Les cours ont repris pour les enfants réfugiés centrafricains du camp de Inke, après la décision du HCR de financier de nouveau les enseignements.
Après plus de deux semaines de suspension, les élèves réfugiés centrafricains du camp de Inke, situé dans la province du Nord-Ubangi en République démocratique du Congo, ont enfin repris le chemin de l’école. Cette interruption faisait suite à un arrêt temporaire de la prise en charge des frais scolaires par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
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Selon les parents d’élèves, cette situation avait plongé des centaines d’enfants dans l’incertitude, menaçant de compromettre leur année scolaire. « Nous étions inquiets de voir nos enfants rester à la maison alors que l’école avait déjà repris. Heureusement, le HCR a revu sa décision », témoigne l’un d’eux.
Le bureau local du HCR a, en effet, accepté de prendre en charge les enseignants encadrant ces élèves, garantissant ainsi la continuité des cours. Une mesure saluée par la communauté réfugiée qui voit en l’éducation un outil essentiel pour préparer l’avenir des enfants, malgré les conditions précaires dans lesquelles ils vivent.
Simplice Eric Kazeta, président des réfugiés centrafricains du camp de Inke, a exprimé sa satisfaction tout en appelant à une solution durable. « Nous remercions le HCR pour cette décision. Toutefois, nous espérons que la question de l’éducation de nos enfants ne soit plus sujette à des interruptions, car elle est vitale pour leur avenir et pour la dignité de nos familles », a-t-il déclaré.
La reprise des cours redonne ainsi espoir aux réfugiés de ce camp, qui aspirent à offrir à leurs enfants les moyens de construire un meilleur futur, malgré l’exil.



