Cette position a été exprimée à Bangui par le porte-parole de la plateforme, Martin Ziguélé, lors d’un point de presse.
Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution de 2016 (BRDC) a rejeté, lundi 12 janvier 2026, les résultats provisoires des élections groupées du 28 décembre 2025 en République centrafricaine. Selon le BRDC, le scrutin s’est déroulé dans un climat marqué par de « graves dysfonctionnements » ayant, selon ses responsables, entaché la crédibilité et la transparence du processus électoral. La plateforme de l’opposition dénonce notamment des irrégularités liées à l’organisation du vote, au dépouillement des suffrages et à la centralisation des résultats.
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Au cours de sa déclaration, Martin Ziguélé a également remis en cause le rôle de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Il estime que l’institution onusienne n’a pas su, ou n’a pas voulu, jouer pleinement son rôle d’accompagnement impartial du processus électoral, tel que prévu par son mandat.
« La Minusca, qui se présente comme garante de la crédibilité des élections, ne peut rester silencieuse face aux nombreuses violations constatées sur le terrain », a affirmé le porte-parole du BRDC, appelant la communauté internationale à « prendre ses responsabilités ».
Le BRDC exige ainsi la publication de résultats « conformes à la vérité des urnes » et appelle à une évaluation indépendante du processus électoral. La plateforme n’exclut pas d’engager d’autres actions politiques et légales si ses revendications ne sont pas prises en compte.
De leur côté, les autorités électorales n’ont pas encore officiellement réagi aux accusations portées par l’opposition. La Minusca, pour sa part, réaffirme régulièrement son engagement en faveur d’élections « libres, transparentes et inclusives », tout en appelant les acteurs politiques au calme et au respect des voies légales de contestation.




