Economie, gouvernance et culture au menu des quotidiens marocains

La résilience de l’économie marocaine, le système de déclaration obligatoire du patrimoine et la politique culturelle nationale sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+Aujourd’hui le Maroc+, qui s’attarde sur la résilience de l’économie marocaine, souligne que les secteurs de l’automobile, de l’agriculture et agro-industrie, des phosphates et dérivés ainsi que les industries électriques et électroniques confirment leur bonne santé, ajoutant qu’ils affichent à la fin de 2021 des performances à l’export supérieures, même largement pour certains, à la situation en 2019.

« Ces indicateurs ne laissent donc place à aucun doute que, d’un côté, la reprise a bel et bien eu lieu en 2021 et que, de l’autre, l’industrie marocaine a été résiliente malgré toutes les perturbations et les problèmes intrinsèques à l’économie nationale”, ce qui a permis aux entreprises marocaines de grappiller des positions sur des marchés, estime le journal.

En cette année 2022, l’enjeu sera de préserver le terrain gagné en 2021, de consolider les nouvelles positions et, surtout, d’aller à la conquête d’autres marchés et donneurs d’ordre en s’appuyant sur les bons enseignements tirés de la crise sanitaire en termes d’adaptation, insiste-t-il.

Pour sa part, +l’Économiste+ écrit que la refonte du système de déclaration obligatoire du patrimoine doit faire partie des priorités du gouvernement, rappelant que la Cour des comptes avait alerté, à maintes reprises, sur les dysfonctionnements qui vident cette procédure de sa substance.

Précisant qu’il est l’un des principaux mécanismes donnant corps au principe constitutionnel de reddition des comptes, la publication note que les maux de ce système actuel sont connus et que des pistes d’amélioration ont été aussi proposées, pourtant, cette réforme continue de traîner.

La nouvelle coalition gouvernementale dispose de tous les moyens pour relancer ce dossier, affirme-t-il, soulignant que la mise en place d’un système efficace de lutte contre l’enrichissement illicite est une urgence.

Evoquant la politique culturelle du Maroc, +l’Opinion+ écrit qu’au-delà du caractère général et politique apporté à cette question centrale, l’observateur ne peut que souligner l’aspect opérationnel de plusieurs mesures annoncées par le chef du gouvernement, « car frappées au coin du réalisme et s’appuyant sur l’implication générale des institutions gouvernementales devant contribuer à la vision culturelle, dans son double aspect infrastructurel et créatif ».

Citant la création d’un label « Excellence » pour les différentes composantes du patrimoine culturel national, en plus d’un label « Musée du Maroc » octroyé par la Fondation Nationale des Musées (FNM), le quotidien estime que cette mesure devrait permettre aux musées privés de bénéficier du soutien public dans le cadre de la politique culturelle, sur les plans financier, scientifique et de promotion auprès des visiteurs.

Parmi les annonces, il convient de noter celle en rapport avec l’organisation d’une manifestation théâtrale annuelle sous le thème « le théâtre en mouvement » qui doit permettre de filmer 60 pièces théâtrales, ajoute-t-il, notant que le renforcement de l’infrastructure culturelle est également à l’ordre du jour, à travers, le soutien des industries culturelles, appuyé par un soutien aux associations culturelles et des festivals.

Le coup d’Etat manqué à Bissau à la Une au Sénégal

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA titrent principalement sur la tentative de coup d’Etat manqué contre le président Umaru Sissaco Embalo en Guinée-Bissau et la demi-finale du Sénégal contre le Burkina Faso à la CAN 2021 de football.« La Guinée-Bissau échappe à ses vieux démons », titre Le Soleil, indiquant que le président Embalo a échappé à une tentative de coup d’Etat. « Je vais bien, la situation a  été maîtrisée », a-t-il rassuré alors que la Cedeao, l’Union Africaine et l’ONU « condamnent fermement ».

Après le Mali, la Guinée et le Burkina, la Guinée-Bissau a été « frappée par l’épidémie de putschs », note Vox Populi qui souligne toutefois que « Embalo échappe à un coup d’Etat ». Le chef de l’Etat bissau-guinéen dénonce « un acte préparé et organisé » après ses « décisions » dans la « lutte contre le narcotrafic et la corruption ».

