniers se sont tant battus.

Troisièmement, Mamadou Kouyaté note qu’il faut faire participer les équipes aux prises de décisions. Quand les salariés sont plus impliqués lorsque leurs avis sont pris en compte, ils se sentent dans le projet. Et cela s’avère indispensable que les dirigeants d’entreprise fassent intervenir leurs collaborateurs dans la chaîne de prise de décision, même si le dernier mot leur revient, ce qui a pour avantage de les valoriser, mais surtout de réduire la marge d’erreurs commises.

Quatrièmement, il faut organiser les process de l’entreprise, poursuit-il, car la survie d’une entreprise repose en grande partie sur la qualité de son organisation interne et sur son efficacité opérationnelle. En outre, pour limiter le recours à l’improvisation et éviter un stress inutile aux équipes, les dirigeants devront consacrer leurs efforts à structurer et à formaliser les process de leurs activités.

Il estime, cinquièmement, qu’il convient de mettre en place des outils de contrôle fiables et efficaces. Selon l’adage, dit-il, « la confiance n’exclut pas le contrôle ». De ce fait, une entreprise sans aucun système de contrôle interne, quelle que soit sa taille, ouvre progressivement la porte au désordre et aux comportements non productifs et ce, même lorsque les salariés sont de bonne foi.

Au point six, il conseille qu’il faut préparer sa succession. Ainsi, les dirigeants doivent comprendre qu’ils ne sont pas éternels et qu’ils devront laisser les commandes tôt ou tard. Ce moment doit être bien préparé à l’avance de sorte à n’éprouver aucun regret lorsqu’il arrivera.

Enfin, septièmement, il  insiste qu’il faut « se détendre », car le manque de sérénité dans la plupart des entreprises est dû à l’angoisse des dirigeants. Cette angoisse a également des répercussions sur leur vie privée. Ainsi, la détente s’avère indispensable à une bonne santé, à une stabilité émotionnelle et familiale, mais surtout à un environnement de travail serein.

Bien que paraissant difficiles à mettre en œuvre ces recettes pour certains dirigeants à cause du poids des habitudes, ces mesures sont la clé d’une part de la croissance de l’entreprise et des salariés, mais sont surtout l’assurance de l’équilibre sanitaire et émotionnel du dirigeant, conclut M. Kouyaté.

Depuis sa création, Jely Group a accompagné des PME dans le secteur industriel, médical,  immobilier et des services en général. Il a également une branche dédiée aux ressources humaines.

Maroc : Inauguration à Rabat de l’Observatoire Africain des Migrations

Par Hicham Alaoui — L’Observatoire Africain des Migrations (OAM) a été inauguré, vendredi à Rabat par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et la Commissaire aux affaires sociales de l’Union Africaine (UA), Mme Amira El-Fadel.Cette structure africaine dédiée aux migrations est de nature à doter le continent d’un outil efficace lui permettant de répondre à son besoin réel et pressant de générer une meilleure connaissance, compréhension et maitrise du phénomène migratoire, de développer la collecte, l’analyse et l’échange de données entre les pays africains, et de favoriser une gouvernance éclairée des migrations africaines.

L’Observatoire devra aider les pays africains à renforcer leurs compétences en vue d’élaborer des politiques migratoires nationales leur permettant une meilleure gestion des flux migratoires. Il constitue une réponse pratique pour pallier au manque des données sur les migrations en Afrique et pour remédier à la problématique des politiques migratoires souvent inefficaces en raison du manque de ces données.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a fait savoir que la mise en place de l’Observatoire Africain des Migrations est « le fruit de deux ans de travail laborieux et de collaboration fructueuse de notre pays avec la Commission de l’Union Africaine ».

Selon lui, cette inauguration ne pouvait mieux tomber. Elle coïncide avec la célébration de la Journée internationale des migrants (18 décembre), une coïncidence heureuse, qui n’est pas que symbolique, a-t-il dit. L’inauguration de cette structure migratoire « envoie un message fort à la communauté internationale, sur la détermination du Maroc et de l’Afrique à assoir une meilleure gouvernance migratoire à l’échelle du continent », a relevé le ministre.

Pour lui, cette inauguration « intervient, aussi, à quelques jours du 2ème anniversaire du Pacte Mondial pour des Migrations Sûres, Ordonnées et Régulières que nous avions adopté à Marrakech, il y a 2 ans ».  « Le Pacte de Marrakech et l’Observatoire de Rabat ont cela de complémentaire qu’ils servent la même cause, à des échelles différentes », a estimé M. Bourita.

L’inauguration de l’Observatoire est la démonstration du leadership volontariste du Roi Mohammed VI en tant que Leader de l’Union Africaine sur la question migratoire, a-t-il souligné, ajoutant que cette instance panafricaine est « la proposition phare de l’Agenda Africain sur la Migration, présenté par Sa Majesté le Roi, en janvier 2018, à l’occasion du 30ème Sommet de l’Union Africaine ».

L’Observatoire est une instance pionnière en Afrique. Il est la première instance de l’Union Africaine que le Maroc abrite. Mais plus que pionnier, il doit être novateur aussi, dans son approche et dans son fonctionnement, a expliqué le ministre.

Par un travail efficace de démystification : les stéréotypes sur la migration africaine sont erronés. L’Observatoire est là pour le démontrer ! Par une approche positive : L’Observatoire doit éclairer, par des données objectives, tout le potentiel de la migration au regard du nexus migration-développement, a-t-il encore enchainé.

