Le chef de file de l’opposition centrafricaine a fait une déclaration au cours d’une conférence de presse organisée dans la capitale.
Le président de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), Anicet-Georges Dologuélé, a dénoncé, mercredi 6 mai à Bangui, la confiscation de son passeport diplomatique par le procureur de la République.
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Selon l’ancien Premier ministre, cette mesure l’a empêché d’effectuer un déplacement à Addis-Abeba, en Ethiopie, où il avait été invité par le président de la Commission de l’Union africaine dans le cadre d’un sommet consacré à la paix.
Face aux journalistes, Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé ce qu’il considère comme une entrave à sa liberté de circulation et à ses activités politiques et diplomatiques. Le leader de l’URCA estime que cette décision porte atteinte à son statut d’ancien haut responsable de l’État et de personnalité politique engagée dans les questions de paix et de gouvernance sur le continent.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition en République centrafricaine. Plusieurs acteurs politiques dénoncent régulièrement des restrictions visant les opposants, tandis que les autorités affirment agir dans le strict respect des procédures judiciaires et administratives.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du parquet de Bangui ni du gouvernement n’a été rendue publique concernant les accusations formulées par le président de l’URCA.