EnQuête indique que « Embalo l’a échappé belle » après avoir été victime hier d’un « assaut de 5 heures d’un groupe d’hommes armés ». Il a annoncé « plusieurs morts » parmi les forces de l’ordre, selon le  journal qui rappelle que le pays a connu 4 putschs et 16 tentatives de coup d’Etats depuis 1974.

L’Observateur titre sur la demi-finale de la CAN 2021 de football prévue ce soir (19h GMT) entre l’équipe nationale du Sénégal et le Burkina Faso. « Etalons-les », titre le journal qui note que « la psychose jaune et les balles arrêtées (sont) les pièges à éviter ».

« Les Lions pistent les Etalons », souligne de son côté Sud Quotidien. Pour le sélectionneur Aliou Cissé, « on n’a jamais été aussi proches mais il y a l’obstacle burkinabè qui est là et qu’il faut passer ».

Stades indique qu’il appartient désormais « aux Lions de continuer à écrire l’histoire ». Le quotidien sportif rappelle qu’en 12 confrontations avec le Burkina Faso, le Sénégal mène par 3-2. « Nous sommes décidés à vendre chèrement notre peau », prévient Kamou Malo, sélectionneur du Burkina.

Sur la crise de l’école sénégalaise, Le Quotidien note que l’année scolaire 2021/2022 est partie pour être un « an né es colère ». Le journal rapporte la « pression des élèves pour reprendre les cours » tandis que « les enseignants (restent) intransigeants »

Union africaine: Macky Sall détaille ses ambitions pour l’Afrique

Lors d’une visite en Égypte en fin de semaine dernière, le président sénégalais qui prend la tête de l’Union africaine, à partir de début février, a détaillé ses ambitions pour l’Afrique dans un entretien au plus influent quotidien d’Égypte et du monde arabe.Le président sénégalais Macky Sall a déclaré que l’accession de son pays à la présidence tournante de l’Union africaine (UA), qui prend effet à partir de mardi 1er février, intervient dans des circonstances très particulières, marquées par de nombreuses difficultés dont les défis sécuritaires, épidémiologiques et économiques. Le président sénégalais nourrit, cependant, un grand espoir sur les capacités des pays africains à faire face à ces enjeux.

Selon le chef de l’Etat sénégalais, qui s’exprimait dans un entretien accordé au rédacteur en chef du célèbre quotidien égyptien Al-Ahram, Alaa Thabet, à l’occasion de sa récente visite dans le pays des Pharaons, les pays africains disposent d’une grande capacité d’adaptation. Et ils ont déjà surmonté de nombreuses crises, a ajouté le chef de l’Etat sénégalais.

Pour le nouveau président de l’Union africaine, le Sénégal est fier de ses relations politiques et diplomatiques avec l’Égypte avec laquelle il partage les mêmes visions sur les questions internationales et régionales. Macky Sall se félicite du grand soutien apporté par le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, en sa qualité d’ancien président de l’UA, en vue d’affronter les crises du continent. Il a espéré que le président égyptien puisse soutenir le Sénégal durant sa présidence de l’Union.

Le président Sall a aussi souligné que que la prochaine conférence sur le climat qui aura lieu en Égypte représente une opportunité historique que l’Afrique doit saisir pour exposer ses problèmes environnementaux au monde, insistant sur la nécessité pour le continent de « parler d’une seule voix et de véhiculer un discours unifié, car il n’est pas acceptable que nous restions toujours dans la position de ceux qui paient le prix de la pollution causée par les autres, une pollution qui a causé beaucoup de dégâts à notre continent ».

« Tout le monde sait que l’Afrique n’est pas un continent industriel et par conséquent le réchauffement climatique n’est pas de sa faute. Ce que le continent africain émet dans son ensemble de dioxyde de carbone ne dépasse pas 4% des émissions totales émises par les pays du monde entier », a-t-il fait observer, estimant qu’il est inacceptable de ne pas être aux côtés du continent africain pour réaliser son développement économique, notamment en ce qui concerne l’accès des peuples africains à l’électricité.

