Ce chiffre alarmant relance le débat sur la prévention, le dépistage et l’accès aux soins dans le pays.
La République centrafricaine fait face à une recrudescence préoccupante des cas d’hépatite virale. Selon les dernières données rendues publiques, plus de 12 000 personnes ont été touchées par cette maladie depuis le début de l’année. Ce chiffre alarmant relance le débat sur la prévention, le dépistage et l’accès aux soins dans le pays.
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« Les hépatites sont des inflammations du foie causées principalement par des virus. Les plus répandues sont les hépatites A, B et C. Si certaines formes, comme l’hépatite A, se soignent spontanément, d’autres peuvent évoluer vers des complications graves comme la cirrhose ou le cancer du foie si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées à temps », a expliqué le professeur Serge Magloire Camengo Police, chef de service d’hépato-gastroentérologie au Centre hospitalier universitaire de l’Amitié sino-centrafricaine.
Selon lui, la situation reste critique en raison d’un faible taux de dépistage, d’une sensibilisation insuffisante et de la difficulté d’accès aux traitements, notamment les antiviraux, pourtant efficaces contre certaines formes chroniques. Il a également souligné le rôle crucial de la vaccination contre l’hépatite B, intégrée au Programme élargi de vaccination, mais encore peu généralisée.
Les autorités sanitaires, en collaboration avec les partenaires internationaux, multiplient les efforts pour renforcer la lutte contre les hépatites. Des campagnes de dépistage gratuites, des actions de sensibilisation dans les communautés et une amélioration progressive de l’accès aux soins spécialisés sont en cours.
Un appel à la mobilisation rappelle l’urgence d’agir à l’occasion la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, célébrée chaque 28 juillet. L’hépatite demeure une menace silencieuse, souvent ignorée jusqu’à ce qu’il soit trop tard.



