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RCA-Bangui : les militaires rappelés à la discipline et à la confidentialité

Le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée durcit les règles encadrant l’usage des téléphones, caméras…

Le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée durcit les règles encadrant l’usage des téléphones, caméras et moyens de communication au sein des forces de défense.

 

Le message est clair, pas de photos, pas de vidéos et pas de diffusion d’informations sensibles sans autorisation. Le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, dirigé par Rameaux-Claude Bureau, rappelle aux personnels militaires et civils les règles qui encadrent l’utilisation des outils de communication, particulièrement dans les zones d’opération.

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Selon l’instruction ministérielle, la prise ou la diffusion, sans autorisation préalable, d’images, de vidéos ou d’informations relatives aux opérations et aux déplacements des militaires est interdite. Une mesure destinée à éviter que des données sensibles ne soient exposées ou exploitées à des fins susceptibles de compromettre la sécurité des forces.

Dans les zones d’opération, l’utilisation des téléphones portables et des caméras est désormais clairement soumise à l’autorisation préalable des commandants d’unité. Le ministère entend ainsi renforcer le contrôle des informations susceptibles de circuler depuis les théâtres d’opérations.

L’instruction met également en garde contre la création ou la participation à des groupes de discussion non autorisés. Les personnels sont invités à faire preuve de la plus grande prudence dans leurs échanges numériques et à respecter strictement les obligations liées à leur statut.

Au-delà de l’usage des outils numériques, le ministère rappelle également l’obligation de réserve qui s’impose aux militaires. Les prises de position politiques jugées incompatibles avec le statut militaire sont notamment proscrites.

Pour les autorités, ces dispositions répondent à un impératif majeur : préserver la confidentialité des opérations, maintenir la discipline au sein des forces et protéger la sécurité nationale.

Le ministère prévient enfin que tout manquement à ces consignes pourra entraîner des sanctions disciplinaires et statutaires, voire des poursuites conformément aux lois en vigueur. Une manière de rappeler que, dans un contexte marqué par la multiplication des moyens de communication, la maîtrise de l’information constitue désormais un enjeu majeur de sécurité.


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