Au sujet de la crise autour du barrage éthiopien, le président sénégalais a estimé qu’une solution à ce différend passe par le dialogue, afin de parvenir à un accord de partage transparent et équitable avec tous, et que le Forum mondial de l’eau, qui se tiendra le 22 mars prochain au Sénégal, sera une occasion idoine pour partager les expériences positives à travers le monde dans le domaine de la gestion de l’eau.

Pour le chef de l’Etat sénégalais, la meilleure façon de relever ces défis et de résoudre ces crises est de ne pas ignorer, en premier lieu, les défis économiques, « car il faut redonner l’espoir d’un avenir meilleur à la jeunesse  et aux peuples africains, lequel doit s’accompagner de la construction des économies souples et solides capables de créer des opportunités d’emploi au profit des diplômés universitaires ou ceux issus du monde rural. « Les économies des pays africains doivent pouvoir créer une valeur ajoutée », a lancé le chef de l’Etat sénégalais.

Le Maroc réitère sa détermination à faire face aux actes de destruction de l’héritage patrimonial de l’humanité

Le Maroc entend poursuivre son implication à tous les niveaux contre le terrorisme et ses effets, notamment dans le domaine culturel, où il met à disposition des pays victimes d’actes terroristes ou de catastrophes naturelles, son expérience dans la prévention, la protection et la restauration du patrimoine et des œuvres muséales, a affirmé le ministre marocain de la Jeunesse de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaid.S’exprimant lors de la 2ème conférence des donateurs de la Fondation Aliph pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit et les zones à risque pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit et les zones à risque, tenue lundi par visioconférence à Paris, le ministre marocain a réitéré la détermination du Royaume, à faire face « aux actes de destruction de l’héritage patrimonial de l’humanité, perpétrés par des individus dans le seul objectif de briser les traces du génie humain à travers les siècles », indique un communiqué du ministère, parvenu à APA. 

Dans son message, le responsable gouvernemental a rappelé que le Maroc, qui a fait le choix du multilatéralisme, poursuivra son investissement dans la lutte pour la préservation du patrimoine mondial dans toutes ses dimensions tant technique que politique et juridique.

Le ministre a également fait part de l’engagement du Maroc à lutter contre l’obscurantisme, le fanatisme et toute autre idéologie « qui se donne pour mission de porter atteinte aux sentiers qui éclairent notre Histoire commune, notre héritage et notre identité », mettant en exergue l’importance de la culture dans la projection de la civilisation, nécessaire tant pour nourrir l’esprit des Hommes que pour les lier à leur histoire commune.

La conférence de la Fondation Aliph s’inscrit dans le cadre de l' »Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit ».

Les premiers signes du dialogue politique ivoirien sont rassurants (Ministre)

Les premiers signes du dialogue politique ivoirien sont « rassurants », a déclaré, mardi à Abidjan, le ministre ivoirien de la Réconciliation et de la cohésion nationale Bertin Konan Kouadio dit KKB, soulignant qu’un « grand vent de paix souffle sur le pays ».

Ce dialogue sensé permettre aux acteurs de la classe politique et de la société civile de débattre des questions liées à la stabilité, à la paix et au développement du pays, a été relancé le 16 décembre 2021. Il s’agit de la cinquième phase qui est en cours.

« C’est le temps d’aller à la paix sans calcul », a lancé KKB pour qui 2022 sera « l’année de la consolidation des acquis» de la réconciliation dans le pays où une « accalmie» règne. A ce propos, il a annoncé qu’une stratégie nationale de la réconciliation déclinée en plan d’actions sera présentée bientôt aux ivoiriens.

« Les premiers signes que j’observe sont rassurants » a déclaré le ministre KKB se prononçant sur le dialogue politique ivoirien face à des journalistes à la Maison de la presse d’Abidjan.  Selon lui, les travaux de ce dialogue se déroulent dans une bonne ambiance emprunte de « courtoisie ».

« Il y a un temps pour se battre et il y a un temps pour faire la paix », a poursuivi le ministre de la Réconciliation et de la cohésion nationale, faisant observer qu’il y a « un grand vent de paix qui souffle sur le pays ».

