Parmi les personnes interpellées figurent Élysée Nguémalé, coordonnateur de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), et Quentin Claver Ngouando, responsable de la plateforme I Gwé.
Quatre responsables de la société civile ont été arrêtés ce jeudi 15 octobre 2026, au Centre Saint-Jean-XXIII, alors qu’ils s’apprêtaient à tenir une conférence de presse. La rencontre devait portée sur la hausse du prix du carburant, la vie chère et la gouvernance du pays.
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L’affaire intervient au lendemain du dépôt d’une plainte contre ces initiateurs de la journée « ville morte ». Un collectif d’organisations présentées comme proches du pouvoir leur reproche notamment des faits d’incitation à la révolte, de provocation aux troubles à l’ordre public et d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Les accusations rapportées n’ont toutefois pas encore donné lieu, dans les informations consultées, à une décision judiciaire établissant leur responsabilité.
Pour les organisations à l’origine de la mobilisation, l’enjeu était avant tout économique et social. Elles dénoncent la hausse des prix des produits pétroliers et ses répercussions sur les dépenses quotidiennes des ménages, les coûts du transport et les activités commerciales. Elles réclament notamment une révision des tarifs et l’ouverture d’un cadre de concertation entre le gouvernement, les opérateurs économiques et les représentants de la société civile.
L’appel à la journée « ville morte » n’a cependant pas fait l’unanimité. Alors que certaines organisations citoyennes ont soutenu la mobilisation, la Coordination des organisations syndicales pour la consolidation des acquis sociaux (COSCAS) s’y est opposée, invitant les travailleurs à poursuivre normalement leurs activités.
À l’inverse, la Plateforme des partis politiques centristes a apporté son soutien au mot d’ordre. Ces positions contradictoires traduisent les divergences qui traversent les organisations censées porter les préoccupations sociales des populations. Elles révèlent également un désaccord sur les moyens à privilégier pour contraindre les pouvoirs publics à répondre aux revendications économiques.
Du côté du gouvernement, le bilan de la mobilisation est présenté différemment. Le porte-parole du gouvernement, Évariste Ngamana, a estimé que l’appel à la journée « ville morte » n’avait pas rencontré l’adhésion escomptée, affirmant que la majorité des Centrafricains avait poursuivi normalement ses activités.




