Confrontés à une dégradation progressive de leurs conditions de vie dans leur pays d’asile, ces compatriotes lancent un appel aux autorités centrafricaines.
Plus de dix mille réfugiés centrafricains vivant dans le camp de Bili, en République démocratique du Congo, ont exprimé leur volonté de regagner la République centrafricaine. Selon les représentants des réfugiés, la situation au sein du camp est devenue de plus en plus difficile, marquée notamment par l’insuffisance de l’assistance humanitaire, la précarité alimentaire, le manque d’accès aux soins de santé et aux opportunités d’éducation pour les enfants. À cela s’ajoute l’incertitude prolongée qui pèse sur leur avenir, après plusieurs années passées loin de leur terre natale.
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Prenant la parole au nom du collectif, Marie Eunice Yassegbanda, présidente des réfugiés centrafricains du camp de Bili, a indiqué que beaucoup de familles aspirent aujourd’hui à reconstruire leur vie en République centrafricaine, malgré les défis qui subsistent. « Nos conditions de vie ici se détériorent de jour en jour. Nous voulons rentrer chez nous, retrouver nos communautés et participer à la reconstruction du pays », a-t-elle déclaré.
Les réfugiés soulignent toutefois que ce retour ne peut se faire sans un encadrement adéquat. Ils sollicitent l’implication du gouvernement centrafricain, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et d’autres partenaires techniques et financiers, afin de mettre en place un mécanisme de rapatriement volontaire garantissant la sécurité, le transport, ainsi que l’accompagnement à la réinsertion socio-économique.
Cette demande intervient dans un contexte où la République centrafricaine s’efforce progressivement de consolider la paix et de favoriser le retour des déplacés et des réfugiés. Pour les ressortissants du camp de Bili, le retour au pays représente non seulement un espoir de dignité retrouvée, mais aussi une contribution citoyenne à la stabilisation et au développement national.




