Société




RCA-Vakaga : quatre morts dans une attaque armée à Angotoy

L’insécurité continue de faire des victimes dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine.   Samedi,…

L’insécurité continue de faire des victimes dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine.

 

Samedi, au moins quatre personnes ont été tuées au village Angotoy, situé à une quarantaine de kilomètres d’Amdafock, selon des sources locales concordantes. Les assaillants seraient des hommes armés venus du Soudan voisin.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



D’après des témoignages recueillis sur place, les faits se sont produits en pleine journée. Les habitants, surpris par l’irruption des hommes armés, n’ont pas eu le temps de se mettre à l’abri. Le bilan provisoire fait état de quatre morts et de plusieurs blessés, tandis que certaines familles auraient fui la localité par crainte de nouvelles représailles.

Cette attaque relance les inquiétudes sur la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette zone frontalière, déjà fragilisée par les incursions répétées de groupes armés et les tensions liées aux mouvements transfrontaliers. La proximité d’Angotoy avec Amdafock, localité stratégique à la frontière avec le Soudan, accentue la vulnérabilité de la région.

Face à cette nouvelle flambée de violence, le préfet de la Vakaga, Jude Ngayakon, a lancé un appel pressant à la population. Il exhorte les habitants à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité afin de renforcer la vigilance communautaire et de prévenir d’autres attaques. « La sécurité est l’affaire de tous », a-t-il insisté, invitant les citoyens à signaler tout mouvement suspect.

De leur côté, les autorités locales assurent que des dispositions sont en cours pour sécuriser la zone et rassurer les populations. Des patrouilles auraient été renforcées autour des localités exposées, tandis qu’une évaluation plus complète de la situation serait en cours.

Dans cette région enclavée et régulièrement confrontée à l’instabilité, les populations civiles demeurent les premières victimes de l’insécurité. Entre peur, déplacements forcés et pertes humaines, la Vakaga continue de payer un lourd tribut à la fragilité sécuritaire qui prévaut dans cette partie du pays.


Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP