La Banque africaine de développement (BAD) a présenté, le 20 août à Bangui, son Rapport pays 2026 consacré à la République centrafricaine.
Le financement du développement de la République centrafricaine devra davantage reposer sur ses propres ressources. C’est l’un des principaux enseignements du Rapport pays 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), présenté ce jeudi à Bangui sous la présidence du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, également gouverneur de la BAD pour la RCA.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de la République centrafricaine dans un monde fragmenté », le rapport s’inscrit dans la tradition de la BAD de décliner, au niveau national, les conclusions de ses Perspectives économiques en Afrique. Cette édition intervient alors que la RCA vient de lancer son Plan national de développement, dans un environnement international marqué par les crises et la contraction des ressources disponibles.
Selon les données présentées par le ministre Marc Mandaba, l’économie centrafricaine devrait enregistrer une croissance d’environ 3,3 % en 2025. Une performance jugée encore insuffisante au regard d’une croissance démographique estimée à plus de 3 %. Autrement dit, l’augmentation de la richesse nationale reste trop limitée pour produire une amélioration significative du revenu par habitant.
Plusieurs facteurs continuent de peser sur l’activité économique. Le ministre a notamment cité la hausse du prix du carburant, qui renchérit les coûts de production, affecte les industries et pèse sur la productivité. Dans ce contexte, les secteurs agricole et minier apparaissent comme des moteurs importants de l’activité, notamment grâce au potentiel du sous-sol centrafricain.
Mais au-delà des performances de croissance, c’est la question du financement du développement qui constitue le principal défi identifié par la BAD. « L’aide extérieure va s’amoindrir. Il faudra compter sur nos propres ressources », a prévenu Marc Mandaba, soulignant la nécessité pour le pays de renforcer sa capacité à générer des recettes internes.
Le représentant résident de la BAD en RCA, Mamadou Coulibaly, a également insisté sur les risques liés à la conjoncture internationale. La persistance des tensions au Moyen-Orient pourrait notamment se répercuter sur l’économie centrafricaine à travers une nouvelle pression sur les prix du carburant. Malgré ces contraintes, la BAD entrevoit une amélioration progressive de l’activité et espère voir la croissance atteindre 4 % à l’horizon 2027-2028.