Pour ce qui est de la mission dévolue à l’Observatoire, le ministre a fait savoir que cette structure doit, ainsi, assurer une « triple fonction » : de compréhension, d’anticipation et de proposition et doit se déployer comme un outil de plaidoyer et d’aide à la prise de décision, une plateforme de dialogue entre experts et parties prenantes africaines et un instrument de renforcement des capacités africaines.

Pour sa part, la Commissaire de l’UA aux affaires sociales, Mme Amira El-Fadel a indiqué que cet Observatoire est la première institution continentale de ce type en Afrique et marque « le début de nos efforts pour fournir des données équilibrées et adaptées aux besoins de l’Afrique dans le domaine des migrations.

Selon elle, la majeure partie de la migration en Afrique est intra-continentale. Une migration bien gérée peut être bénéfique au développement socio-économique à la fois pour les pays d’origine et d’accueil des migrants. « Une migration bien gérée n’est possible que lorsque les pays disposent de données à jour sur le phénomène migratoire, lesquelles sont fondées sur des preuves. Et l’Observatoire va fournir ces preuves au continent », a-t-elle estimé.

Pour elle, une migration gérée de manière cohérente permet aux pays du continent de récolter les fruits des liens entre migration et développement, assurant que la Commission de l’Union africaine ne ménagera aucun effort pour garantir que l’Observatoire africain des migrations soit un centre d’excellence de classe mondiale.

Et d’annoncer que l’Observatoire sera dirigé par la Tunisienne Laila Ben Ali. Diplomate de carrière, Mme Ben Ali a roulé sa bosse dans la sphère diplomatique en occupant de nombreux postes de responsabilités au sein de l’UA. Elle avait été nommée Ambassadeur Représentant de l’UA en Libye et était désignée directeur général de l’Institut Africain des statistiques basé à Tunis.

Sa carrière a été également auréolée par ses fonctions au sein de la Division Genre et Développement à la direction de la Femme, au sein de l’Union africaine, installée ans dans la capitale éthiopienne, depuis 2007, où elle chapeautée cette structure.

Première femme tunisienne ingénieure en statistiques (diplômée du Maroc), Mme Ben Ali s’était spécialisée dans les études démographiques et sociales (en tant que sous-directeur au ministère de la Femme) avant d’embrasser une carrière d’enseignante universitaire à la faculté des Lettres de Sfax.

Sa nouvelle fonction à la tête de l’Observatoire africain des migrations serait de faire ériger cette instance en un mécanisme, qui de par sa nature technique et opérationnelle, permet de générer une meilleure connaissance du phénomène migratoire, de créer un narratif africain sur la migration, de renseigner et de favoriser l’harmonisation de politiques migratoires efficientes.

Par ses activités, cette structure de la migration oeuvrera également à partager les données collectées via un système interconnecté associant différentes politiques et d’améliorer les capacités des pays de l’UA dans une optique d’amélioration de la situation des migrants et la mise en valeur du nexus migration-développement.

En somme, elle devra jouer un rôle important pour fédérer et soutenir des initiatives continentales existantes sur la migration dans le continent.

Burundi : l’ancien président Pierre Buyoya décède de la Covid-19

L’ancien haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel de 2012 à fin novembre de cette année est mort cette nuit alors qu’il était en train de rejoindre un hôpital parisien, a appris APAL’état de santé de Pierre Bouyoya, 71 ans, s’était brusquement dégradé ces derniers jours et il a été transféré, dans la nuit, de Bamako (Mali) à Paris (France), par avion médicalisé. Mais il s’est éteint lors de son arrivée en France dans l’ambulance qui l’amenait dans un hôpital parisien pour des soins  .

L’ancien président de 1987 à 1993 et de 1996 à 2003 avait contracté le coronavirus alors qu’il se trouvait dans la capitale malienne où il était hospitalisé depuis une semaine et placé sous respirateur artificiel.

Il y a de cela trois semaines, Pierre Bouyoya avait démissionné de son poste de haut représentant de l’Union africaine après avoir été condamné à la prison à perpétuité dans un procès qui s’est tenu en son absence au Burundi. Il était accusé d’avoir fomenté l’assassinat, en 1993, de son prédécesseur Melchior Ndadaye. 

Pierre Bouyoya avait dénoncé « un procès politique mené de manière scandaleuse » et avait démissionné fin novembre de son rôle d’envoyé spécial de l’UA pour « laver [son] honneur ».

Politique, migration, santé et économie au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce vendredi s’intéressent notamment aux derniers développements de la question nationale, à la question migratoire, à la campagne de vaccination anti-Covid-19 et à la situation du secteur de l’automobile.+Al Bayane+ souligne qu’il serait candide de croire que le président du pays de l’oncle Sam s’est réveillé un beau matin comme par enchantement pour reconnaître la marocanité du Sahara, expliquant que ce qui paraît être désormais une réalité en chair et en os, n’aurait jamais été un fait fortuit, mais sans nul doute, l’aboutissement ardu d’un long processus de persuasion et de discernement.

La diplomatie marocaine sous l’insigne posée et circonspecte du Roi Mohammed VI, s’est savamment épluchée le dossier de toutes parts pour en faire le leitmotiv de choix à la conclusion de ce conflit en proie à la malveillance, soutient la publication.

Fidèle à son approche plutôt pacifiste, confortée par la communauté internationale, notre pays a dû affûter son coup magistral, sur des années de réflexions matures, relève-t-il, évoquant notamment la réintégration de l’Union africaine et l’engagement du Royaume en faveur de la solidarité et le développement des peuples et l’implantation dans le sud du Maroc de plusieurs représentation diplomatiques.

