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RCA : le président justifie la hausse des prix du carburant et évoque les arrestations

Reçu le 21 octobre à Bangui par le président Faustin-Archange Touadéra, une trentaine de représentants de la société civile ont…

Reçu le 21 octobre à Bangui par le président Faustin-Archange Touadéra, une trentaine de représentants de la société civile ont plaidé pour la libération de leurs pairs arrêtés après la journée « ville morte » du 12 octobre.

 

La hausse des prix du carburant, les arrestations de leaders de la société civile et l’absence d’un cadre de dialogue avec les autorités étaient au centre des échanges entre le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, et une délégation d’une trentaine de représentants d’organisations de la société civile, le 21 octobre à Bangui.

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Sollicitée par les organisations concernées, cette rencontre intervient dans un contexte de tensions liées à l’augmentation des prix du carburant et à ses répercussions sur le coût de la vie. Trois intervenants ont pris la parole au nom de la délégation pour exposer leurs préoccupations, notamment la détention de plusieurs de leurs pairs à la suite de la journée « ville morte » organisée le 12 octobre dernier.

Sur la question du carburant, le chef de l’État a justifié la hausse des prix à la pompe par les répercussions de la crise internationale sur les marchés et les coûts d’approvisionnement. Il a rappelé que la République centrafricaine, qui ne produit pas de pétrole, a longtemps recouru aux subventions pour limiter les conséquences de cette situation sur les ménages.

Toutefois, a-t-il expliqué, les finances publiques ne permettent plus à l’État d’absorber la dernière hausse des coûts d’approvisionnement. La répercussion de cette augmentation sur les prix à la pompe s’impose donc, alors que le gouvernement doit également assurer le financement de ses missions régaliennes.

Concernant les leaders de la société civile détenus, les représentants ont demandé leur libération. En réponse, Faustin-Archange Touadéra a invoqué le principe de séparation des pouvoirs et le respect de l’État de droit, soulignant que les personnes concernées se trouvent entre les mains de la justice.

Le président a indiqué qu’il pourrait apprécier leur situation et envisager une action au moment opportun, dans le respect des procédures judiciaires et des prérogatives attachées à sa fonction.

Évoquant les enquêtes menées par les services de police à partir des téléphones et ordinateurs saisis dans le cadre de ces affaires, le chef de l’État a fait état de liens qu’il juge préoccupants pour la paix et la stabilité du pays. Il a également mentionné une concomitance entre certains éléments relevés au cours des investigations et les événements survenus récemment dans la région de Birao ainsi qu’à la frontière avec le Cameroun.

Sans détailler davantage ces éléments, Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé sa détermination à préserver la paix et la stabilité en République centrafricaine. Il a notamment exclu tout retour aux violences et aux crises qui ont marqué le pays en 2013 et en 2015.

La délégation a, par ailleurs, soulevé la nécessité d’instaurer un cadre de concertation entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile. Cette demande vise à favoriser un dialogue régulier autour des préoccupations sociales et des enjeux nationaux.


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