Une équipe d’agents de santé communautaire (ASC) vient d’être formée et déployée dans les quartiers et villages dans le district de Kémo, afin d’améliorer la prise en charge des maladies et réduire la mortalité.
Dans plusieurs localités de la Kémo, les populations hésitent encore à se présenter à l’hôpital, soit par manque d’information, soit en raison de la distance ou du coût perçu des soins. Cette situation retarde la prise en charge des maladies courantes et contribue à la hausse du taux de mortalité.
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Pour inverser cette tendance, le district sanitaire a misé sur la proximité. Les agents de santé communautaire, issus en grande partie des communautés locales, sont désormais chargés d’assurer les premiers soins, de détecter précocement les cas graves et de sensibiliser les familles sur l’importance du recours rapide aux structures de santé.
Après plusieurs jours de formation théorique et pratique, ces ASC sont désormais capables d’assurer des missions essentielles : dépistage du paludisme, suivi des femmes enceintes, prise en charge des maladies diarrhéiques et respiratoires, orientation des cas graves vers les centres de santé, mais aussi promotion de bonnes pratiques d’hygiène.
« Nous voulons que personne ne reste sans soins faute de moyens ou d’information », a expliqué un responsable du district sanitaire, rappelant que ces agents vont également jouer un rôle crucial dans la sensibilisation aux campagnes de vaccination et à la prévention des épidémies.
Dans les villages, l’arrivée de ces agents de proximité est perçue comme un véritable soulagement.
Le district sanitaire de la Kémo espère que ce dispositif permettra non seulement de réduire les décès évitables mais aussi de renforcer la confiance entre les populations et les services de santé. Cette approche communautaire s’inscrit dans une stratégie nationale visant à améliorer la couverture sanitaire, notamment dans les zones rurales.