+Libération+ se fait l’écho d’une déclaration de Pierre Henri Dumont, Secrétaire général adjoint du parti Les Républicains (LR), principale formation politique de droite en France, qui a affirmé que la décision des Etats-Unis de reconnaître la pleine et entière souveraineté du Maroc sur son Sahara est « courageuse » et l’Union Européenne et la France doivent leur « emboîter le pas », en vue de clore définitivement ce conflit gelé.

« Sincèrement, le décret signé par Donald Trump est une décision qui peut faire bouger les lignes et qui les fera bouger je l’espère. Car il semble évident à la lecture des traités internationaux que la souveraineté marocaine sur le Sahara ne fait l’objet d’aucune discussion possible », a-t-il indiqué.

Selon le député français, « ce conflit gelé doit être définitivement soldé ». « Et si la décision américaine de reconnaissance et d’ouverture de consulat économique permet de pouvoir avancer dans cette direction, c’est tant mieux », a-t-il dit.

+Aujourd’hui le Maroc+ écrit que le secteur de l’automobile au Maroc a connu de profondes mutations au cours des deux dernières décennies, faisant observer que le Royaume est passé d’un importateur tout court à l’un des principaux producteurs exportateurs de voitures en un laps de temps relativement court.

Aujourd’hui, le meilleur reste à venir pour un secteur qui n’a pas encore dit son dernier mot, relève le quotidien, notant que bien que la pandémie du coronavirus fut passée par là, ce qui s’est traduit par une baisse significative de l’activité, l’automobile est en train de reprendre du poil de la bête à travers une vraie montée en régime.

La même situation s’applique au marché de l’automobile qui mise gros sur les promotions de la fin d’année pour doper les ventes, soutient-il, soulignant que si la concurrence est rude, les concessionnaires sont plus que jamais décidés à terminer l’année en beauté.

Au registre sanitaire, +Maroc le Jour+ fait savoir que dans l’attente de la réception des premières doses du vaccin anti-Covid19, les autorités sont à pied d’œuvre pour lancer l’opération de vaccination qui sera d’une durée ne dépassant pas trois mois.

La campagne s’étalera en effet sur 12 semaines à un rythme de 6 jours de travail sur sept et quatre périodes de 21 jours, soit une moyenne de 150 à 200 vaccinations par jour pour chaque personnel de santé, avec la mise en place d’un système de permanence afin d’assurer le fonctionnement normal des autres services de santé, rapporte la publication.

La vaccination prévue en deux temps, soit deux doses séparées de 21 jours, ciblera en premier lieu les agents en première ligne, notamment le personnel de la santé, les autorités publiques, les services de sécurité et le personnel du secteur de l’éducation nationale. Ensuite, elle touchera les autres catégories de citoyens en fonction de leur âge.

+Al Bayane+ rapporte que l’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM) au Maroc a félicité le Royaume pour son engagement « remarquable » vis-à-vis de la gouvernance de la migration.

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée internationale des migrants, célébrée le 18 décembre de chaque année, l’OIM-Maroc salue également les efforts déployés par le Royaume pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM) et de la Stratégie Nationale de l’Immigration et de l’Asile (SNIA) afin d’assurer la prise en charge équitable et l’inclusion des migrant-e-s dans la société d’accueil, incluant les enfants migrants non accompagnés et séparés.

Par ailleurs, l’agence onusienne rappelle l’importance de la protection des migrant-e-s en situation de vulnérabilités et de bâtir des sociétés inclusives et résilientes.

Société, économie, politique et football au menu de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent d’une diversité de sujets dominés par plusieurs aspects de la vie sociétale.EnQuête pointe « la faillite du système » dans ce qu’il considère comme l’affaire des gadgets contenant de l’alcool vendus aux enfants. L’indignation est « générale » et des sanctions sont attendues contre « les commerçants véreux et leurs complices », note le journal.

L’Etat semble toutefois alerte dans la gestion de la Covid-19. Répondant à ceux qui demandent des dérogations sur les mesures restrictives, le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr prévient dans Vox Populi que « nous risquons une situation dommageable » dans ce cas. « Je ne parle pas des artistes, des sportifs, de catégories, je parle de principes et d’orientations », souligne-t-il.

Sur un autre sujet, Sud Quotidien titre sur la gestion de l’immigration irrégulière qui est « une équation à mille inconnus » pour le Sénégal.

Sur la polémique née du renouvellement des accords de pêche avec le Sénégal, « l’UE pêche la bonne parole », d’après Le Quotidien. La représentante de l’institution européenne, Irène Mingasson, note que « nous avons commencé le dialogue avec les acteurs ».

Le quotidien national Le Soleil rapporte que « 161 milliards de FCFA (ont été) versés au Trésor public » en 2019, représentant la part du secteur extractif. En revanche, Libération souligne que la Société des mines de fer du Sénégal oriental (Miferso) « joue à cache-cache avec les vérificateurs », après avoir été « interpellée sur ses états financiers de 2019 ».

Sur la grève annoncée des enseignants, Walf Quotidien décerne « déjà un zéro pointé pour les élèves », notant que le système éducatif est « saqué dès la rentrée ».

L’Observateur fait focus sur le comité de pilotage du Dialogue national et note que son président, Famara Ibrahima Cissé, est « un cas grave pour le Palais ». Selon le journal, les torts de « Big Fam » sont sa « bouderie et le refus de parler à l’émissaire du président ». Ainsi, le Général Niang est « l’option de rechange qui s’impose » à Macky Sall.

En football, Stades interroge un membre présent depuis sept ans dans le staff des Lions du Sénégal, à savoir le Comorien El Hadad Himidi. Malgré les critiques sur le fond de jeu de l’équipe nationale, ce dernier souligne que le sélectionneur « Aliou Cissé prône un football de conquête, de résultats ».

