Le collectif des dix centrales syndicales alerte sur les conséquences de la hausse des prix des hydrocarbures. De son côté, le président Faustin-Archange Touadéra appelle la population à faire preuve de patience face aux difficultés financières de l’État.
La hausse des prix des hydrocarbures continue de susciter des réactions en République centrafricaine. Réunis le 3 octobre à Bangui, les responsables des dix centrales syndicales ont dénoncé une décision qui, selon eux, risque d’accentuer les difficultés auxquelles les travailleurs sont déjà confrontés.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Le collectif syndical regrette notamment l’absence de concertation avant l’officialisation de cette mesure. Il estime que l’augmentation des prix à la pompe pourrait avoir des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des travailleurs et contribuer à une nouvelle hausse du coût de la vie.
Les syndicats demandent ainsi que la situation soit examinée avec davantage de concertation, alors que les ménages doivent déjà faire face à plusieurs difficultés économiques.
De son côté, le chef de l’État appelle la population à la patience. Faustin-Archange Touadéra reconnaît que l’État traverse actuellement une situation financière difficile, marquée notamment par des tensions sur les caisses publiques.
Le président évoque les difficultés rencontrées par l’État pour assurer régulièrement le paiement des salaires des fonctionnaires et faire face à ses différentes charges. Il estime que les mesures engagées pour stabiliser la situation économique nécessitent du temps avant de produire leurs effets.
Lors de ses déplacements à New York, aux États-Unis, et au Vatican, le 3 octobre, Faustin-Archange Touadéra a donc appelé les Centrafricains à faire preuve de résilience.
Entre les inquiétudes exprimées par les organisations syndicales et l’appel à la patience lancé par le gouvernement, la hausse des prix des hydrocarbures place une nouvelle fois le pouvoir d’achat des ménages au cœur des préoccupations.




