Entre récoltes non évacuées, insuffisance d’intrants et arriérés de paiement, ils appellent à une intervention rapide des autorités et des acteurs de la filière.
La filière cotonnière traverse une période difficile dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Lim-Pendé. Les producteurs dénoncent notamment le retard dans l’évacuation de leurs récoltes des campagnes 2024 et 2025, dont une partie reste encore stockée dans plusieurs localités.
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Selon les producteurs, près d’une cinquantaine de tonnes de coton cultivées dans les localités de Kodi, Ngaoundaye et Ndim seraient toujours entreposées, faute de moyens d’évacuation. Une situation qui, selon eux, pénalise leurs revenus et compromet la poursuite de leurs activités.
À cette difficulté s’ajoute le manque d’intrants agricoles. Les producteurs déplorent notamment l’insuffisance d’engrais et d’autres produits nécessaires à la production, alors que ces moyens sont indispensables pour améliorer les rendements et maintenir la filière à un niveau satisfaisant.
Les producteurs réclament également le règlement de leurs arriérés, qu’ils estiment à plus de 30 millions de francs CFA. Ils souhaitent que ces sommes soient rapidement versées afin de pouvoir honorer leurs engagements et préparer les prochaines campagnes agricoles.
Face à ces difficultés, les acteurs de la filière appellent à des mesures concrètes pour accélérer l’évacuation du coton, garantir la disponibilité des intrants et apurer les dettes dues aux producteurs. Pour eux, la résolution de ces problèmes est essentielle à la relance durable de la production cotonnière dans ces deux préfectures du nord-ouest de la République centrafricaine.




