L’opposant et président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet Georges Dologuélé, a révélé sur sa page Facebook avoir reçu une correspondance officielle du ministre de l’Intérieur lui notifiant sa perte de nationalité centrafricaine.
Dans sa publication, l’ancien Premier ministre précise qu’un commissaire de police s’est présenté à son domicile à 12h40 pour lui remettre en mains propres la lettre émanant du ministère. Selon lui, « presque au même moment, cette correspondance était déjà largement diffusée sur les réseaux sociaux », dénonçant ainsi une fuite orchestrée par les autorités.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
« Le gouvernement centrafricain me déclare apatride et en fait la publicité », a écrit Anicet Georges Dologuélé, exprimant son indignation face à ce qu’il considère comme une manœuvre politique visant à le discréditer.
Cette décision intervient quelques jours seulement après son investiture par l’URCA comme candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, une candidature rendue possible après l’annonce officielle de sa renonciation à la nationalité française.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du ministère de l’Intérieur n’a été publiée pour expliquer les motifs de cette mesure. Mais la déclaration d’apatridie d’un candidat à la magistrature suprême, en pleine période préélectorale, risque d’attiser les tensions politiques déjà vives à Bangui.
Plusieurs observateurs y voient un nouvel épisode de bras de fer entre le pouvoir et l’opposition, à quelques mois d’un scrutin présidentiel.



