La violence continue de secouer le nord-est de la République centrafricaine.
Le samedi 27 juillet, des hommes armés ont pris d’assaut le village d’Amkroumaï, situé à une trentaine de kilomètres de Birao, sur l’axe Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga. Le dernier bilan provisoire fait état d’au moins quatre personnes tuées et plusieurs autres blessées, évacuées en urgence vers l’hôpital de Birao-centre.
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Selon des témoins locaux, l’attaque a été menée par un groupe de bandits lourdement armés, soupçonnés d’être venus du Soudan voisin, pays actuellement en proie à une guerre civile meurtrière. Des sources communautaires affirment que les assaillants ont surgi dans la matinée, semant la panique au sein de la population et provoquant la fuite de nombreux habitants vers des zones plus sécurisées.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la région de la Vakaga, frontalière du Soudan et du Tchad. Depuis plusieurs mois, cette zone connaît une recrudescence des violences armées, alimentée par la porosité des frontières et la circulation incontrôlée des groupes armés. Les conséquences humanitaires sont lourdes : des dizaines de familles déplacées, un accès limité aux services sociaux de base, et une insécurité permanente pour les civils.
Les autorités locales appellent à un renforcement urgent de la sécurité dans cette partie du pays, tandis que les humanitaires redoutent une détérioration supplémentaire de la situation, dans une région déjà marquée par une instabilité chronique.



