Dans un communiqué rendu public, la mission affirme avoir relevé plusieurs irrégularités susceptibles d’avoir affecté la sincérité du processus électoral.
Au lendemain de la publication des résultats globaux provisoires de l’élection présidentielle, la Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-ciel (MOE-RAC) a exprimé de réserves sur le déroulement du scrutin. Selon la MOE-RAC, des dysfonctionnements ont été observés à différentes étapes du scrutin, notamment lors des opérations de vote, de dépouillement et de compilation des résultats. Ces manquements, estime la mission, soulèvent des interrogations sur les conditions ayant conduit à la proclamation du président sortant comme vainqueur dès le premier tour.
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S’exprimant à ce sujet, Joseph Bindoumi, président de la mission d’observation, a indiqué que certaines pratiques constatées ne sont pas conformes aux standards électoraux généralement admis. Il cite, entre autres, des insuffisances dans la transparence des procédures, des difficultés d’accès de certains observateurs aux bureaux de vote, ainsi que des incohérences relevées dans les procès-verbaux consultés.
Tout en réaffirmant son attachement à la paix et à la stabilité du pays, la MOE-RAC appelle les autorités compétentes à examiner avec attention les observations formulées, afin de renforcer la crédibilité du processus électoral et la confiance des citoyens dans les institutions issues des urnes.
La mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-ciel précise qu’un rapport détaillé sera publié dans les prochains jours. Ce document, selon ses responsables, présentera de manière approfondie les constats effectués sur le terrain ainsi que des recommandations en vue d’améliorer l’organisation des futures consultations électorales.




