Politique › Sécurité

Lancement à Bangui de la campagne nationale de sensibilisation sur le code de justice militaire

Le Directeur de cabinet au ministère de la Défense nationale, le Lieutenant-colonel Arcadius Bétibangui, a officiellement lancé, lundi 8 avril 2019 à  Bangui, la campagne nationale de sensibilisation sur le code de justice militaire.

Le Lieutenant-colonel Arcadius Bétibangui a expliqué que cette campagne nationale de sensibilisation sur le code de justice militaire à  l’intention des forces armées centrafricaines (FACA) et de la population, victime des exactions commises sur le terrain, s’inscrit dans le cadre de la mise en place de nombreuses réformes destinées à  amener les porteurs de tenue à  respecter les droits de l’homme.

Il a souligné qu’il est important que les soldats puissent savoir que pour telle infraction, on a prévu telle peine pour réprimer l’infraction, ce qui permet de réduire le nombre des exactions sur les paisibles populations.

Le Chef de la section de la justice militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Kenneth Gluck, a, pour sa part, indiqué que cette campagne de sensibilisation et de vulgarisation du code de justice militaire promulgué le 24 mars 2017 vise à  promouvoir la discipline au sein des forces de défense et de sécurité ainsi qu’à  lutter contre le manque de respect du droit des militaires et l’impunité.

Le Commissaire du gouvernement, le Magistrat Narcisse Foukpio, l’un des formateurs, a spécifié que dans le dispositif du code de justice militaire, il y a des infractions purement militaires et des infractions relevant du droit commun.

Il a fait savoir que les infractions relevant du code de justice militaire sont les délits de désertion en période de paix ou de conflit, d’insubordination, de non-respect des consignes militaires, etc.

Le Commissaire du gouvernement a relevé que cette campagne de sensibilisation est l’une des étapes de la mise en place du code de justice militaire en attendant le décret de mise en application dudit code.

Selon lui, avec la création des cours martiales prévues dans ce code de justice militaire, les tribunaux militaires de Bangui, puis ceux de Bambari et Bouar, seront appelés à  disparaître.

Il convient de rappeler qu’il n’y aura pas d’empiètement ou de conflit de compétence entre la Cour Pénale Spéciale et les juridictions nationales qui sont toutes des maillons de la chaîne pénale centrafricaine.



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