La réorganisation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) doit permettre à l’État de renforcer progressivement ses responsabilités en matière de sécurité, sans compromettre la stabilité du pays.
La situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA) était au centre des discussions du Conseil de sécurité des Nations unies, le 20 octobre 2026, à New York. Au cœur des échanges, la réorganisation de la MINUSCA et les conditions d’un transfert progressif des responsabilités sécuritaires aux autorités centrafricaines.
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S’exprimant devant les membres du Conseil, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en RCA et cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a souligné la nécessité d’accompagner l’État centrafricain dans la prise en charge progressive de sa sécurité.
Cette évolution doit toutefois s’effectuer avec prudence afin d’éviter la création d’un vide sécuritaire susceptible de fragiliser les acquis obtenus sur le terrain. L’objectif est de permettre aux institutions nationales de consolider leurs capacités tout en maintenant un dispositif adapté aux défis sécuritaires du pays.
La réorganisation de la MINUSCA s’inscrit ainsi dans une dynamique visant à renforcer progressivement l’appropriation nationale des enjeux de sécurité. Elle pose néanmoins la question de la capacité des autorités centrafricaines à assurer durablement la protection des populations et à préserver la stabilité sur l’ensemble du territoire.
L’enjeu pour les Nations unies et le gouvernement centrafricain est donc de concilier l’évolution du dispositif international avec le renforcement des capacités nationales, afin que le transfert progressif des responsabilités ne compromette pas la sécurité des populations.




