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RCA : William Ndjapou limogé trois jours après avoir dénoncé l’arrestation de leaders de la société civile

Le président Faustin-Archange Touadéra a mis fin aux fonctions au conseiller en matière de réforme juridique et de suivi du…

Le président Faustin-Archange Touadéra a mis fin aux fonctions au conseiller en matière de réforme juridique et de suivi du processus électoral à la présidence de la République.

 

Faustin-Archange Touadéra, a mis fin aux fonctions de William Freddy Kalmame Ndjapou, conseiller en matière de réforme juridique et de suivi du processus électoral à la présidence de la République. La décision est officialisée par un décret signé le lundi 19 octobre 2026, qui rapporte partiellement les dispositions d’un précédent décret daté du 2 décembre 2021, relatif à la nomination de certaines personnalités à la présidence.

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Cette mesure intervient dans un contexte marqué par les arrestations de plusieurs responsables de la société civile, à la suite de leur appel à une journée « ville morte » le 12 octobre dernier. Cette mobilisation visait notamment à dénoncer la vie chère et la hausse des prix du carburant en République centrafricaine.

Trois jours avant la signature du décret, le vendredi 16 octobre, William Freddy Kalmame Ndjapou était intervenu sur les antennes de Radio Ndeke Luka pour dénoncer l’interpellation de ces acteurs de la société civile. Il avait notamment évoqué des irrégularités dans la procédure, affirmant que les arrestations auraient été effectuées à l’insu du chef de l’État.

« Le procureur ne reconnaît pas avoir ordonné l’arrestation de ces personnes. C’est pour dire que nous sommes dans une situation d’irrégularité », avait-il déclaré au cours de cette intervention.

L’ancien conseiller avait également tenu à défendre la position du président de la République, estimant que de telles arrestations ne correspondaient pas à l’image qu’il se faisait de celui-ci.

« Je tiens à préciser que le président Touadéra est un homme de justice, un homme de paix. De pareilles choses ne viennent pas de lui », avait-il affirmé, avant de mettre en cause certaines personnes gravitant autour du chef de l’État, qu’il accusait de vouloir lui rendre service en procédant à ces arrestations.

Si le décret officialise la fin des fonctions de William Ndjapou, aucun lien de causalité n’est explicitement établi dans le texte entre cette décision et sa prise de position publique. La proximité temporelle entre les deux événements intervient néanmoins dans un climat de tensions autour des arrestations liées à la journée « ville morte » du 12 octobre.


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