Prévue le 27 septembre 2026, la tenue des élections résiduelles en République centrafricaine est désormais suspendue. L’Autorité nationale des élections (ANE) invoque des contraintes opérationnelles, financières et logistiques qui ne permettent pas, à ce stade, de poursuivre normalement les préparatifs du scrutin.
À moins de trois semaines de la date initialement retenue, l’Autorité nationale des élections (ANE) a décidé de suspendre provisoirement les activités liées à la campagne électorale des scrutins résiduels. Dans un communiqué publié mercredi 9 septembre, l’institution électorale évoque un « cas de force majeure » et annonce qu’un nouveau chronogramme sera établi ultérieurement.
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Cette décision intervient alors que l’ANE avait déjà alerté, la veille, sur les difficultés rencontrées dans la préparation de ces élections. Les principales contraintes concernent notamment la commande et la livraison du matériel électoral, auxquelles s’ajoutent des difficultés financières susceptibles de perturber le respect du calendrier initial.
Face à cette situation, l’ANE demande aux candidats, partis et groupements politiques de suspendre toute activité de campagne jusqu’à la publication d’un calendrier réaménagé. L’institution insiste toutefois sur le caractère technique et conservatoire de cette mesure, qui ne constitue pas une remise en cause du processus électoral.
Plusieurs étapes importantes ont en effet déjà été franchies. L’enregistrement et la validation des candidatures ont été effectués, les listes définitives des candidats publiées et les maquettes des bulletins de vote finalisées. L’impression des listes d’émargement est, par ailleurs, en cours.
L’ANE précise que les opérations déjà réalisées demeurent valides. La suspension actuelle vise donc principalement à permettre aux différents acteurs de réunir les conditions matérielles et financières nécessaires à la poursuite du processus dans de meilleures conditions.
Des consultations sont ainsi engagées avec le gouvernement, le Conseil constitutionnel, la Minusca ainsi qu’avec les autres partenaires impliqués dans le processus électoral. Ces échanges doivent permettre de déterminer les modalités de reprise des opérations et de fixer une nouvelle date pour les scrutins résiduels.
En attendant ces décisions, l’ANE appelle les acteurs politiques, les candidats et les électeurs à faire preuve de retenue et à s’en tenir exclusivement aux informations diffusées par les canaux officiels de l’institution. Le prochain chronogramme devrait ainsi préciser les nouvelles échéances de la campagne et du scrutin.