Sur le sacre de Robert Lewandowski pour le prix Fifa The Best, le journal dit « enfin ». Il précise que cette consécration de l’attaquant polonais, auteur d’une saison remplie en 2020, a un « goût de Ballon d’Or », non décerné cette année.

Pendant ce temps, souligne Record, Sadio Mané « conforte sa quatrième place mondiale » à travers le Fifa The Best. L’attaquant sénégalais arrive derrière Lewandowski, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, devançant Salah, Mbappé, Neymar et de Bruyne.

Par ailleurs, les capitaines des équipes nationales sénégalaise et guinéenne, Kalidou Koulibaly et Naby Keita, « votent Lewandowski », a signalé le quotidien sportif.

Nigeria : Libération de 330 collégiens enlevés par Boko Haram

Plus de 300 élèves enlevés à l’école secondaire des sciences de Kankara, dans l’Etat de Katsina (nord-ouest du Nigeria), ont été libérés par leurs ravisseurs a appris APA de sources étatiques.Le gouverneur de l’Etat, Alhaji Aminu Masari, qui a confirmé la libération des étudiants jeudi soir, a déclaré que les garçons étaient actuellement gardés en sécurité dans l’Etat voisin de Zamfara et qu’ils seraient ramenés à Kankara vendredi.

La semaine dernière, 330 étudiants ont été enlevés de leur école située dans l’Etat de Katsina, par des hommes armés.

Les médias locaux ont déclaré que quelques étudiants avaient pu s’échapper et que le gouvernement de l’Etat était en train de négocier avec les ravisseurs pour la libération des autres.

Les médias ont par ailleurs indiqué que des insurgés de Boko Haram avaient revendiqué la responsabilité des enlèvements, montrant des séquences vidéo à l’appui de leur affirmation mercredi et jeudi.

Outre les manifestations organisées jeudi par le Parti démocratique populaire (opposition) et certains groupes du nord du Nigeria à Abuja pour demander la libération des élèves, certains législateurs de la Chambre des représentants ont appelé à la destitution du président Muhammadu Buhari pour son incapacité à obtenir à protéger les vies et les biens des Nigérians.

Partenariat entre Banque Atlantique et un projet agricole et d’élevage au Niger

Banque Atlantique, filiale du groupe marocain BCP, et le Projet intégré de modernisation de l’élevage et de l’agriculture au Niger (PIMELAN), ont signé une convention portant sur le modèle de Financement à coûts partagés (FCP) des acteurs des chaînes de valeur liées à ces deux filières au Niger.La signature du partenariat s’est tenue notamment le 10 novembre 2020 en présence de M. Ali Gonki, le ministre délégué chargé de l’Elevage, de Mme Joëlle Dehasse, la représentante résidente de la Banque mondiale au Niger.  

M. Issaka Hassane Karanta, le gouverneur de Niamey, était également présent ainsi que M. N’gan Coulibali, le directeur général de Banque Atlantique Niger, et M. Ali Moha, le coordonnateur du Projet Intégré de modernisation de l’élevage et de l’agriculture au Niger.

Le budget du projet est estimé à 134.9 milliards de FCFA auxquels contribueront la Société Financière Internationale (SFI), à hauteur de 6 millions USD, les bénéficiaires pour 5,9 millions USD (3,15 milliards Fcfa) et les institutions financières partenaires, dont Banque Atlantique, pour un montant total de 23 millions USD (12,29 milliards Fcfa), indique une note transmise à APA. 

L’établissement bancaire, acteur de référence du secteur financier au Niger, a été désigné comme la banque principale du projet, et devrait recevoir dans ses livres 100 millions USD (53,46 milliards Fcfa), représentant la contribution de la Banque mondiale sur la durée de ce programme. 

Cette banque soutient le projet dont l’objectif est de renforcer la productivité agricole et l’accès aux marchés pour les petits et moyens agriculteurs ainsi que les PME opérant dans l’agro-alimentaire dans les régions participant au projet.  

Le programme comporte quatre composantes à savoir, l’amélioration de la qualité des services et des politiques de soutien à l’agriculture, l’accroissement des investissements dans la production agricole, la transformation, l’accès aux marchés, l’appui à la coordination nationale (UCN) et l’intervention d’urgence contingente.

Le partenariat décrit également le mécanisme de Financement à coûts partagés de sous-projets dédiés aux activités de production, de transformation, de stockage et de commercialisation des chaînes de valeur ciblées par le programme, poursuit la note. 

Partenaire financier privilégié des politiques publiques et sectorielles, la filiale marocaine apporte son expertise en matière de financement des chaînes de valeur agricoles, à travers une offre innovante et inclusive pour l’ensemble des acteurs des filières, ainsi qu’à travers une assistance technique au profit des populations issues des zones cibles.

Un groupe réhabilite une école à Treichville, dans le Sud d’Abidjan, à hauteur de 60 millions Fcfa

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI), deux entreprises d’un même groupe, engagées avec la Fondation Eranove, ont remis jeudi les travaux de réhabilitation du groupe scolaire public Front lagunaire de Treichville (Sud d’Abidjan), d’une valeur de 60 millions Fcfa. »La CIE et la SODECI sont des entreprises citoyennes et nous considérons que la responsabilité citoyenne est un cheval de bataille important » du groupe, a déclaré son directeur général,  Ahmadou Bakayoko, justifiant ces travaux de réhabilitation. 

  

Cette réhabilitation intervient après le constat d’un état de dégradation « préoccupant » du groupe scolaire Front lagunaire de Treichville, a souligné M. Ahmadou Bakayoko.