Le dialogue politique entre le gouvernement ivoirien et les acteurs de la classe politique, a repris le 20 janvier 2022, après une brève suspension de la rencontre, due aux fêtes de fin d’année.

 

Pour la mise en œuvre de cette stratégie, le rôle des médias et des journalistes sera déterminant. « Le rôle des médias et des journalistes que vous êtes est incontournable. La réconciliation a besoin de vous. La réconciliation est l’une des causes majeures que chacun doit porter au plus profond de lui-même pour préserver notre pays », a soutenu le ministre KKB.

En retour, le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), la faîtière des organisations professionnelles des médias,  Jean Claude Coulibaly a marqué la disponibilité des hommes des médias à accompagner ce processus de réconciliation dans le pays.

 « La réconciliation passera nécessairement par une presse libre », a-t-il dit, sollicitant le ministre KKB à être l’avocat des médias auprès du premier ministre et du gouvernement pour une aide financière aux médias.

Le tentative de coup d’état à Bissau a échoué

Les militaires qui ont tenté de prendre le pouvoir ce mardi à Bissau ont échoué.Umaru Sissaco Embalò est toujours président de Guinée-Bissau. La tentative de coup d’état menée par une partie de l’armée dans l’après-midi de mardi 1er février contre le chef de l’Etat élu à échoué, selon une source proche du chef de l’Etat bassau-guinéen sui a fait parvenir à Apa news une photo montrant le président Embalò installé dans son bureau entouré de collaborateurs.

En début d’après-midi, alors que le président Embalò présidait un des ministres extraordinaire,, des tirs d’armes automatiques s’etaient fait entendre autour du palais du gouvernement. Dans la capitale bissau-guinéenne, des témoins on rapporte que des mouvements importants de militaires étaient visibles autour de plusieurs sites sensibles dans la ville de Bissau.

Ces bruits de bottes ont provoqué la confusion au sein des populations qui ont vidé le centre-ville. Par mesure de précaution, les écoles ont également libéré leurs élèves en attendant de voir l’évolution de la situation.

Dans un communiqué, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dit suivre « avec une grande préoccupation la situation en Guinée-Bissau ».

« La Cédéao condamne cette tentative de coup d’Etat et tient les militaires responsables de l’intégrité physique du président Umaro Sissaco Embaló et des membres de son gouvernement », poursuit le texte.

L’organisation sous-régionale demande aux militaires de retourner dans leurs casernes et de maintenir une posture républicaine.

La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1973, a connu plusieurs coups d’Etat. Le dernier, qui date du 12 avril 2012, est survenu entre les deux tours d’une élection présidentielle contestée.

Des militaires avaient alors occupé la radio nationale, le siège du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (Paigc), avant d’attaquer à la roquette la résidence du Premier ministre sortant, Carlos Gomes Júnior. Le président de la République par intérim, Raimundo Pereira, avait été arrêté à sa résidence ainsi que son chef de gouvernement.

Guinée-Bissau : des tirs signalés en centre-ville

Le Conseil des ministres extraordinaire qui réunissait le président de la République, Umaro Sissaco Embaló et le reste du gouvernement a été interrompu.Un après-midi mouvementé à Bissau. En plein Conseil des ministres, des tirs d’armes automatiques se sont fait entendre autour du palais du gouvernement. Dans la capitale bissau-guinéenne, des témoins décrivent des mouvements importants de militaires.

Des cordons armés ont été déployés autour de certains bâtiments officiels. Pour l’instant, les intentions des assaillants restent inconnues.

Depuis que la nouvelle s’est répandue c’est la débandade dans le centre-ville. Les écoles sont fermées et les enfants sont rentrés chez eux.

Af’Sud : nouvel assouplissement des mesures anti-Covid-19

Les nouvelles dispositions indiquent que les personnes testées positives à la Covid-19 mais ne présentant pas de symptômes n’ont plus besoin de s’isoler.L’Afrique du Sud, qui était sous le coup d’un confinement de niveau 1 de la réglementation sur le coronavirus, a approuvé l’assouplissement de certaines mesures avec effet immédiat, suite à sa sortie de la quatrième vague de la pandémie à l’échelle nationale.

