Ils sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol face au non-paiement de leurs salaires.
À Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, la tension est montée d’un cran lundi 4 mai 2026. Les enseignants contractuels relevant du ministère de l’Éducation nationale sont descendus dans la rue pour réclamer cinq mois d’arriérés.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Munis de pancartes et scandant des slogans, ces professionnels de l’éducation ont tenu à attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de vie devenues précaires. « Nous travaillons sans être payés. Comment subvenir aux besoins de nos familles dans ces conditions ? », s’est indigné l’un des manifestants, dénonçant une situation qui fragilise davantage un secteur déjà en difficulté.
Selon les protestataires, ces retards de paiement impactent directement le bon fonctionnement des établissements scolaires. Certains enseignants avouent avoir du mal à assurer régulièrement les cours, faute de moyens de subsistance. Une réalité qui inquiète également les parents d’élèves, redoutant une perturbation durable de l’année scolaire.
Les manifestants appellent le gouvernement à réagir en urgence pour apurer les arriérés et instaurer un mécanisme de paiement régulier. Ils préviennent que, sans réponse concrète dans les prochains jours, le mouvement pourrait se durcir, avec à la clé des grèves prolongées.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté du ministère de l’Éducation nationale. Mais sur le terrain, à Bossangoa, la détermination des enseignants reste intacte, signe d’un malaise profond.



