Cette alerte intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’incidents de sécurité ciblant des citoyens chinois dans plusieurs zones aurifères.
L’ambassade de Chine en République centrafricaine a publié, le 21 novembre, un communiqué au ton particulièrement ferme, mettant en garde ses ressortissants contre tout déplacement vers les sites miniers du pays, qu’il s’agisse d’y travailler ou d’y investir de manière informelle.
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Selon la représentation diplomatique à Bangui, diverses formes de violences ont été recensées ces derniers mois : confiscation de passeports, rétention d’autres documents d’identité, menaces et pressions exercées par des employeurs, des intermédiaires ou des groupes armés actifs dans certaines régions. Une situation qui, selon le communiqué, plonge certains travailleurs dans une véritable dépendance et les expose à des risques assimilables au travail forcé. L’ambassade n’hésite d’ailleurs pas à évoquer le spectre d’« esclaves des mines » pour qualifier ces dérives.
Si aucun chiffre officiel n’a été avancé sur le nombre de ressortissants concernés, la diplomatie chinoise rappelle que les déplacements hors de la capitale, Bangui, demeurent extrêmement dangereux pour les étrangers. En vertu des dispositions de la législation chinoise sur la protection consulaire, elle recommande donc à tous ses ressortissants actuellement présents dans les zones aurifères de quitter immédiatement les sites miniers et déconseille formellement à toute autre personne d’envisager de s’y rendre.
Cette mise en garde renvoie à une réalité sécuritaire déjà tragiquement documentée. En mars 2023, neuf travailleurs chinois avaient été tués lors de l’attaque d’un site minier près de Bambari, un événement qui avait profondément choqué les deux pays. D’autres cas d’enlèvements et d’agressions ont également été signalés au fil des années dans diverses régions de la Centrafrique.



