SantéActualité




RDC : déjà 91 morts et 350 cas suspects enrégistrés d’Ebola

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché dimanche 17 mai 2026, son deuxième niveau d’alerte internationale.   Selon le…

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché dimanche 17 mai 2026, son deuxième niveau d’alerte internationale.

 

Selon le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, au moins 91 décès auraient déjà été provoqués par la maladie. En parallèle, environ 350 cas suspects ont été signalés à travers plusieurs zones du pays. Les autorités précisent que la majorité des personnes touchées sont âgées de 20 à 39 ans, tandis que plus de 60 % des cas concernent des femmes.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



La souche responsable de cette épidémie est le variant « Bundibugyo », particulièrement redouté par les spécialistes. Contrairement à la souche « Zaïre », contre laquelle des vaccins existent déjà, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible pour combattre ce variant.

Cette situation complique considérablement la riposte sanitaire. Les stratégies de lutte reposent essentiellement sur la détection rapide des cas, l’isolement des malades et le strict respect des mesures barrières afin de limiter la propagation du virus.

Le variant « Bundibugyo » reste relativement rare. Avant l’épidémie actuelle, il n’avait provoqué que deux flambées dans le monde : en Ouganda en 2007 et en RDC en 2012. Son taux de mortalité est estimé entre 30 % et 50 %.

Le principal foyer de contamination se situe dans la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC, une région frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Cette zone aurifère connaît d’importants mouvements de population liés aux activités minières, favorisant ainsi la circulation du virus.

La situation sécuritaire complique également les opérations sanitaires. Plusieurs territoires restent difficiles d’accès en raison des violences perpétrées par des groupes armés actifs dans cette partie du pays.

L’épidémie ne se limite déjà plus à l’Ituri. Un cas confirmé a été enregistré à Goma, grande ville stratégique de l’est congolais et capitale de la province du Nord-Kivu.

En outre, deux décès liés au virus ont été signalés en Ouganda. Selon l’OMS, les victimes revenaient de RDC et les analyses en laboratoire ont confirmé leur contamination par Ebola. Aucun foyer local n’a toutefois été détecté pour le moment dans ce pays voisin.

Face à cette évolution préoccupante, l’Africa CDC estime que le risque de propagation vers les pays d’Afrique de l’Est frontaliers de la RDC est désormais « élevé ».

Depuis son apparition il y a cinquante ans, Ebola a causé plus de 15.000 morts sur le continent africain. La RDC demeure l’un des pays les plus touchés par cette maladie virale hautement contagieuse.

L’épidémie la plus meurtrière recensée dans le pays avait provoqué près de 2.300 décès entre 2018 et 2020, pour environ 3.500 cas enregistrés. Plus récemment, une autre flambée avait causé 45 morts entre septembre et décembre 2025.


Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP