Depuis le 13 avril, plusieurs éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) comparaissent devant le Tribunal militaire permanent de Bangui.
Poursuivis pour diverses infractions, notamment la vente d’effets militaires et l’érection de barrières illégales, certains prévenus ont déjà été condamnés à des peines d’emprisonnement. Les audiences, ouvertes en présence des magistrats militaires, des avocats de la défense et des familles des accusés, s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre les pratiques contraires aux règlements militaires. Selon les charges retenues, certains soldats auraient cédé illégalement des équipements appartenant à l’armée, tandis que d’autres sont accusés d’avoir installé des barrières non autorisées dans certains quartiers de la capitale, en violation des textes en vigueur.
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Ces pratiques, considérées comme portant atteinte à l’image et à la crédibilité des forces de défense, ont suscité l’indignation de l’opinion publique. La hiérarchie militaire, pour sa part, affirme vouloir faire de ces procès un signal fort contre l’indiscipline et les abus.
Au cours des débats, le ministère public a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité des forces armées, soulignant que la vente d’effets militaires compromet la sécurité nationale. Les barrières illégales, quant à elles, sont perçues comme des entraves à la libre circulation et des sources potentielles d’exactions envers les populations civiles.
À l’issue de certaines audiences, des peines d’emprisonnement ont été prononcées à l’encontre de plusieurs accusés, tandis que d’autres dossiers restent en examen. Les autorités judiciaires militaires assurent que chaque cas sera traité conformément à la loi, dans le respect des droits de la défense.
Ces procès interviennent dans un contexte de réforme et de professionnalisation des FACA, engagées dans un processus de restructuration visant à restaurer la confiance entre l’armée et la population.