Il a fait observer qu’en dépit de la pandémie de Covid-19, le groupe a tenu à faire cette réhabilitation, car l’éducation est un volet essentiel pour tout développement.

Le maire de Treichville, Albert Amichia, également ministre de la Ville, qui était présent lors de la remise des clés, a félicité ces deux sociétés, filiales du groupe Eranove dont la Fondation a exécuté le projet de réhabilitation.

M. Amichia dont la commune, de par ses efforts en matière d’éducation, affiche de bons résultats scolaires dans le District d’Abidjan, a promis de faire le pavage des voies d’accès à l’établissement. 

Le coût global des travaux de rénovation du groupe scolaire qui s’élève à 60 millions Fcfa, est supporté à hauteur de 50% par la CIE et 50% par la SODECI, a indiqué le secrétaire exécutif de la Fondation Eranove, Guy-Marc Aka.  

L’objet de la Fondation Eranove est de soutenir et de promouvoir, dans les pays d’implantation du groupe, en Afrique, des actions d’intérêt, a-t-il mentionné. 

Les travaux ont consisté à rénover l’extérieur et l’intérieur des quatre bâtiments du groupe scolaire, en faisant entre autres, l’étanchéité, l’électricité, les toilettes et la construction d’une clôture de herse avec l’installation d’un portail métallique pour sécuriser l’école. 

En complément des travaux, 100 tables-bancs dont 30 déjà livrés devraient être remis par la Fondation  au groupe scolaire pour aider à l’équipement des salles de classe qui n’en disposent plus.

Maroc : Inauguration vendredi à Rabat de l’Observatoire africain des migrations

L’Observatoire Africain des Migrations (OAM) sera inauguré, vendredi à Rabat par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et la Commissaire aux affaires sociales de l’Union Africaine (UA), Mme Amira El Fadil, annonce-t-on jeudi à Rabat.Cette structure africaine dédiée aux migrations est de nature à doter le continent d’un outil efficace lui permettant de répondre à son besoin réel et pressant de générer une meilleure connaissance, compréhension et maitrise du phénomène migratoire, de développer la collecte, l’analyse et l’échange de données entre les pays africains, et de favoriser une gouvernance éclairée des migrations africaines.

L’Observatoire devra aider les pays africains à renforcer leurs compétences en vue d’élaborer des politiques migratoires nationales leur permettant une meilleure gestion des flux migratoires. Il constitue une réponse pratique pour pallier au manque des données sur les migrations en Afrique et pour remédier à la problématique des politiques migratoires souvent inefficaces en raison du manque de ces données.

Institution de l’UA, l’Observatoire africain des migrations est articulé autour d’une « triple fonction de compréhension, d’anticipation et d’action ». Ses activités, de nature technique et opérationnelle, permettront de générer une meilleure connaissance du phénomène migratoire, de créer un narratif africain sur la migration, de renseigner et de favoriser l’harmonisation de politiques migratoires efficientes.

Il permettra aussi à l’Afrique d’honorer une grande partie de ses engagements liés à la mise en œuvre du Pacte mondial de Marrakech pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, pour relever les défis rencontrés dans la gouvernance migratoire.

Cette structure de la migration oeuvrera également à partager les données collectées via un système interconnecté associant différentes politiques et d’améliorer les capacités des pays de l’UA dans une optique d’amélioration de la situation des migrants et la mise en valeur du nexus migration-développement. Il doit jouer un rôle important pour fédérer et soutenir des initiatives continentales existantes sur la migration dans le continent.

La RD Congo ouvre samedi un consulat général à Dakhla

La République Démocratique du Congo (RDC) va ouvrir, samedi prochain, un Consulat général à la ville Dakhla au Sahara marocain, pour devenir ainsi la 9ème représentation du genre dans cette ville et de la 19ème au total dans le Sud marocain, a annoncé jeudi le ministère marocain des Affaires étrangères.Pour cette raison, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Mme Marie Tumba Nzeza se trouve en visite officielle au Maroc où elle s’est entretenue ce jeudi à Rabat avec son homologue marocain, Nasser Bourita.

Lors de ces entretiens, les deux ministres ont relevé, avec « satisfaction », la convergence de points de vue des deux pays sur les questions d’intérêt commun, faisant part de leur détermination à œuvrer pour consolider les relations de coopération bilatérale dans les différents domaines.

Le Maroc et la RDC entretiennent, de longue date, d’étroites relations diplomatiques et économiques, régies par un très grand nombre d’accords bilatéraux.

Côte d’Ivoire: arrestation d’un officier de police pour racket de 5000 FCFA

Le capitaine D.S, un officier de la police ivoirienne en service au 3ème arrondissement d’Adjamé ( Nord d’Abidjan) a été arrêté et déféré devant le commissaire du gouvernement pour racket de la somme 5000 FCFA à un chauffeur de taxi, a appris APA jeudi de source officielle.

Selon une note d’information du Tribunal d’Abidjan, les faits remontent au 15 décembre 2019, où à la suite d’un contrôle de routine, le policier incriminé et ses hommes ont reproché au chauffeur de taxi de rouler avec un permis de conduire non valide. 

Une fois au poste de police, le chauffeur de taxi est interrogé par l’officier de police qui lui reproche l’invalidité de son permis de conduire et lui fait savoir qu’il devra payer la somme de 22 500 FCFA à titre de contravention.  

« Après plusieurs négociations, le chauffeur paie la somme de 5000 FCFA afin de récupérer son permis de conduire. Suite à cette manière frauduleuse d’agir, le chauffeur de taxi porte une plainte à l’inspection générale des services de police qui à son tour saisit le parquet militaire», explique le Tribunal militaire dans la note.

 Le parquet militaire a conclu en appelant les victimes de racket et d’escroquerie, d’agir comme l’a fait ce chauffeur de taxi répondant aux initiales de KM.

Lancement à Abidjan d’une plateforme digitale sur l’affichage publicitaire

Le groupe Varley Halls a lancé jeudi à Abidjan une plateforme digitale permettant aux annonceurs d’avoir en temps record les meilleurs espaces d’affichage publicitaire en Côte d’Ivoire.Cette plateforme, dénommée « Nymba » est une solution de digitalisation du processus d’achat d’espaces publicitaires, a indiqué l’administrateur de ce site web, Armel Koffi, lors d’une cérémonie de présentation du site web. 

Elle permet, dira-t-il, de choisir avec plus de pertinence les espaces publicitaires pour des campagnes mieux ciblées avec des données de trafic pour mesurer l’impact de sa communication.  

La plateforme, développée par de jeunes entrepreneurs Ivoiriens, est un outil mis à la disposition des annonceurs pour dématérialiser le processus d’achat d’espaces publicitaires.    

« J’ai noté d’énormes potentiels » offerts par ce site, a témoigné Mme Aline N’Dakon, pour qui cela apporte une plus-value dans la gestion des campagnes publicitaires.

Avec cette plateforme digitale, les annonceurs peuvent optimiser leur budget sur tout type de format d’affichage et avoir en temps réel des espaces disponibles depuis un navigateur.

« On paie sur cette plateforme l’espace publicitaire au même coût que les régies », a souligné M. Koffi, relevant que pour l’heure 10 régies sont intégrées sur une centaine que compte le pays.

Aujourd’hui, le groupe se positionne comme un pion essentiel du secteur. Il revendique avec le réseau des 10 régies affiliées 1.000 panneaux publicitaires à Abidjan.  

La transformation digitale du secteur avec l’avènement du numérique, donne depuis quelques décennies une visibilité aux entreprises et aux particuliers de manière intelligente. 

Kigali accueille une réunion sur la sécurité en Afrique de l’Est

Une rencontre de cinq jours sur la sécurité en Afrique de l’Est se tient à Kigali, la capitale rwandaise.Elle réunit les chefs des Armées de la région et entre dans le cadre de la 28ème session ordinaire de la Force en attente de l’Afrique de l’Est (EASF, sigle anglais). La réunion vise  à faire face à la menace croissante du terrorisme dans la région, a expliqué à APA, jeudi à Kigali, une source militaire.

Le président du groupe de travail d’experts, le commandant Moujib Adaine de l’Union des Comores a appelé les délégués à contribuer de manière significative aux délibérations notamment aux points importants comme le projet de budget, le plan d’activités 2021.

Le général de brigade Getachew Shiferaw Fayisa, par ailleurs directeur de l’EASF a fait remarquer que les réunions des organes politiques jettent les bases de la réunion des chefs d’état-major et de la réunion des ministres de la Défense.

La Force d’intervention rapide de l’Afrique de l’Est (EASF) est une organisation régionale dont le mandat est de renforcer la paix et la sécurité dans la région.

Sénégal/Covid-19: l’Etat invité à sécuriser l’école

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a invité, jeudi à Dakar, le Gouvernement à sécuriser les apprentissages scolaires face à la Covid-19.« Se fondant (…) sur l’annonce officielle de la 2è vague de contamination, la Cosydep appelle l’Etat à sécuriser l’environnement des apprentissages », écrit la Cosydep dans une déclaration transmise à la presse.

Elle explique que sécuriser les apprentissages, revient à doter chaque école d’un environnement résistant aux effets de la Covid (une école : 1 bloc sanitaire, 1 point d’eau, 1 gardien, 1 femme de ménage), et à rendre disponibles les budgets et moyens de fonctionnement des écoles publiques.

« Le retour massif de plus du quart (¼) de la population sénégalaise à l’école exige un accompagnement particulier », poursuit l’ONG, notant un « déficit inquiétant en matériel sanitaire dans des écoles face à la montée de la courbe des cas de contamination et au relâchement général observé chez les populations, et un déficit récurrent d’enseignants et de tables–bancs face aux exigences de distanciation physique ».

Partant de là, la Cosydep recommande d’appliquer systématiquement le protocole sanitaire, en assurant la dotation de toutes les écoles en matériels sanitaires (masques, gel, matériels et produits d’hygiène), avec un dispositif de contrôle du respect des mesures barrières.

Elle exige aussi la protection du protocole pédagogique, en allégeant les programmes sur la base des enseignements tirés de la reprise du 25 juin 2020, la mise en place, sur la base d’un maximum de 2 élèves / table banc, un dispositif de rotation des flux en mettant à profit les supports e-learning avec une exploitation optimale et plus équitable.

Pour pacifier l’année scolaire, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) demande à l’Etat de sécuriser le quantum horaire et optimiser les 1265 heures, de reprendre le monitoring des accords avec les enseignants au bénéfice des apprenants (application diligente des accords signés, paiement à temps des indemnités, traitement efficace des alertes lancées, retour à l’orthodoxie administrative).

L’Onu approuve la candidature de l’Ethiopie à la Commission de consolidation de la paix

L’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé, mercredi, la candidature de l’Ethiopie à la Commission de consolidation de la paix (PBC) pour un mandat de deux ans (2021/2022).L’Ethiopie est le principal fournisseur de contingents de la mission de maintien de la paix des Nations Unies.

Taye Atske Selassie, Ambassadeur et Représentant permanent de l’Ethiopie auprès de l’Onu, a tweeté qu’ « en tant que pays contributeur majeur des troupes aux missions de maintien de la paix des Nations Unies, la candidature de l’Ethiopie à la Commission de consolidation de la paix (PBC) pour un mandat de deux ans (2021/2022) a été approuvé par l’Assemblée générale des Nations Unies ».

La Commission des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBC) est un organe consultatif intergouvernemental qui appuie les efforts de paix dans les pays touchés par un conflit. Elle est composée de 31 Etats Membres, élus par l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social.

Les principaux pays contributeurs financiers et les pays fournisseurs de contingents au système des Nations Unies en sont également membres.

L’Ethiopie a été élue par l’Assemblée générale des Nations Unies à New York par un vote glissant de 185 voix sur 190 en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le 1er janvier 2017 pour un mandat de deux ans. Elle a été membre de ce Conseil de sécurité à deux reprises: 1967-1968; 1989-1990. Elue pour la troisième fois, l’Ethiopie représentera à nouveau le continent africain pour les deux prochaines années.

Zimbabwe: le magnat des télécoms rejoint le Conseil d’administration de Netflix

La société de production Netflix a nommé le milliardaire zimbabwéen des télécommunications, Strive Masiyiwa, à son Conseil d’administration, a annoncé jeudi la société.Le co-fondateur et co-directeur général de Netflix, Reed Hastings, a déclaré que l’esprit d’entreprise de Masiyiwa et sa « vision dans la création d’entreprises à travers l’Afrique et au-delà apporteront des informations et une expérience précieuses » au Conseil, alors que la société s’efforce « d’améliorer et de servir plus de membres dans le monde entier ».

« Nous sommes ravis d’accueillir Strive au sein du Conseil d’administration de Netflix », a indiqué Hastings dans un communiqué.

Masiyiwa est le fondateur du groupe Econet qui a des opérations et des investissements dans 29 pays en Afrique et au-delà. Celles-ci comprennent le principal opérateur de téléphonie mobile du Zimbabwe, Econet Wireless, la société panafricaine de large bande Liquid Telecom et Africa Data Centers.

Masiyiwa remplace l’ancienne ambassadrice américaine aux Nations Unies, Susan Rice, qui a démissionné la semaine dernière pour rejoindre la nouvelle administration du président élu Joe Biden.

Rwanda : la Sénégalaise Aissa Touré nommée Cheffe du Bureau-pays de la Bad

L’économiste et spécialiste du développement était jusque-là directrice-pays du Fonds international de développement agricole (Fida) pour le Burundi.Aissa Touré c’est avant tout une expérience de plus de 25 ans acquise sur trois continents, dans 12 pays et pour le compte de cinq organisations internationales. Son parcours professionnel couvre le développement rural, en particulier l’agriculture, l’économie rurale, l’adaptation et l’atténuation du climat.

Avant cette nomination, Aissa a occupé les fonctions de représentante de WaterAid (2003-2007) et de directrice adjointe pour l’Afrique de l’Ouest d’Oxfam America (2007-2009). Elle a également travaillé à l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) en tant que coordinatrice du programme de recherche pour le développement, de 2009 à 2010. De 2009 à 2011, elle a aussi travaillé sur les thématiques du changement climatique et du financement, ainsi que sur le suivi et l’évaluation des projets en qualité de consultante.

En 2011, l’économiste sénégalaise a rejoint le Fonds international de développement agricole en tant que responsable de programme pour le Togo, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale, puis a été nommée responsable de programme pour l’Inde et le Népal au sein de la même organisation (2016-2018). Avant sa récente nomination par la Banque, elle était directrice-pays du Fida pour le Burundi depuis juillet 2018.

Aissa Touré est titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (D.E.S.S.) en secteur rural, développement d’entreprises et gestion de projets de transformation alimentaire (1993), d’un Master en Economie et Ingénierie du Financement de Projets (1992), d’une licence en Economie et Ingénierie du Financement de Projets (1991) et d’une licence en Economie Rurale (1990), tous obtenus à l’université de Montpellier I, en France.

A la Banque africaine de développement, Aissa apporte des compétences solides en matière de gestion stratégique, de représentation institutionnelle et de gestion des partenariats aux niveaux national, régional et mondial, souligne le communiqué annonçant sa nomination.

Le Nigeria rouvre ses frontières avec le Bénin, le Cameroun et le Niger

Presque seize (16) mois après avoir fermé ses frontières terrestres avec le Benin, le Cameroun et le Niger pour stopper la contrebande et encourager la production locale, le Nigeria a décidé de rouvrir celles-ci en imposant certaines restrictions.L’annonce de la réouverture des frontières entre le Nigeria et certains de ses voisins a été annoncée par la ministre des Affaires étrangères Zainab Ahmed, mercredi dans l’après-midi « avec effet immédiat ».

Le poste-frontière de Sèmè-Kraké, entre le Nigeria et le Bénin, considéré comme le plus important du pays est ouvert dans la foulée de cette décision. C’est le cas aussi de Mfun, à la frontière avec le Cameroun, et au nord de Maigatari et Illela, deux entrées vers le Niger. Une réouverture qui a entrainé dans la foulée la reprise du trafic à la frontière béninoise, où les riverains ne cachaient pas leur joie.

Pour John Igué, Economiste, qui s’était exprimé dans un entretien avec APA en août 2019, « le Benin est un pays qui a des relations extrêmement profondes sur le plan économique et des relations de voisinage avec le Nigéria ». Il soulignait qu’à chaque fois que « le Bénin bénéficie de l’ouverture sur le Nigéria, sa croissance augmente de 2,6% ».

Même si les importations entre le Nigeria et ses voisins vont reprendre, les autorités locales ont imposé une interdiction sur certains produits comme le riz et la volaille. Une réouverture progressive qui devrait permettre au Nigeria de contrôler un peu l’inflation, alors que la production agricole reste toujours désespérément faible en raison notamment de l’insécurité.

Cette mesure de fermeture unilatérale, décidée il y a un peu plus d’un an par le président nigérian Muhammadu Buhari, visait à stopper la contrebande et encourager la production locale. Mais, elle avait été vivement critiquée par certains chefs d’État de la région qui dénonçaient « une décision brutale et un manque de concertation ».

Cette réouverture est un clin d’œil du Nigeria en direction de ses voisins un mois après que le gouvernement a ratifié son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Après ces quatre points d’entrée, quatre autres devraient être ouverts ultérieurement, d’ici la fin de l’année (31 décembre 2020), selon les services de la ministre nigériane des Finances.

Ethiopian Airlines reprend ses vols à destination du Tigré

Ethiopian Airlines a annoncé mercredi avoir repris la desserte de la ville de Mekele après des semaines de suspension en raison d’une opération de maintien de l’ordre menée contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, rebelle) dans l’Etat régional du Tigré.Pour rappel, l’Autorité éthiopienne de l’aviation civile a révélé lundi le rétablissement de la route aérienne dans l’Etat régional du Tigré, confirmant que la force rebelle ne constitue plus une menace pour la sécurité dans la région.

L’Autorité a également annoncé l’ouverture des aéroports de Mekele, Shire et Humera à compter de mardi. L’aéroport d’Aksoum, situé au cœur des sites touristiques de la province du Tigré, est en cours de réparation après avoir subi de graves dégâts de la part des insurgés tigréens.

En conséquence, tous les aviateurs ont été informés de l’ouverture de la destination par le canal de communication approprié via un avis aux aviateurs, NOTAM, a ajouté l’Autorité.

Un avion éthiopien a atterri mercredi à l’aéroport international Mekelle Alula Aba Nega transportant des passagers en provenance d’Addis-Abeba.

Tout le personnel de la compagnie aérienne est maintenant en service, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est prévu deux vols par jour en destination de Mekele.

Partenariat entre MedUX et GVG en vue de booster la qualité des services de télécoms africains

Global Voice Group (GVG), une société spécialisée dans les solutions TIC et RegTech pour les États et les organismes de réglementation, et MedUX, une entreprise dédiée à la mesure, la supervision de l’expérience et la performance des réseaux de télécoms, ont signé mercredi un accord en vue de proposer des approches innovantes pour améliorer la qualité des services des opérateurs de Télécoms africains.L’objectif principal de ce partenariat pour ces deux entités est de proposer une approche innovante afin d’améliorer la qualité de service (QoS) et la qualité d’expérience (QoE) des marchés africains émergents dans lesquels GVG est déjà bien implanté depuis plus de 20 ans. 

Ce partenariat représente une étape décisive dans l’amélioration de la qualité de service sur le continent africain, grâce à un nouveau système d’exploitation Cloud. L’intérêt du système proposé est notamment sa capacité à être déployé rapidement et de manière dynamique.

Les deux sociétés fourniront conjointement leurs services aux autorités et régulateurs africains des télécoms afin d’améliorer la visibilité de la qualité des réseaux dans un secteur crucial pour le développement économique du continent. 

En Afrique subsaharienne, les technologies mobiles et les services associés ont généré 155 milliards de dollars (83 061 milliards de Fcfa) en 2019, ce qui représente 9% du PIB de la région et 3,8 millions d’emplois directs et indirects, selon les dernières données de la GSMA. 

Ce partenariat permettra à MedUX de stimuler sa stratégie de développement sur le continent africain, en tirant partie des infrastructures déjà mises en œuvre par GVG pour rassembler, traiter et visualiser les informations sectorielles.  

Pour sa part, GVG vient renforcer l’engagement africain de la société aux fins de combler le fossé numérique et promouvoir la mise en place d’un marché numérique unique sur le continent, tout en contribuant à l’amélioration progressive de l’expérience des clients. 

« Après l’expansion de MedUX en Europe et en Amérique latine, nous allons déployer MedUX en Afrique, où les infrastructures télécoms seront cruciales pour le processus de numérisation, auquel nous souhaitons contribuer », a déclaré Luis Molina, PDG de MedUX.

Selon M. Luis Molina, « il n’y a pas de meilleur partenaire stratégique que Global Voice Group pour atteindre cet objectif », se disant « très heureux de ce projet conjoint » qui permettra, entre autre, de concevoir de nouveaux systèmes d’exploitation Cloud.   

« Ce partenariat est une étape naturelle de notre stratégie s’adressant au marché africain. Il nous permettra d’échanger des connaissances et de combiner les capacités des différentes équipes pour renforcer la qualité de nos services », a fait observer James Claude, PDG de Global Voice Group. 

« Le savoir-faire technique et les connaissances de MedUX en matière d’expérience client, associés à notre palmarès et à notre solide réseau d’infrastructures en Afrique, nous donnera la possibilité d’offrir une expérience unique et une excellente qualité grâce aux synergies réalisées », a assuré M. James Claude. 

Fondé en 1998, GVG est un fournisseur mondial de solutions TIC et RegTech, dont les principaux bureaux se trouvent en Espagne et en Afrique du Sud. Par le biais de l’analytique du Big Data, il aide les gouvernements et les autorités à réussir leur transformation numérique.