Le Conseil national de commandement du Coronavirus et le Conseil de coordination du président de la République, qui ont reçu des mises à jour sur la gestion de la Covid-19 dans le pays, ont approuvé la levée des restrictions en fonction de la trajectoire de la pandémie et des niveaux de vaccination dans le pays, a annoncé le Cabinet présidentiel après sa réunion hebdomadaire, hier lundi.

Selon les nouvelles dispositions, les personnes testées positives à la Covid-19 mais ne présentant pas de symptômes n’auront plus besoin de s’isoler. La période d’isolement est aussi réduite de dix à sept jours pour les personnes dont le test est positif et qui présentent des symptômes.

« Ces modifications sont justifiées par la proportion de personnes immunisées contre la Covid-19, qui a considérablement augmenté, dépassant 60 à 80% dans plusieurs enquêtes sérologiques », a déclaré le ministre de la présidence, Mondli Gungubele.

S’adressant aux journalistes après la réunion du Cabinet présidentiel à Pretoria, M. Gungubele a déclaré que le gouvernement a également examiné la reprise de l’enseignement à plein temps dans toutes les écoles du pays.

« Les écoles primaires, secondaires et spéciales vont revenir à la fréquentation quotidienne. La disposition réglementaire prévoyant une distance sociale d’un mètre pour les apprenants dans les écoles a également été supprimée », a-t-il dit.

La France va-t-elle quitter le Mali ?

La France se donne quinze jours pour décider de l’avenir de sa présence militaire au Mali.La France n’a pas vocation à s’éterniser au Mali, ont souvent répété les responsables politiques français. L’ancienne puissance coloniale, dont plusieurs milliers de soldats sont engagés depuis 2013 contre les groupes jihadistes actifs sur le territoire malien et dans les pays voisins, va-t-elle enfin retirer ses troupes de la région ?

S’il ne lui manquait qu’un alibi pour prendre une telle décision, que beaucoup d’observateurs ne cessent d’envisager en raison de l’enlisement manifeste de l’armée française sur le terrain et de la dégradation des relations entre Paris et Bamako, l’expulsion de l’ambassadeur de France par les autorités maliennes, mardi 31 janvier, pourrait lui en fournir.

 « La situation ne peut pas rester en l’état », a déclaré mardi 1er février le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal, donnant ainsi le sentiment que la France envisage désormais toutes les hypothèses y compris un retrait de ses troupes du Mali.

D’ici la mi-février, « on va travailler avec nos partenaires pour voir quelle est l’évolution de notre présence sur place » et « pour prévoir une adaptation », a déclaré Gabriel Attal sur Franceinfo commentant le renvoi du diplomate français par le Mali, en réaction aux récentes déclarations jugées par Bamako « hostiles » des ministres français des Armées et des Affaires étrangères.

L’expulsion de l’ambassadeur français ; Joël Meyer, 60 ans, en poste à Bamako depuis octobre 2018, est inédite dans l’histoire des relations entre le Mali et la France. Elle marque une nouvelle étape dans la tension née entre les deux pays suite à la prise du pouvoir à Bamako à partir d’août 2020 par une junte de colonels qui depuis ne semble pas pressée d’organiser un retour à l’ordre constitutionnel.

Invoquant la souveraineté nationale, la junte entend se maintenir plusieurs années au pouvoir, le temps selon elle de « refonder les bases de l’Etat et restructurer les forces armées et sécurité » du pays plongé depuis 2012 dans une grave crise sécuritaire liée à la présence de plusieurs groupes jihadistes sur une grande partie du territoire malien, le Nord et le Centre notamment.

Durant les premiers mois après la prise du pouvoir par l’armée à Bamako, Paris s’était pourtant montré conciliant vis-à-vis des putschistes maliens. Mais les rapports entre les deux parties se sont brusquement dégradés lorsqu’en mai dernier les colonels qui avaient entre-temps installé un président et un premier ministre à la tête d’un gouvernement de transition avaient décidé de débarquer les deux hommes confiant la présidence de l’Etat au chef de la junte, le colonel Assimi Goita.

La crise s’est, ensuite, aggravée quand quelques jours plus tard, la France a brandi la menace de retirer ses militaires engagés depuis 2013 au Mali et au Sahel dans le cadre d’une opération de lutte contre les groupes jihadistes, avant de se rétracter finalement pour annoncer une simple réduction de ses troupes et une restructuration de son dispositif militaire sur le terrain.

Évoquant alors « un abandon en plein vol », les autorités de Bamako avaient, dans la foulée, menacé de faire appel à d’autres partenaires extérieurs, donnant ainsi crédit à ce qui n’était à l’époque qu’une simple rumeur comme quoi elles souhaiteraient solliciter la Russie pour l’envoi d’éléments appartenant à la très sulfureuse compagnie militaire privée russe Wagner, accusée d’exactions en Syrie, en Libye et en Centrafrique. La France qui n’a jamais caché son hostilité à une telle perspective n’avait, depuis lors, cessé de mettre en garde Bamako et Moscou contre cette éventualité qui, depuis peu, serait devenue finalement une réalité, selon plusieurs sources diplomatiques occidentales en poste au Mali.

Les sorties musclées de responsables des deux pays, devenues quasi quotidiennes ces dernières semaines, n’ont pas contribué à apaiser la tension.

Commentant mercredi dernier, les sanctions prises contre la junte par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a infligé le 9 janvier une série de sévères sanctions diplomatiques et économiques au Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre et porte-parole du gouvernement malien, s’était livrée à une attaque virulente contre la ministre française des Armées, Florence Parly et la France, qu’il a accusée de chercher à diviser les Maliens, « d’instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». Le colonel malien avait alors sommé Mme Parly de se taire.

Yamoussoukro abrite un colloque scientifique sur la gouvernance du 28 au 30 juin 2022

Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, abrite un colloque scientifique international sur la gouvernance, du 28 au 30 juin 2022, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

L’annonce a été faite, mardi, à Abidjan par le secrétaire général du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI), Dr Yaya Sangaré, lors d’un point de presse au siège de la structure. 

Il s’agit d’un colloque international interdisciplinaire sur la gouvernance qui se veut un lieu d’échanges entre les scientifiques venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, avec pour objectif de faire l’état des connaissances sur la gouvernance sous différentes thématiques, a-t-il dit. 

Les participants réfléchiront sur la gouvernance des peuples et des sociétés, la gouvernance universitaire et de la recherche, de la sécurité alimentaire, nutritionnelle et environnementale, la gouvernance des systèmes de santé, de sécurité et la gouvernance des diversités linguistique, artistique et culturelle.

Selon Dr Yaya Sangaré, face aux enjeux et aux défis de la mondialisation, l’efficacité de la gouvernance notamment dans les pays africains et dans différents secteurs d’activités, doit être questionnée.

« Les différentes crises politiques, institutionnelles et sécuritaires que nous connaissons actuellement en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Mali et au Burkina Faso sont dans une certaine mesure (selon Paul Kagamé) le résultat d’une défaillance dans la gouvernance », a-t-il déclaré. 

De ce fait, « il est important de mobiliser nos intelligences en Afrique pour aider nos décideurs politiques et tous les acteurs de la société à remédier à ces défaillances en nous inscrivant tous dans une dynamique de bonne gouvernance politique, économique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Pour le Fonsti, « la gouvernance précède le développement  (car) elle est au début et à la fin de tout processus », elle est aussi importante pour la stabilité et la prospérité de l’Afrique, a-t-il poursuivi.  

Ce colloque va permettre de savoir « pourquoi en dépit des déclarations de principes notre continent a des difficultés pour s’inscrire dans une dynamique de bonne gouvernance;  les scientifiques vont nous l’expliquer et nous allons nous approprier ce concept », a-t-il relevé.

Les scientifiques vont ensuite, contextualiser certains principes qui vont permettre d’élaborer un catalogue de pratiques de bonne gouvernance dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la sécurité, a fait savoir Dr Yaya Sangaré. 

Le colloque scientifique sur la gouvernance va mobiliser les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les étudiants, les dirigeants de l’administration publique et du secteur privé, les responsables d’ONG, les décideurs politiques.