La tension est montée d’un cran ce lundi dans les locaux de l’Imprimerie centrafricaine (ICA), où des employés ont observé un mouvement de colère pour réclamer le paiement de 30 mois d’arriérés de salaires.
Munis de pancartes et déterminés à faire entendre leurs revendications, les travailleurs dénoncent une situation devenue, selon eux, insoutenable. Plusieurs affirment ne plus être en mesure de répondre aux besoins essentiels de leurs familles après plus de deux années sans rémunération régulière.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Face aux protestations, le gouvernement a indiqué que la gestion du dossier relève désormais de Dauphin Royal, entreprise chargée de reprendre et de relancer les activités de l’ICA dans le cadre du processus de restructuration engagé depuis plusieurs mois.
Pour les employés, ce renvoi de responsabilité ne répond pas à l’urgence sociale qu’ils traversent. Ils appellent les autorités publiques ainsi que le repreneur à clarifier rapidement les engagements pris concernant le règlement des salaires impayés et l’avenir du personnel.
Cette nouvelle mobilisation intervient dans un contexte déjà marqué par des mouvements sociaux antérieurs au sein de l’Imprimerie centrafricaine. Dès 2024, les salariés avaient déjà engagé plusieurs actions pour dénoncer l’accumulation des retards de paiement et demander l’accélération du processus de restructuration.




