Société




RCA : près de 2 700 personnes déplacées après le meurtre d’un éleveur à Batangafo

Un incident lié à la transhumance a provoqué le déplacement de 544 ménages dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Les populations…

Un incident lié à la transhumance a provoqué le déplacement de 544 ménages dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Les populations ont fui par crainte de représailles et se retrouvent dans des conditions d’accueil précaires.

 

Près de 2 700 personnes ont quitté leurs villages dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, dans le nord de la République centrafricaine, à la suite du meurtre d’un éleveur. Au total, 544 ménages, représentant 2 698 personnes, ont trouvé refuge à Bobazi et Bogoro, selon les informations humanitaires disponibles.

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Le drame s’est produit le 24 août 2026, à proximité de Ngapele, un village situé à environ 17 kilomètres de Batangafo, sur l’axe Ouandago. La mort de l’éleveur, dans un contexte de tensions liées à la transhumance, a fait craindre des représailles parmi les habitants de Mballa et Ngapele.

Face à ces craintes, une partie de la population a pris la fuite vers les villages de Bobazi et Bogoro. Les femmes et les enfants constituent la majorité des personnes déplacées. Elles sont actuellement hébergées dans des églises et des écoles, où les conditions d’accueil demeurent difficiles.

Une évaluation rapide menée par les acteurs humanitaires fait ressortir plusieurs besoins prioritaires. Les personnes déplacées ont notamment besoin de nourriture, d’eau potable, d’abris et de protection.

Un exercice de profilage est par ailleurs en cours afin d’identifier plus précisément les besoins des ménages affectés et d’orienter la réponse humanitaire en fonction de leur situation.

Cette nouvelle crise intervient dans une zone où les tensions liées à la transhumance et les conflits entre communautés peuvent rapidement entraîner des déplacements de populations. Dans des localités déjà confrontées à d’importantes vulnérabilités, ces mouvements accentuent la pression sur les ressources et les capacités d’accueil.

Pour les acteurs humanitaires, l’urgence consiste désormais à répondre aux besoins immédiats des personnes déplacées, tout en favorisant des mécanismes permettant de prévenir de nouveaux affrontements.


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