La juridiction criminelle de N’Djamena a condamné, mercredi 9 septembre 2026, le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine à 15 ans de prison ferme, avec circonstances atténuantes.
Après plusieurs jours d’audience, la cour l’a reconnu coupable notamment de participation à un mouvement insurrectionnel, d’assassinat, d’enlèvement, de séquestration et de viol. Il devra également verser 30 millions de francs CFA à chacune des familles des victimes.
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Abdoulaye Miskine, figure de la rébellion centrafricaine et ancien dirigeant du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), était poursuivi pour des faits qui se seraient déroulés au début des années 2000, dans le contexte des violences armées en République centrafricaine.
Le dossier judiciaire situe notamment les faits dans la zone de Kabo, à la frontière entre la Centrafrique et le Tchad. Selon les éléments évoqués au cours du procès, les faits remontent à 2002. La défense avait d’ailleurs contesté la compétence de la justice tchadienne, estimant que les infractions reprochées avaient été commises en territoire centrafricain. Elle avait également soulevé la prescription des faits ainsi que l’insuffisance des preuves.
Né en 1965 au Tchad, d’un père tchadien et d’une mère centrafricaine, Martin Koumtamadji a grandi en Centrafrique. Il s’est imposé au fil des années comme l’une des figures des groupes armés centrafricains, notamment à la tête du FDPC.
Trois coaccusés condamnés à dix ans
La cour a également condamné les trois coaccusés d’Abdoulaye Miskine à dix ans de prison ferme chacun. Le procès concernait notamment Adoum Rakhis, Abdel-Aziz Gros et Rongo Djouma.
Le verdict intervient après les réquisitions du ministère public qui avait demandé, le 4 septembre, 30 ans de prison contre Abdoulaye Miskine et dix ans contre ses trois coaccusés. La défense avait, pour sa part, plaidé l’acquittement en contestant la compétence de la juridiction, la prescription des faits et la solidité des éléments à charge.




