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RCA : la Présidence met en garde contre l’instrumentalisation de la « ville morte »

Au lendemain de l’interpellation de quatre leaders de la société civile liés au mouvement du 12 octobre, la Présidence de…

Au lendemain de l’interpellation de quatre leaders de la société civile liés au mouvement du 12 octobre, la Présidence de la République défend l’action des forces de sécurité et appelle à la vigilance face aux risques de déstabilisation.

 

La Présidence de la République a réagi, vendredi 16 octobre 2026, à l’arrestation de quatre leaders de la société civile impliqués dans l’appel à une opération « ville morte » le 12 octobre dernier. Par la voix de son porte-parole, Albert Yaloké Mokpeme, elle a mis en garde contre une éventuelle instrumentalisation de la désobéissance civile, dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant.

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Quentin Ngouando, Elysée Nguemale, Stève Bendo Deny et Barry Mardios ont été interpellés par les forces de l’ordre à la suite de cette mobilisation, motivée notamment par la hausse des prix des carburants. Ces arrestations ont suscité des réactions et relancé le débat sur les moyens d’expression de la contestation citoyenne en République centrafricaine.

S’exprimant sur cette affaire, le ministre conseiller en communication et porte-parole de la Présidence a rappelé que l’appel à cesser les activités peut s’apparenter à une forme de désobéissance civile. Il a notamment souligné que le refus de se rendre au travail à la suite d’un mot d’ordre lancé par des acteurs de la société civile constitue une forme de manifestation, évoquant des figures historiques africaines qui ont eu recours à ce mode d’action pendant la période coloniale.

Si la Présidence reconnaît la dimension protestataire de ce type d’initiative, elle met néanmoins en garde contre les risques de récupération ou d’instrumentalisation du mouvement. Albert Yaloké Mokpeme a notamment évoqué les menaces auxquelles le pays est confronté dans sa partie nord, estimant que la situation impose d’éviter toute perturbation susceptible de fragiliser davantage la stabilité intérieure.

Le porte-parole a également défendu les méthodes d’intervention des forces de défense et de sécurité. Selon lui, les contrôles d’identité, les fouilles et les auditions relèvent des missions de protection de la population et de prévention des menaces.

« Les forces de l’ordre travaillent sur les informations qu’elles reçoivent. Leur mission est de vérifier, d’auditionner et de sécuriser la population », a-t-il expliqué, précisant que les interpellations permettent notamment de vérifier la fiabilité des renseignements recueillis.

Concernant le sort des quatre personnes interpellées, Albert Yaloké Mokpeme a assuré qu’elles seraient entendues avant d’être libérées. Cette déclaration intervient alors que les arrestations continuent d’alimenter les discussions autour de la liberté de manifester et des limites de l’action des forces de sécurité.


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